‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 129 sur 217 · II—-LES ÉVÉNEMENTS DE SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

II—-LES ÉVÉNEMENTS DE SEPTEMBRE

M. Richard se voyant entouré de la brillante escorte pro d'officiers ci-dessus nommés, qui paraissaient tous décidés à marcher noblement au combat, entreprit courageusement a \o nouvelle campagne qui s'ouvrit le 8 septembre. “és Nous le drapeau du Collèse, accourut se ranger une jeu- veu nesse plus nombreuse qu'elle n'avait jamais été jusque-là me] Nans doute que les nouvelles données par les journaux des Trois-Rivières : ‘ que cette anné: les élèves allaient troaver | “ plus de confort et d'agrément, à raison del’agrandissement su ‘ de la maison et de la construction du jeu de paume ” furent rit une invitation assez encourageante pour déterminer un plus ‘4 , grand nombre de parents à nous envoyer leurs enfants. Du cubs reste, les événements qui s'étaient produits l’année précédente ke avaient eu quelque retentissement et ils avaient eu pour elle bi de convaincre le publie que désormais, il n'y avait plus de da (

danger pour Ja vie de l'institution.

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abondante et riche. Dans la chapelle du Séminaire de Nicolet et des mains de Mor d'Anthédon, sept nouveaux lévites recevaient l’onction sainte avec le pouvoir et li mission d'aller travailler à la vigne du Seigneur. C’étaient MM. Ferdinand Verville, Gédéon Brunel, Emmanuel Guilbert, Alphonse Gauvreau, Hilaire Thibodeau, Elie Raïiche et Amable Lebrun. Trois d’'entr'eux avaient eu avec le Collège des Trois-Rivières des rapports intimes qui les liaient pour toujours à la bonne comme à la mauvaise fortune de l'institution. L'an d'eux même, M. Em. Guilbert ne reconnaissait pas

lise trifluvienne aux quatre-temps de septembre 1869, fut

d'autre Alma Mater et, sous ce rapport, il était les prémices du Collège, bien qu'il fût le quatrième prêtre, élève de Ja maison; les autres ayant étudié ailleurs plus où moins longtemps. Aussi sa première messe fut-elle pour nos élèves, le lundi, 20 septembre. Le lendemain, c'était au tour de M. G. Brunel de venir offrir le saint sacrifice en présence de ses anciens élèves et confrères d'étude. M. Verville n'eut qu'un peu plus tard l’occasion de faire sa visite à la communauté qui avait, pendant trois ans, bénéficié de ses services comme professeur, comme surveillant et chef de Ia fanfare.

Aussitôt après son retour de Nicolet, le 21 septembre, Mor Laflèche vint faire la visite officielle des classes et aflirmer de nouveau, par cet acte important du bon pasteur qui veut connaître ses brebis, qu'il s'intéressait tout particulierement à son petit troupeau du Collège des Trois-Rivières.

M. le directeur désirant mettre ses élèves dans les meilleures conditions possibles, pour rendre plus efficaces leurs travaux intellectuels et le bon vouloir des surveillants pour le maintien de la discipline, fit donner la retraite annuelle à la communauté dans les premiers jours du mois d'octobre, du 5 «u8. Ce fut le Rév. Père Doucet de la compagnie de Jésus qui prècha cette retraite et il y obtint de bons succes, grâce à son éloquence persuasive et forte, mais parlant toujours plus à l'esprit qu’au cœur.

À la clôture de la retraite, Mgr d'Anthédon donna la

tonsure cléricale à MM. Irénée Girard et L. Alphonse Noiiu. professeurs du Collèæe des Trois-Rivières, et à M. Richard jarry de Boston, professeur au Séminaire de Nicolet.

Le 28 septembre fut encore une de ces dates glorieuses que les zouaves du diocèse des Trois-Rivières virent inscrire en lettres d’or aux fastes de notre histoire nationale. Ce jourlà, vingt et un nouveaux croisés qui devaient partir pour Rome avec le cinquième détachement, s'étaient réunis dans la ville épiscopale pour commencer en quelque sorte leur état de service sous l'œil et avec la bénédiction de leur premier pasteur, et pour entendre louer de sa bouche éloquente 1 orandeur de l'œuvre qu'ils allaient continuer à Rome à la suite de leurs devanciers.

Commencée à l’église paroissiale par une allocution de Mer Lallèche, un salut solennel et une derniere bénédiction de l’évéque, la démonstration se continua au Collège, dan: une agape fraternelle et une joyeuse veillée, en attendant larrivée du bateau qui devait conduire à Montréal ces généreux soldats du pape.

Une foule immense se pressait sur les quais au moment du passage du vaisseau pour acclamer de nouveau ces braves, faire des vœux pour le succes de leur noble entreprise.et lei dire un dernier adieu.

La mort de M. de Niverville et la nomination de M NSévère Dumoulin au Mérifat, avait de nouveau laissé vacant le mandat de député de la ville des Trois-Rivières, à la chambre locale. M. H. G. Mailhiot et €. B. Genest se disputérent chaudement la succession de M. Dumoulin. La ville

des Trois-Rivières fut dans une agitation continuelle jusqu'au

18 octobre où la victoire de M. Gemest vint mettre un terme à la lutte

EI—DépartT bk& Mar LArLÈCHE POUR LE CONCILE nt VATICAN.

