‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 114 sur 217 · MELE À · texte numérisé non relu

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distribuait à ses subordonnés la part d'ouvrage qu'il attendait de chacun d'eux.

Le lendemain de l'entrée, M. Richard eut le chagrin de ne pouvoir dire la messe de communauté pour appeler les

bénédictions du Ciel sur ses chers enfants. Il fit prier M. le

curé des Trois-Rivières de remplir ce devoir pour lui. Enfin

trois jours après l'ouverture des classes, le médecin déclara

que M. Richard était atteint des fièvres lentes. et il recom- nl manda les plus prudentes précautions pour empêcher la maladie de se répandre parmi les élèves. En apprenant cela, le

malade prit aussitôt le parti de s'éloigner du Collège et ce

jour-là même il priait son frère, M. On. Richard, de le recueil-

lir chez lui.

M. Baillargeon que la Providence venait si à propos d'intéresser à l'administration du Collège, comme membre de la corporation, devint dès lors l’ange protecteur de la maison. Ce fut var ses conseils et sur ses instances que M. Smith, vicaire à la Rivière-du-Loup, fut aussitôt appelé, pour remplir les fonctions de directeur pendant l'absence et la maladie de M. Richard.

“ Le Journal des Trois-Rivières ” du 8 septembre exprime ses regrets d'apprendre la nouvelle de la maladie de M. le directeur, et il annonce que M. Smith est arrivé de la veille pour le remplacer pendant son absence, puis il ajoute comme information : ‘ Nous constatons avec plaisir que le nombre des “élèves est beaucoup augmenté cette année. ”

La nomination de M. Smith mettait le v“oiaplément à l'organisation du personnel pour l’année scolaire 1868-69.

Monsieur l’abbé J. E. Panneton Ptre, À. M. supéricur (malade et absent).

Ls Richard Ptre, directeur, procureur, etc.

(malade quatre mois).

AIf. Smith Ptre, directeur pro tempore (part

en janvicr).

Monsieur l'abbé Nap. Caron (ordonné prètre le 14 mars 161) prof. de Mathématiques.

* *. P. E. Dupont Acol, prof. de Philosophie In: tellectuelle, . Em. Guilbert Dcre, prof. d étorique el

assistant-préfet.

John Cooke Acol., prof. de Belles-Lettres.

; * Herm. Baril Ecel.,, prof. de Versification ct bibliothécaire.

F. X. Cloutier Ecel.,, prof de Méthode È * Ephrem Nobert Ecel,, prof. de Syntaxe Georges Pager Eccel., prof. d'Eléments.

Elp. Godin Acol., prof. au Cours commercial J.-Bte O'Brien Ecel,, prof. de Isaac B. Wells Eccl,, prof.

Uld. Tessier Acol., premier ré et économe

On dirait que cette organisation avait éte préparée uni quement en vue des événements quisurvenaient au commencement de l'année. En effet, M. Richard, en faisant partager une partie de Ja direction et de l'administration à MM En. Guilbert et Uld. Tessier, rencontrait justement les besoins de cette Situation exceptionnelle que sa maladie eréait tout d'un coup au Collège ; et, c’est à peine si l’on s'apercevra de sa longue absence, tant ses dignes auxiliaires, secondés par M Sinith, mettront d'intelligence et de zèle à s'acquitter des charges importantes qui leur seront confiées.

Ce fut au fond de sa solitude de St-Urbain où il s'étal retiré chez son confrère et ami, M. F. Morissette, que M. Panneton apprit, par M. Godin, la nouvelle de la maladie de M Richard, et dans une lettre en date du 22 septembre qu'i écrivait à ce dernier, il lui fait part de ses impressions... “ Je compatis, mon cher ami, à votre douloureuse situation : ‘ je prie tous les jours le Bon Dieu de la faire cesser, c’est le “ désir de votre bien-être personnel et l'intérêt du Collège qui ‘ m'inspirent ces sentiments...

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‘ler les fâcheuses suites de votre absence du Collège,

‘êtes en vain donné pour trouver un nouveau collègue. D'un ‘autre côté, vous m'avez fait un sensible plaisir en m'appre- ‘nant la résolution des membres de la corporation de prier ‘M. Baillargeon de vouloir faire partie de leur corps admi- ‘nistratif. M. Godin à confirmé ma satisfaction en m'infor- ‘mant, depuis, que M. le Curé avait accédé à la demande de ‘mes confrères.

‘ Plus que tout autre aussi peut-être je suis en état de calcu-

“* Nos bons ecclésiastiques, j'en suis sûr, partagent mes sentiments. J'espere que leurs prières réunies à celles de vos

‘chers élèves et de vos nombreux amis, obtiendront du ‘ciel votre prompte guérison.

‘J'ai regretié de n'avoir pu me rendre au désir de M

* Baillargeon qui m'a fait dire par M. Godin d'aller passe “quelques semaines au Collège. C'est un voyage qui m'an- “ rait certainement beaucoup fatigué dans l'état de faiblesse “où je me trouve et qui aurait en conséquence reculé l’époque ‘de mon rétablissement, en outre j'aurais été incapable de ‘rendre le moindre service, Aussi ai-je cru dans mon intérèt * comme dans celui du Collège devoir ne pas entreprendre

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[m'a fait peine de voir tout le trouble que vous vous

“ J'augure favorablement pour le Collège de cette affaire.

* Ce monsieur, vous le savez comme mot, a déjà témoigné un ‘vil intérêt pour notre communauté et il est homme à faire ‘marcher les choses avec énergie et à asseoir par là même sur “ des bases solides notre institution naissante. Je me suis ‘empressé de lui écrire une lettre de félicitations.

“ J'ai été content aussi d'apprendre l’heureuse détermina-

‘tion de nos trois philosophes ainsi que le succès de M. * Grodin relativement aux professeurs anglais.

“ Mais je termine ici. Je sens mon système nerveux

‘commencer à crier grâce ........

‘ Quelque soit votre état, veuillez me faire parvenir de vos nouvelles afin de me tirer du malaise où je suis. Hélas! “ quand j'ai laissé les Trois-Rivières, j'étais loin de penser * que le Collège subirait une si forte épreuv : ! Plaise au Ciel “ qu'elle soit courte !

“ Veuillez donc, mon cher ami, agréer l'expression dun * sentiment de ma vive douleur, ainsi que les vœux ardents “ que je forme pour votre prompt rétablissement.

Votre dévoué collègue,

JO. ELIE PANNETON, Ptre.

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