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de M. Panneton. Mais à quoi bon ! tout en étant les derniers du concours, nous étions presque tentés de nous féliciter de n'ètre pas si éloignés après tout, par notre moyenne, de nos heureux vainqueurs. Nous pouvions nous dire : Le Collège des Trois-Rivières est vaincu, mais il n’est pas déshonoré.
. Pendant que nos rhétoriciens mesuraient leurs forces contre celles de leurs amis des Collèges affiliés à l'Université- Laval, les élèves des autres classes étaient confrontés, par un examen sévère, avec le mesure et le niveau propre à leurs classes respectives, et gare à ceux dont la mesure était trop
juste ou le niveau trop bas ; leur petit avoir était confisqué
au profit de la même elasse pour l'année suivante. Mais c’était toujours là le bien petit nombre.
Ces dernières épreuves terminées appelaient immédiatement après elles le repos réparateur des vacances. Cette année, les travaux scolaires furent clos le 10 juillet. Le lendemain fut passé dans le silence et le recueillement pour préparer l'âme aux dangers des vacances. Le jour suivant, les acteurs montaient le théâtre et ornaient la salle, les professeurs préparaient les prix que le préfet des études offrait en récompense à leurs élèves. Enfin tout était disposé pour Î: grand jour du départ.
Bien souvent les citoyens des Trois-Rivières ayant expriné leurs regrets de ce que nous ne pouvions admettre à notre séance de distribution des prix qu’un nombre fort limité d’auditeurs, à cause de l’exiguité de notre salle, on résolut de donner une grande répétition du programme de cette séance la veille au soir. Neulement, pour éviter l'encombrement d'une trop grande foule, on en fit une séance payante. Il semblait que le public trifluvien comprendrait facilement les intentions bienveillantes des directeurs du Collège qui voulaïient, par ce moyen, fournir à la classe intelligente et aisée, l'occasion d'assister à une agréable soirée, tout en faisant une légère aumône à l'institution. Mais les directeurs eurent à leur tour le regret de ne pas recevoir l’encouragement désiré. La séance fut donnée avec grand succès de la part des élèves,
mais dans une salle presque vide d’auditeurs. On comptait à peine une cinquantaine de personnes étrangères présentes. pendant que la salle pouvait en contenir près de deux cents
C'est toujours un beau jour pour l'écolier que celui du couronnement de ses travaux et de l'ouverture des vacances, Ce matin-là, la cloche du règlement ne semble donner que des sons tout joyeux et nulle oreille ne reste sourde à sa voix Bien souvent au contraire, on a prévenu son commandement pour s’arracher aux bras de Morphée. On met plus d’empressement que de coutume à faire sa toilette, et cependant elle sera #i bien soignée que l'œil le plus exigeant n’y peut trouver rien à corriger. Ces petits soins, du reste, ne sont que légitimes quand il s’agit de se présenter devant un public distingué et choisi comme celui que la communauté trifluvienne devait rencontrer le mardi, 13 juillet.
Mais laissons parler le témoin qui a fait part de ses impressions au ‘“ Journal des Trois-Rivières, ” numéro du 16 juillet.
…. Que de joies pures en ce jour dans tousl es cœurs ! ‘joies dans le cœur de l'élève qui. après avoir étudié pendant
dix mois, est content de prendre quelque repos pour réparer ses forces. Joies dans le cœur des parents, heureux de voir revenir leurs enfants au sein de leurs familles, emportant avec eux les récompenses méritées par leurs travaux. Joies * dans le cœur des directeurs et des professeurs, contents de constater en ce jour que leur dévouement, leur zèle ont produit d'excellents résultats, et qu’on apprécie justement tout le mérite de cette vie d’abnégation consacrée à l’ensei- ‘ gnement de la jeunesse.
“ Ces sentiments, il était facile de les lire sur toutes les “ figures, à la séance donnée par les élèves de notre Collège.
“ La salle comme on le sait n’est pas très vaste, mais elle ‘ était bien remplie. Elle contenait un auditoire d'élite, dans “ Jequel on remarquait des personnes de très haute position “ et de grande réputation, venues pour témoigner du vif inté- “ rêt qu'elles portent à la grande cause de l'éducation et pour
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‘applaudir aux succès des élèves d’un Collège qui, quoique jeune, n'occupe pas le dernier rang parmi nos meilleures ‘institutions classiques. Voici les noms des membres du “ clergé qui étaient présents à cette séance: Mgr l’Adminis- “trateur, M.le G. V. C. O. Caron, M. le G. V. Raymond, “ Supérieur du Séminaire de St-Hyacinthe, MM. J. J. Prince “et R. Larue du même Séminaire, Rev. P. Doucet NS. J. Préfet “ des études au Collèee KSte-Marie et les RR. Pères Aubier et “ Lory du même Collège, M. A. E. Dufresne curé de Kher- “ brooke, €. Bacon, Prélet des études au Collège Nte-Anne, L. “J. Dozois, et J. Gaudet du Collège de l'Assomption, A. “ Jodoin vic. à Nt-Jérome et J. Aubin, viç. à Longueil, A. “Mayrand de KNte-Ursule, D. Marcoux de Champlain, A. “ Dupuis de Ste-Anne-la-Pérade, A. Noiseux de Ste-Geneviè- “ve, J. Prince de St-Maurice, P. Roy de Nt-Norbert, C. K. “ Baillargeon des Trois-Rivières, N. Ricard d’Acton, L. Desi- “lets du Cap de la Magdeleine, M. Proulx de St-Tite, L. “ Pothier de Warwick, T. L. de Lottinville de St-Narcisse, “ J.-Bte Leclere vice. à St-Maurice, À. Bouchard, L. $S. Rheault “et Ag. Legris des Trois-Rivières, P. Champagne vic. à St- David, Ph. Brassard vic. à St-Thomas, P. NS. Dagneault vic. à St-Stanislas, G. Brunel Eccl.
