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EN VACANCE

Une importante décision fut prise par la corposation du College, au commencement des vacances de 1869. On résolut d'agrandir la maison, pour l'acecommoder mieux aux exigences commandées par l'augmentation constante du personnel des professeurs et des élèves, Le plan proposé par M. Richard et qui ne devait être fort dispendieux, était d'élever deux nouveaux étages sur l'aile en bois, bâtie depuis quelqnes années: de partager Le premier étage, de manière à avoir trois classes d'égale dimension, de 24 x 16 pieds ; de faire deux dortoirs des deux étages supérieurs, en ménageant à l'extrémité opposée aux escaliers, des chambrettes pour le Jogement des ecclésiastiques surveillants. Quant aux escaliers, celui du premier dortoir serait placé dans le passage de communication entre la salle de récréation et la nouvelle bâtisse, l’autre monterait le long du mur à coté de la porte du premier dortoir. On aurait de plus sur ce petit passage une porte de sortie sur li cour de récréation.

Enfin l'intention de M. Richard était de faire disposer la face de la nouvelle bâtisse qui regardait la cour de récréation de manière à en faire un jeu de paume, en y joignant une plate-forme d’une cinquantaine de pieds de long.

Qui fut dit, fut fait. M. Richard puissamment seconde

par M. Daïllargeon qui suivait ces travaux avec beaucoup

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d'intérêt, fit mettre la hache en bois le 2 août, et le 5 septembre suivant, la nouvelle bâtisse: était préte à recevois la communauté. On avait dépensé pour ces travaux environ 1000.00.

Mais la corporation eut alors la douleur de perdre un de ses membres les plus actifs et les plus dévoués, dans la personuie de M. Charles B. de Niverville qui mourut le 31 juillet. M. \iverville représentait la cité des Trois-Rivières au Parlement canadien depuis la aaort de M. Turvcotte, c'est-à-dire depuis quatre ans et demi environ, mais il n'y avait pas encore trois ans qu'il faisait partie de la corporation du Collège ayant été appelé à entrer dans ee corps administratif 1e 15 septembre 1866, Cependant M. de Niverville avait travaillé de toutes ses forces à faire augmenter l'octroi que le gouvernement accordait au Collège des Trots-Rivicres, et avant de mourir il eut la consolation d'avoir fait plus que doubler cette allocation. Non content de favoriser le Collège par lPinfluence de son crédit, il délia plusieurs fois pour lui les cordons de sa bourse et Jui fit de magnifiques présents. Reconnaissance done à la mémoire de ce bienfaiteur !

L'organisation du personnel fat encore Ie cauchemar de M. Richard, pendant les vacances de 1869. M. Suzor lui avait donne sa réponse définitive Le 12 juillet en Jui disant ‘la Providence semble vouloir que nous drmeourions tous “doux à notre poste. Je dois le croire au moins pour moi, “puisque l'obstacle qui paraissait s'être aplant devant moi, “s'est relevé plus fort, et S'oppos: encore à mon départ de “Nt. Christophe... … Ni plus tard les événements me tra- “cent, en quelque sorte, la route du Collège des Trois-Rivie- ‘res, je la suivrai d: bon cœur et je m'estimerai toujours “heureux de pouvoir seconder les efforts du vénérable évéque qui Fa fondé. ”

M. Richard s'attendait à cotie nouvelle déception ct

d'avance, 1} avait pris Le parti de ne plus chercher, en dehors

des sujets du Collège, des aides pour la direction. Cependant

l'épreuve qu'il venait de tenter Pannée précédente pour sonder (5

les aptitudes de quelques-uns de ses jeunes collègues, n'avait pas assez bien réussi pour risquer de fixer définitivement leur sort. Il fallait essayer de nouvelles combinaisons, faire de nouveaux tâtonnements qui n'aboutiraient peut-être pas à un meilleur résultat. Avec l’assentiment de M. Panneton, il crut devoir nommer M. J. Cooke à la charge de premier ré. gent, avec une juridiction quasi-égale à celle d’un sous-diroc. teur. Cette nomination témoignait de la grande confiance que ses supérieurs reposalent dans les heureuses dispositions de ce jeune ecclésiastique, et c'est la meilleure preuve que jusque-là, ils n'avaient rien reinarqué qui put faire soupçonner ce qu'il adviendrait de lui plus tard.

