IV—ACHAT DE LA FERME ‘ BARNARD
Le cinq mai 1867, la corporation du Collège des Trois- Rivières accomplit un de ces actes importants qui comptent
dans la vie d’une institution et qui exercent presque toujours une influence décisive sur les destinées de cette institution Elle signait, ce jour-là, par son président M. G. N. Badeaux ie contrat d'achat de la ferme de M. Barnard, connu sous le nom de Longchamp pour le prix et somme de huit cent cinquante-quatre louis, trois chelins et quatre deniers courant, avec charge de faire ratilier la susdite transaction par un juœement de la cour dans un délai qui ne devait pas s'étendre au delà de douze mois. Ce jugement de ratification fut rendu le 12 avril 1869, et les frais s'en étant élevés à environ $200.00. portèrent le coût total de limmeuble à la somme de $3.600.00.
La corporation fit cet achat sans arrière-pensée comme sans calcul de ses moyens. Elle n'avait pas le sou pour payer cette somme. Comme toujours, elle comptait uniquement sur la Providence pour le règlement de cette aflaire Cependant elle avait acheté avec la conviction qu'elle servait en cela les intérêts du Collège. Nous verrons plus loin comment la Divine Providence montra encore son action. d'une manière sensible et extraordinaire, et de quelle source sortirent les six ou sept mille écus qu'il fallut réunir po solder le prix d'achat du fameux Longchamp.
Rien de bien saillant ne se produisit dans le cercle des exerelces collégiaux, à partir de la fête du supérieur, 19 mars. jusqu'à la St-Jean-Baptiste, 24 juin, si ce n’est peut-être les charmantes réceptions et les agréables veillées auxquelles donnèrent lieu les départs successifs des zouaves du 2e 3e et 4e détachement. Car le Collège était le point de ralliement
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