Archives nationales, F i
cipes généraux de Vanalyse algébrique, les Duodi, Quartidi, Sextidi et Octidi, à trois heures.
Physique générale et mathématique. — Jacques-Antoine-Joseph Cousin continuera son cours d'Analyse applicable surtout aux mécaniques, les Duodi, Quartidi, Sextidi et Octidi, à huit heures et demie du matin.
Physique expérimentale. — Louis Le Fevre-Gineau traitera des Propriétés générales des coi-ps, des principes et des lois du mouvement, de l'équilibre des solides et des fluides, et de la théorie de Vatmosphère, les Tridi, Quintidi, Septidi et Nonidi, à neuf heures et demie. Médecine. — Joseph Raulin ou, en son absence, le citoyen Corvisard, expliquera les Aphorismes de Stoll, les Duodi, Quartidi, Sextidi et Octidi, à midi et demi.
Antoine Portai, de l'Institut de Bologne; ou, en son absence, le citoyen Salmade fera un Cours complet d'anatomie, les Primedi, Tridi, Quintidi et Septidi, à quatre heures et demie.
Chymie. — Jean Darcet traitera de V Analyse du règne animal, les Tridi, Quintidi, Septidi et iS'onidi, à onze heures.
Histoire naturelle. — Louis-Jean-Marie Daubenton donnera les leçons de ce cours dans une des salles du Muséum d'histoire naturelle, en exécution d'un décret de la Convention nationale du 10 juin 1793 (vieux style) : on les annoncera par une aftiche particulière.
iJroil de la nature et des gens. — Matthieu-Antoine Bouchaud continuera le Traité historique des Républiques anciennes et modernes, en s'occupant spécialement de la République française, les Primedi, Tridi, Quintidi et Septidi, à dix heures du matin.
Histoire et philosophie morale. — Pierre-Charles Levesque donnera un Cours d'histoire politique, philosophique et littéraire de la Grèce, les Duodi, Quartidi, Sextidi et Octidi, à dix heures.
Langue arabe. — Jean-Jacques-Antoine Caussin expliquera les Principes de la Lecture et de la Grammaire arabe et fera l'Analyse de divers morceaux tirés des ouvrages Its plus à la portée des commençans, les Primedi, Tridi, Quintidi et Septidi, à trois heures et demie.
Langues persanne et turque. — Pierre-Jean-Marie Ruffin, interprète national pour les langues orientales, ou, en son absence, Louis-Matthieu Langlès, garde-interprète des Manuscrits orientaux de la Bibliothèque nationale, donnera les Principes de la langue persanne, et expliquera les Touzoukati-Tymour ou Instituts militaires de Tamerlan, les Primedi, Tridi, Septidi et Nonidi, à quatre heures.
294 niSTOlRE DU COLLÈGE DE FRANCE.
Littérature grecque. — Édouard-François-Marie Rosquillon, ancien professeur de chirurgie et de botanique, expliquera les Prognostïcs d'Hippocrate, les Duodi, Quartidi, Sextidi et Ocddi, à midi et demi.
Jean-Baptiste Gail expliquera la Retraite des Bix-Mille de Xénophon, les Tridi, Quintidi et Sextidi, à huit heures.
Éloquence latine. — Charles-François Dupuis, ou, en son absence, Pierre-Claude-Bcrnard Guéroult, ex-professeur de rhétorique en l'I'niversité de Paris, expliquera les Discours de Cicéron, les Primedi, Tridi, Quintidi et Sextidi, à onze heures.
Poésie latine. — Jacques Delille ou, en son absence, Pierre Crouzet, expliquera VÊnéide de Virgile, les Duodi, Quartidi, Sextidi et Octidi, à dix heures.
Littérature française. — Antoine Cournand traitera De la Littérature française compensée avec la Littérature ancienne des Grecs et des Romains, et donnera VAiialyse des principaux chefs-d'œuvre en ce genre, les Duodi, Quartidi, Sextidi et Octidi, à dix heures.
Baudelot et Eberhart, imprimeurs du Collège de France, etc., l'an troisième de la République française (une et indivisible).
Dans le courant de l'année 1794, les professeurs du Collège tentèrent auprès du Comité d'instruction publique d'activés démarches pour obtenir une amélioration de leur situation matérielle * . Il ne suffisait pas que leur existence eût été sauvegardée, il fallait encore assurer leur subsistance. Le 8 mars 1793, les traitements des professeurs payés sur le 28" des Messageries avaient été mis à la charge de la nation ; mais ces traitements étaient restés à peu près ce qu'ils étaient sous l'ancien régime. Le 16 nivôse de l'an III, Lalande se présenta au Comité de l'instruction publique pour lui soumettre des observations sur le Collège national de France et sur la modicité des appointements de ses titulaires. Le Comité pria Lalande de rédiger ses observations et de les envoyer à sa première section qui recevait mission de s'en
1. Arch. nat., AF, t. II, p. 30, fol. 367, 456, 450, 463. Procès-verbaux du Comité d'instruction publique. Après bien des difficultés, les professeurs furent payés à raison de 5 000 francs par an pour les six premiers mois de l'an II.
occuper. Un rapport fut aussitôt présenté sur le budget du Collège, montant à 15497 livres 19 sous 3 deniers. Le 24 messidor, les professeurs ayant demandé leur assimilation, au point de vue du traitement, aux professeurs duMuséum et des Écoles de santé, le Comité chargea Tun de ses membres, Yandelincourt, de conférer à ce sujet avec la section de la trésorerie du comité des finances. L'entente eut lieu, et Yillars, membre du Comité d'instruction publique, reçut le 20 messidor la mission de rédiger un rapport général sur la question du Collège de France et de préparer un projet de décret. Le projet, soumis aussitôt à la Convention, fut voté le 2d messidor (13 juillet 1793). Le Collège obtint les garanties et les avantages qu'il demandait, soit un traitement de 6000 francs pour chaque professeur, et le nom de Collège de France, le plus beau assurément qu'il pût revendiquer, devint désormais son nom officiel.
Commission executive de V instruction publique^.
LOI QUI CONSERVE PROVISOIREMENT LE COLLÈGE DE FRANCE, CONNU SOUS LE NOM BE COLLÈGE ROYAL.
Du 23« jour de messidor l'an 3"= de la République française, une et indivisible.
La Convention nationale, après avoir entendu son Comité d'instruction publique, décrète :
Article premier. — Le Collège de France, connu ci-devant sous le nom de Collège royal, est pi^ovisoirement conservé jusqu'à l'organisation définitive de l'instruction publique.
Art. II. — A partir du premier vendémiaire de la présente année, le traitement des professeurs dudit Collège sera le même que celui des professeurs du Muséum d'histoire naturelle, des Écoles de santé et des travaux publics.