M. Cooke, comme ancien professeur de Belles-Lottres œarderait l’enseignement et les applications du cours de littérature, pour ne pas compromettre les intérêts de cette elasse M. Tessier continuerait à remplir la charge d'économ : 6 rat chargé en méme temps de toutes les autres matieres de Ja classe de Belles-Lettres. C'étrit une combinaison malheureuse qui devait aboutir à un fiasco presque complet.

Ces premières dispositions une fois prises, il fallait trou: ver des professours pour le cours commercial. M. Richard croyant sûrement trouver dans les éleves des écoles normales. des sujets parfaitement qualifiés pour faire ces classes s'adressa au principal de l'Ecole Jacques-Cartier, M. l'abbé À. Chandonnet pour en obtenir un professeur d'anglais. M. principal; après lui avoir donné quelque espoir d’une répons? favorable, finit par linformer que les prix que nous offrions n'étaient pas acceptables pour messieurs les normaliens ! Kur ces entrefaites un jeune homme, originaire des Trois-Rivières et demeurant à Montréal qui venait de terminer ses études au Collège de Ste-Thérèse, s'était adressé à Mgr des Trois-Rivieres pour en obtenir la permission de prendre la soutane. In apprenant cela, M. Richard retint les services de ce nouveau lévite pour le Collège des Trois-Rivières. Non nom étui [rénée Girard et il était porteur des plus magnifiques certilcats.

Ce jeune homme, à son tour, apprenant que nous avions

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comm: nous étions décidés à donner considérables à notre professeur d’anvlais, nous préférions, pour plusieurs bonnes raisons, employer

des honoraires assez

un professeur ecclésiastique plntôt qu'un professeur laïque

Lu plus difficile était d'arracher M Nolin au Collège de Nte-Thérèese qui comptait bien le retenir à son service. Mais comme ce séminaire

ne voulait pas faire de précédents en accordant des honoraires plus considérables à lun de ses ceclésiastiques, et comme d’un autre coté, M. Nolin à raison

de la situation particulière où se irouvait sa famille,

avait orand besoin de toucher un salaire plus rémunérateur, il crut

que la Providence venait à son secours quand :l reçut les oflres du Collège des Trois-Rivières, 1l sollicita donc de l'Administrateur du de Montréal, M. le grand vicaire Truteau, la permission d'aller aux Trois-Rivières, et il donna sa réponse à M. Richard, vers le 24 du mois d'août.

diocése

L'acceptation de M. Noïin mettait le sceau à l'organisation du personnel du Collège, pour l’année 1869-70. Voici

Monsieur l'abbé J. KE. Panneton, Ptre supérieur (absent, part

définitivement le 13 juin)

Ls. Richard, Ptre directeur, procureur, pré-

fet des études, professeur de Théologie.

Nap. Caron, Pire, professeur de Physique.

Em. Guilbert, (ordonné le 19 septembre) pro-

fesseur de Rhétorique.

P. E. Dupont (ordonné prêtre le 20 mars) professeur de Philosophie.

Uld. Tessier (ordonné prêtre le 20 mars) pro-

fesseur de Belles-Lettres et économe,

John Cooke, Dcre. premier régent et assist.

prof. en Belles-Lettres.

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Monsieur l'abbé Elp. Godin, Ecel. professeur de Chimie et da Mathématiques.

a Herin. Baril, Eccl. professeur de Versification et bibliothécaire.

F. X. Cloutier, Eve]. professeur de Méthode.

Sphrem Nobert, E:cl. professeur de Syntaxe.

ë “GG. Pager, Ecel. professeur d'Eléments.

Irénée Girard, E:el. professeur de français vf au Cours com. (quelques mois).

L. Alph. Nolin, Ecel. professeur d'anglais au Cours commercial.

F, X. Trudel, Evcl. professeur de français.

après le départ de M. E Girard.

Ep. Dussault, Eecl, (prend la soutane Je 17

avril) second régent.

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