‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 143 sur 217 · II— LA RENTRÉE DES ÉLÈVES · texte numérisé non relu

II— LA RENTRÉE DES ÉLÈVES

La rentrée des élèves eut lieu Le 6 septembre. Les directeurs du Collège constatèrent avec chagrin que les craintes causées par les difficultés du baccalauréat éloignaient les élkves de la maison, c'était surtout ce que l’on remarquait depuis deux ans. Cette année, sur neuf élèves qui avaient fait leurs Belles-Lettres, quatre seulement se présentèrent pour la Rhétorique et sur les quatre, il n’y en-avait guère qu'un seul qui pût se préparer au concours avec quelque avantage. C'était désespérant, et M. Richard qui n'avait jamais été bien chaud pour l'Université, devint plus froid que jamais, en présence des résultats plus que problématiques obtenus jusque-là et surtout lorsqu'il vit le désert se faire autour de la chaire du

professeur de Rhétorique. D'un autre côté, certaines idées sa) qui avaient cours au Séminaire de Québec, touchant les clas- 1 siques chrétiens et le libéralisme catholique, n'étaient pas du a tout celles que l’on cherchait à faire prévaloir au Collège des po Trois-Rivières. Plus d’une fois M. Richard avait été fort mal dl édifié de la manière dont il avait vu traiter Mer Gaume et pif Louis Veuillot, deux écrivains aussi remarquables par la M süreté de leur doctrine que par le nombre et la variété de ll leurs écrits, et qu'il avait toujours admirés ; dès lors, il se mit po en garde contre les exagérations de ces anti-gaumistes comme ji

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ils s'appelaient alors. Mais les rapports nécessaires entre le personnel des deux institutions, avaient déjà commenté à produire de funestes influences qu'il croyait en conscience pre devoir combattre. Ces raisons, jointes aux froissements fréquents qu'amenait le mode de correction des devoirs, celui de

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En même temps que les élèves désertaient les hautes classes, 1ls devenaient plus nombreux au Cours commercial. Il y avait done là un autre besoin à rencontrer et qui demandait une réforme dans le cours d'études. On y songeait de. puis plusieurs années déjà ; mais enfin l'on crut qu'il devenait tout à fait urgent de se mettre à l'œuvre pour étudier les systèmes déià employés fort avantageus:ment dans quelques maisons d'éducation supérieure, notamment au Collège de Nte- Anne Lapocatière et à celui de Terrebonne ; et voir s'il ne serait pas possible d'adopter un cours analogue à celui de ces deux institutions.

Les ordinations des quatre-temps eurent lieu comme à l'ordinaire au Néminaire de Nicolet, le 25 et le 26 septembre. Elles furent assez nombreuses; mais il n'y eut qu'un seul prêtre, ce pauvre M. J. Cooke! MM. Elp. Godin et Herm Baril y reçurent successivement le sous-diaconat et le diaconat.

La retraite annuelle fut prèéchée aux élèves par le Révérend P. Beaudry de la Compagnie de Jésus. Ceux qui ont entendu parler ce bon religieux savent combien il était heureusement qualifié pour toucher et convaincre les jeunes gens, pour leur inspirer l'horreur du vice et l’amour de la vertu, en un mot, pour faire faire une bonne retraite. Commencée le mardi, 28 septembre, elle se termina le samedi, 1er octobre Monseigneur des Trois-Rivières avait quelques ordinations à faire à l'issue de cette retraite, mais il fut appelé à Québec pour cette même fin et pour remplacer dans cette importante fonction de l'évêque, Mgr Paillargeon qui alors était dangereusement malade (a)

Aux ordinations générales faites à Québec, il y eut deux prêtres pour le diocèse des Trois-Rivières, MM. Victor Gaudet

(a) Celui-ci mourut en effet quelques jours plus tard et ses funérailles eurent lieu le !8 octobre,

et Edouard Laflèche. Aussitôt après son retour de Québec, le mardi 4 octobre, Mgr Laflèche fit an Collège des Trois- Rivières les ordinations suivantes : tonsurés, MM. F. X. Tru: del, F. X. Ep. Dusseault, Edouard Brunel, P. Edm. Grenier, Jos. Narc. Gastonguay, et Chs. Ad. Barolet ; minorés, MM. F. X. Cloutier, G. Pager et D. EL À. Nolin, ce dernier du diocèse de Montreal.

Ce même jour, 4 octobre, se trouvait justement la fête patronale de Mgr Laflèche. Il n’y ent que les communautés qui songèrent à lui rendre leurs hommages en cette occasion ; le clergé diocésain étant sous. l'impression que sa fête principale était au mois d’août, à la St-Louis.'

Le 11 octobre, les membres de la corporation du Collège furent réunis en assemblée régulière pour délibérer sur un projet que rêvait M. le curé des Trois-Rivières, depuis qu'il s'était chargé d'exécuter les dernières volontés de M. de Ni- in verville. D’après la teneur du testament, M. Baillargeon devait employer en bonnes œuvres, une partie des biens de la

succession. Or, il ne voyait pas de meilleure œuvre à faire pré- a sentement que de travailler à fonder le Collège, En consé- af quence il était d'avis d'appliquer ces argents de la succession ph de M. de Niverville à l’achat d'une ferine modèle pour le lèe Collège, moyennant certaines charges à remplir par l'institution Ÿ à l'égard de la veuve du défunt. Les membres de la corporation entrèrent pleinement dans les vues de leur collègue : mais comme ilne fut pas immédiatement donné suite à ce projet, ces sommes d'argent furent absorbées dans la cons- leë truction du nouveau Collège. nie Dans cette même assemblée du 11 octobre, il fut aussi été donné à Mr Baillargeon plein pouvoir de régler la succession Fra de Mr Chs Dion, en son vivant, curé de St-Prosper. Enfin, tals on donna un successeur à Mr de Niverville en nommant Mr vill Richard, membre de la corporation. S ITI—INCIDENTS D'UN TREMBLEMENT DE TERRE. d.

Le 20 octobre est resté célèbre par l’effrayant tremble lui ment de terre qui eut lieu ce jour-là, vers onze heures de Mai

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