‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 15 sur 217 · Ext d'avance · texte numérisé non relu

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français et de l'anglais, la Lecture, l'Ecriture, avec exercice de composition, l'Analyse, la Géographie, l'Arithmétique, la Tenue des Livres, la Mécanique, la Philosophie nn. turulle, ete, ete, ete,

5. Aucun Elève n'est admis à cette section s'il ne suit lire,

6. La Section Agricole, n'étant pas prête à entrer en opération, il en sera parlé plus turd,

7. Tout Elève de l'une ou de l'autre de ces sections est tenu de se conformer aux Règles et usages de l'Etablissement,

8. La discipline est facile et paternelle, bien qu'elle soit au besoin ferme et iutlexible,

9, Tout Elève doit avoir et porter le costume du Collège ; lequel consiste en un capot bleu, avec des nervures blanches et une ceinture.

10, Le Collége ne fournit point le couvert à table ni les eftets nécessaires au coucher. Les Elèves pourront cependant se procurer au Collège les livres et autres fournitures scoluires.

11. Tout Elève qui se présente pour être udmis doit avoir un certificat de moralité satisfaisant.

12. Seruit renvoyé tout Elève dont les paroles ou la conduite seraient jugées par le Préfet de discipline ou Directeur être immorules, scandaleuses où nuisibles à lu piété des autres Elèves.

13. Aucun livre, journal, brochure où pamphlet ne doit être lu ni introduit duns le Collège avant d'avoir été soumis à l'inspection.

14, Aucun Elève qui aurait des arrérages envers le Collège ne pourra être admis à recommencer une nouvelle année sans les payer ou donner des garanties convenubles de paiement.

15. Le cours Classique, pour cette année, ne consistera que dans les quatre premières classes commençantes : Elément, Syntaxe, Méthode et Troisième d'Humanités, peut-être aussi, les Belles-Lettres. Enfin, les cours complets se développeront avec le temps et les circonstances.

PEKRIX ET CONDITIONS

1. Znternes-Pensionnuires: le prix pour l'année scolaire est £18 00 payables par quartier et d'avance,

Il n'y a aucune déduction ni remise pour les absences au-dessous de quinze jours, non plus que pour les quinze premiers jours des absences qui dépasseraient ce temps

2. Internes non-Pensionnaires, autrement Quart-Pensionnaires : le prix est £1 10 @ par chaque quartier scolaire, strictement payable d'avance.

Il n’y a pas de déduction ni de remise pour absence moindre qu'un quartier.

N. B—Aucun Externe, à moins qu'il ne soit des Trois-Rivières, n'est admis excepté qu’il ne soit mis en pension dans une maison approuvée par le Directeur.

3. Externes du cours Classique : le prix est de £0 15 0 par quartier scolaire payable d'avance.

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Il n'y a point de déduction ni de remise pour absence moindre qu'un quartier,

4. Externes du cours Industriel et Commercial : le prix est de £1 10 0 par quartier scolaire payable d'avance.

Il n'y a point de déduction ni de remise pour absence moindre qu'un mois.

Tous les Elèves doivent être rentrés au jour fixé pour l'ouverture des classes TI n'y a aucune déduction ni remise sur le prix du quartier à ceux qui arriveraient plus tard ; la même chose a lieu pour le dernier quartier À l’egard des Elèves qui, après l'avoir commencé ou avoir été présent au Collège durant quelques jours, de ce temps, partiraient avant la fin de l’année scolaire.

Cependant les journaux furent chargés de faire connaître au public la naissance du nouveau Collège, son prospectus et les conditions pour y être admis. En même temps, ils annoncérent l’entrée des élèves pour le cinq septembre 1860.

Autant par prudence que par nécessité, on düt adopter. pour l'ouverture des classes, la même date que le Séminaire de Nicolet : afin de ne point perdre aucun élève de la ville et du voisinage, surtout afin de retenir tous ceux qui, désirant et pouvant venir aux Trois-Rivières, tenaient avant tout à n'être pas retardés dans leurs études.

Le dimanche qui précéda l'entrée des élèves, eut lieu à la

cathédrale, la bénédiction solehnelle d’une cloche pour le Uollège. Je regrette beaucoup de ne pouvoir donner aucun détail sur cette imposante cérémonie, qui a dû se faire avec beaucoup de pompe et d'éclat. Les pièces relatives à cette bénédiction ont été perdues, et les témoins que j'ai interrogés et que j'aurais eu raison de croire les mieux informés, ne purent me fournir aucun renseignement.

Les seuls documents qui nous en restent, sont la date de bénédiction, le deux septembre, et le montant de l'offrande qui s'est élevée à cent quarante-cinq piastres, laquelle somme constitue la première recette de la corporation.