“ Parmi les laïques on remarquait MM. W. McDougall M. P., Val. Guillet, Ed. Barnard, protonotaire, K. X. A. Tru- “ del avocat de Montréal, H. G. Mailhiot, P. E. Panneton, Ph. “Gravel, etc., etc. ”?
M. Ulric Barthe, dans un discours bien écrit et bien dit aouvert la séance en souhaitant la bienvenue à l’auditoire et en nous faisant part des sentiments qui animent le cœur des élèves à la fin d’une année scolaire.”
“ Après l'exécution d’une cantate appropriée à la circonstance qui fut très bien chantée par les élèves, est venue la représentation du Médecin malgré lui de Molière. Ce drame aété joué avec beaucoup de succès. Les acteurs ont tenu l'auditoire en hilarité du commencement à la fin. Le princi-
pal role était représenté par M. C. Milot. Nous avons déjà
eu occasion de louer le talent comique de ce monsieur; mardi, || il a grandi encore sa réputation”... RE NATURE RTE
nr ‘* Géronte, représentée par M. Jobin, a été aussi rendu
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LR avec beaucoup de perfection... MM. Jacques, Marchand, à
Trudel, R. Cooke, Martel, Sarasin et Lacoursière ont secondé les principaux acteurs avec beaucoup d'avantage.”
[Pl | ‘Na Crran deur, Mgr d’Anthédon, étant en ce moment occupée à la visite pastorale est arrivée à la séance au commencement du troisième acte du ‘“ Médecin malgré lui” On sus
«as pendit un instant l'exécution du drame, et un adresse fut
présentée à Sa Grandeur au nom de tous les élèves, par M. P. Cloutier ”
‘ Le drame fini, on procéda à la distribution des prix. Parmi les heureux couronnés, voici les noms des élèves qui ae ont été le plus fréqueniment appelés : en Philosophie MM. P. McLeod, Edm. Grenier et F. X. Trudel, en Rhétorique MM Richard Cooke, Eusèbe Beaudry et Ph. Martel, en Belles Lettres, MM. Chs. Milot et Jos. Picher, en Versification, MM. Eug. Beauchemin, Joseph Trottier et Art. Olivier, en Méthod: MM. Désiré Houde et Octave Pleau, en Syntaxe, Joseph Jacques et Joseph Genest, en Eléments, Laurent Denis Grrenier et Edouard Méthot, au Cours commercial, Nap. St-Arnaud, Ph. Descoteaux, Dolor Héroux, Joseph Gagnon, Alph. Desaulniers, et G. Gouin. Plus de cinquante autres noms furent mentionnés tant pour des prix que pour des accessits.”
Après la distribution des prix, Mgr d’Anthédon adressi aux élèves et à l'auditoire d'éloquentes paroles. Mgr déclari th qu'il était entièrement satisfait des succès qu'avaient rem- |} portés les élèves, que lui-même, avant son départ pour li
visite pastorale, leur avait fait subir, sans avertissement
préalable, un examen assez rigoureux et qu'il était heureux
d’avoir pu constater que les élèves avaient accompli de grands progrès, qu'ils avaient étudié avec fruit. Sa Grandeur donm aux élèves d'excellents conseils pour leur conduite pendant 1 ‘P les vacances.”
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sonnes Qui avaient assisté à la séance, Elle mentionna particulièrement le nom de M. le. V. Raymond, à qui la religion et la patrie doivent déjà tant, et les noms des RR. Pères Jésuites qui étaient présents. Elle rappela avec beaucoup de bonheur que la fondation de la ville des Trois-Rivières était due aux Jésuites. Elle termina en remerciant le directeur et les professeurs du Collège de leurs travaux et de leur dévouement.’
M. le G. V. Raymond appelé à prendre la parole, dit qu'il ne pouvait et ne devait rien ajouter aux sages conseils donnés par Mgr d'Anthédon.
Il fit l'éloge du programme des études du Collèse.”
SIT était une heure lorsque la séance fut terminée. Chaque assistant en a emporté un très-bon souvenir.”