‹ Histoire du Collège de FranceChapitre 8 sur 96 · XIV PREFACE · texte numérisé non relu

XIV PREFACE

clière et dont il a défini si magnifiquement la raison d'être et la mission. Je ne puis me rappeler sans une vive émotion los marques de bienveillance et les encouragements dont l'illustre maître m'a honoré, dès le début de ces études*. Il n'était pas possible de l'entendre parler des hommes du xv!"" siècle, sans se sentir pénétré d'enthousiasme pour les vaillants lutteurs qui vont occuper une si large place dans les j)ages qui suivent. Personne n'était plus digne (jue lui de les comprendre et de les aimer. C'est dans l'un de ces entretiens, que j'ai pris il y a quelques années l'idée première de ce travail. Il m'est profondément douloureux aujourd'hui de ne pouvoir en apporter l'hommage au maître qui l'a inspiré.

Je dois adresser en terminant mes plus sincères remerciements aux quelques personnes qui ont bien voulu m'assister dt' leurs conseils, au cours de ce travail, ou me communiquer d'utiles renseignements. C'est grâce à une bienveillante communication de M. Victor Cherbuliez, de l'Académie fi-ançaise, que j'ai pu avoir connaissance des extraits si curieux de la correspondance de Dupont de Nemours, dont il est question au chapitre vu. Faute de ce texte, l'histoire de la longue querelle de 1772-1773 entre le Collège et l'Université eût manqué de son épisode le plus piquant. MM. A. de Boislisle et Siméon Luce, de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, ont eu la bonté de me communicper plusieurs textes intéressants. Enfin, mon collègue et ami M. Paul Guérin n'a cessé de mettre à mon service son inépuisable obligeance et son érudition si sûre dans toutes les questions relatives à l'histoire administrative du règne de François I".

1. M. Renan m'a fait l'honneur d'assister à la conférence que j'ai donnée au cercle Saint-Simon, en mars 1890, sur les origines du Collège de France. Il était très au courant de l'histoire de l'institution et désirait vivement voir se dissiper l'obscurité qui entourait ses origines. C'est, en somme, grâce à ses indications que j'ai entrepris les recherches qui ont servi de point de départ à ce livre. Les premiers résultats en ont été publiés dans la Revue ijittrnalionale de l'emeiqnemenl (mai 18i)0). En octobre et décembre 1891, de nouvelles études sont venues faire suite à la première, dans la même Revue. L'accueil sympathique fait à ces essais m'a conduite en élargir le cadre.

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