Deux jours plus tard, les partis opposés s'unissaient dans une commune démonstration en l'honneur de Mer Laflèche

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à l'occasion de son départ pour le Concile du Vatican. On avait aussi remis à ce jour la fête de l'anniversaire de ]a consécration épiscopale de Mer Cooke. Cette double circonstance avait attiré aux Trois-Rivières la grande majorité des prétres du diocèse. [ls voulaient à Ia fois, présenter leurs hommages à l'auguste fondateur du diocèse à qui l’âge et les infirmités commandaient désormais le repos, et qui venait de remettre l'administration du diocèse à Monseigneur d'Anthédon, et offrir à celui-ci leurs sympathies et leurs vœux pour Le succès de son voyage.

Tout d'abord, il y eut grand’messe solennelle avec chant du * Te Deum” pour remercier le bon Dieu de toutes les faveurs accordées au diocese et à son chef vénéré. Puis, après le banquet de la fête, Je clergé présenta à Mgr Latlèche une adresse fort remarquable par l'élévation et Ia noblesse des sentiments. La réponse de Monseigneur fut empreinte de 1 plus vive émotion.

Dans l’apres-midi, vers trois heures, Monseigneur vint faire ses adieux au directeur, aux professeurs et aux élèves du Collège. La salle de ré :réation avait été bien décorée et sur le mur du fond on lisait l'inscription ** Patri nostro salutem. y ‘ut adresse en prose et en vers, puis un morceau de chant et de la bonne musique.

Entreprendre d'analyser l’adresse qui fut lue par M. P. MeLeod, ee serait la défigurer entièrement. Donnons-en plutôt quelques extraits : “ Monseigneur, Permettez qu'au “ moment du dévart de Votre Grandeur pour la Ville Eter- ‘nelle, vos enfants du Collège Nt-Joseph vous fassent part des sentiments qui les animent.”

“ Ces sentiments sont de caractère opposé ; mais ils s'unis- ‘sent bien souvent dans le cœur de l’homme: la joie et Ia ‘tristesse. Nous sommes joyeux de voir que vous allez etre ‘du nombre de ces neuf cents vieillards, partis des îles at des continents lointains pour aller témoigner de lantique ‘et immortelle foi de l'Eglise, au sein des sociétés mourantes de l'Europe. Nous sommes joyeux de voir que vous serez

2e Life

du nombre de ces prélats éminents qui représenteront dans “les grandes assises de l'humanité lu j'une Eglise du Cana. “ da. Le flambeau qui éclaire aujourd’hui la société canadien. “ne a été allumé, il y a un peu plus de deux siècles, à Ia ‘ lampe suspendue sur le tombeau &@es apôtres: et vous allez “ Jà sur ce même tombeau, montrer au monde que si. es peu- “ ples abusent de la lumiere, le Canada sait en profite

“ N'il ne vous est pas donné, à cause de votre äge déjà “avancé, de voir toutes les splendeurs du jour dont le Concile “est l'aurore, vous pourrez calculer d'avance [es jai msn “résultats de ce sénat de l'humanité. Le bonheur q'nte La “ vera alors votre cœur de pastenr et d'évêque, nous I À K “œerons ; car, dans la famille, les joies sont communes, Voilà ‘pourquoi, Mgr, nous croyons qu'il nous est permis d? nous

‘réjouir aujourd'hui... PR ER ET TE es

“ Muis il est, nous l'avons dit, un autre: sentiment qu: nous n° pouvons dissimulet

* Vous allez, Monseigneur, vous éloigner de nous pour ‘* plusieurs mois, peut-être pour plus d'une année, et pendant ‘ce temps, votre main ne se levera pas sur nos têtes pour ‘nous bénjr. Nous serons comme des orphelins. Mais nous

vous suivrons par la pansée et si loin que: soit noïre père. fl M DA TO MA CAUEE à ACCRU PR ET

Cette adresse était accompagnée d'un léger cadeau.

Dans sa répons’, Mgr parla en termes éloquents de fa eœrandeur du pro“hain Concile et des heureux effat: dispurdevait avoir. ele

Le soir à T heures, nouvelle démonsiration religieuse à la cathédrale: allocution vraiment remarquable de Mgr Lalleche, retour triomphai à l'évêché et adress: des citoyens par M. Moïse Desilets, président du comité spérial formé pour préparer cette fête,

Tout ce spectacle avait quelque chose de vraiment grand et témoignait mieux que l'éloquence des paroles, des sentiments de foi et d'amour de fa population trifluvienne envirs

seront dans du Cana:

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la Nuinte-Eolise, de vénération et de piété filiale envers son à une heure fort avancée de la

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Au passage du bateau, nuit, un grand nombre d étaient encore là sur les quais pour dire un dernier adieu à l'illustre voyageur et recevoir une dermère bénédiction.

Le samedi

suivant, Na Crrandeur prenait Île steamer

Nos Seigneurs Baillargeon, Horan.

Veslorian en compagnie de

Larocquté et Lootens. Les vœux et les prières de tout un

ausst le voyage fut-il très heu- |

l'attestuient les lettres reçues plus tard

peuple lés u‘compagnalent ;

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