‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 101 sur 217 · CU · texte numérisé non relu

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de Ia Religion et de la Patrie, Vous tenez dans vos maine

les armes du soldats (a) et l'on vous prépare à manier l'arme de l'écrivain. Navez-vous bien qu'entre ces deux choses il n'y a pas une grande distance, et que bien souvent c'est ]1 plume qui remue les armées ? Travaillez done, nourrissez vos cœurs et vos intelligences de saines et véritables doctrines qui seules feront votre force, la force de votre patrie et partant celle de votre religion ; car les noms de patrie et de religion sont inséparables. Ah ! j'ai connu de ces hommes qui, après avoir foulé aux pieds les principes que nous puisons dans nos collèges, se sont tournés coutre leur patrie et contre leur religion. Evitez de marcher sur leurs traces..…....J'aurai sans doute le bonheur d'imposer les mains à plusieurs d'entre vous ; et lorsque dans mes visites pastorales j'irai les retrouver, avec quel plaisir je les verrai, s'ils sont toujours ouvriers diligents et fidèles, constamment occupés à cultiver la vigne du Keigneur.

Cette magnilique réponse fut couverte par les applaudissements prolongés des élèves et des messieurs du clergé. Aussitôt M. Isaac Desaulniers Ptre, professeur de Philosophie au Néminaire de St-Hyacinthe, prit la parole ; voulant, comme il le dit, profiter de la première circonstance favorable pour féliciter publiquement Sa Grandeur, non-seulement en son nom. mais au nom du Séminaire de NSt-Hyacinthe dont il faisait partie. Cette maison, ajouta-t-il, avait appris avec une grande joie sa nomination à l'épiscopat, parce qu'il avait des titres uombreux et incontestables à cette éminente dignité. Ici l'orateur fit une fine allusion au précieux ouvrage que Sa Grandeur avait publié l'année précédente. Par tous ces travaux, a-t-il dit, vous avez été non-seulement utile à l'Eglise et au pays, mais vous avez comblé une immense lacune, et vous nous avez même le premier indiqué la route qu'il nous fallait suivre à l'avenir ......….

Après ces éloges chaleureux, les élèves chantèrent une ode composée pour la circonstance. Je voudrais pouvoir la

@a) I ne faut pas oublier que notre compagnie se trouvait sous les armes.

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donner ici en entier, mais je sens que je me suis trop longtemps arrêté déjà. Je me contenterai d'en citer la première strophe, pour donner une idée du morceau.

Quels cris joyeux viennent à mon oreille ?

Ciel! de quels dons nous favorisez-vous ?

S'opère-il pour nous quelque merveille ?

Pourquoi ces chants si pompeux et si doux ?

Sonnez! sonnez! hurpes du sanctuaire !

Applaudissons! L'arbre dont un rameau

Nous protégeait d'une ombre tutélaire,

Vient de voir naitre un rejeton nouveau !

Pendant ce chant qui fut exécuté avec succès, Na Grandeur laissa voir sur sa figure les marques d'une vive émotion, ot nul donte que l'impression favorable qu’elle reçut, en cette solennelle circonstance, ne soit restée profondément gravée dans son âme, et n'ait commencé à dissiper les préjugés qu'elle avait entretenus jusque-là contre le Collège des Trois-Rivières.

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