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taire. 1 I. LES CASERNES, LEUR AMEUBLEMENT ET LEURS ille et | NOUVEAUX HABITANTS, rsirant Le cinq septembre était arrivé et la corporation du Collètout à ve des Trois-Rivières n'avait pas encore achevé les préparatifs risoureusement nécessaires pour recevoir les élèves. À l'intéeu à la rieur de la maison surtout, on n'avait que nettoyer un peu, our le laver les planchers, blanchir à la chaux les murs et les eloiaucun À sons. On y voyait encore, en maints endroits, des traces du e avec séjour des soldats. Pas une des portes plus que rustiques des cette À appartements du second étage, n'avait encore été remplacée, ITOSÉS È Sur la plupart d’entre elles, on lisait encore l'inscription és, ne caractérisque, fixant le nombre d'hommes qui formait autrefois la chambrée Telle porte a le chiffre huit, telle autre le dote chiffre douze, quatorze, etc. (a).

frande Dans ces chambres, dont les unes serviront de classe, les omme | autres de chambres à coucher des professeurs ou de dortoirs

pour les élèves ete, il n’y a pas un meuble, pas une table, pas une chaise ; c’est le dénüment le plus complet, la pauvreté la plus absolue. Je me trompe, dans une chambre dont on veut Te

faire une salle d'étude, je trouve cinq ou six pupitres avec fans! leurs bancs. Dans une autre qui sert de cuisine, je trouve un | vieux poële (don de M. C. B. de Niverville) et quelques usten-

, F (a) Ces inscriptions étaient en anglais (12 men—+8 men—-10 men etc. LL RS

siles de cuisine dont la corporation a commencé à se pourvoir. Dansla chambre voisine il y a deux tables à diner L'une d'elles est réservée aux professeurs, c’est un don de M. E. M. Hart, l’autre est destinée à l’usage des élèves pensionnaires. Ajoutez à cela une couple de petites tables et quelques | chaises, et vous aurez l’ameublement du Collège au grand | complet, tel qu’il se trouvait le jour de l'entrée des élèves.

Cependant ceux-ci, au jour fixé, ivent gais et nombreux, au nouveau Collège. Ils vienne, non-seulement de la ville, mais de toutes les paroisses avoisinantes : de la Pointedu-Lac, d'Yamachiche, de St-Maurice, de Champlain, de

| Batiscan, de Bécancourt, de St-Névère, etce., etc.

| Dès le premier jour, on compte plus de cinquante internes. C’est M. P. Hubert, secrétaire-trésorier de la corporation, qui voit les parents et fait les entré:s : car le directeur n'est pas

encore noMdMie.

Monseigneur Cooke, après s'être adressé successivement à trois de ses curés, avait cssuyé partout des refus ; tant l’oppo-

( sition que lui faisait son clergé, relativement à cette question.

| était générale et persévérante. Seuls, quatre ecclésiastiques avaient répondu à l'appel de leur premier pasteur. Obéissant à l'ordre de leur évêque, ils avaient quitté, non sans regret. le Séminaire de Nicolet et ils étaient venus prendre le posts que la Providence leur assignait.

Pour remplir leurs nouveaux et très-délicats devoirs, ils venaient pleins de bonne volonté et de dévouement. Ils | étaient disposés à faire taire les sentinients de leur cœur, pour n'écouter que leur conscience et leur Supérieur.

C’étaient messieurs Théode L. de Lottinville, ecclésiastique de troisième année, Alfred Smith, Jean-Baptiste Marcotte et Louis Richard, tous trois ecclésiastiques de seconde année, Ces quatre ecclésiastiques, au jour de l’entrée, formaient donc tout le personnel dirigeant et enseignant. Eux seuls, avec Mgr C'ooke pour premier Supérieur, formaient le conseil administratif intérieur. |

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Cependant la corporation avait annoncé que, pour lu première année, elle ouvrirait des classes jusqu’à la Troisième ou à la Versificaiion inclusivement ; mais elle avait compté sur un nombre peu considérable d'élèves. Elle avait cru que quatre ecclésiastiques, avec un prêtre pour directeur, lui sufliaient pour répondre aux besoins de cette première année. Dès le premier jour, elle put heureusement constater que ce nombre serait insuflisant. Elle informa donc Mgr Cooke qu'il y aurait, pour la classe de Troisième, un nombre d'élèves suffisant pour occuper un professeur. Mgr fit aussitôt savoir cette demande de la corporation aux ecclésiastiques déjà arrivés et eù même temps, Sa Grandeur les chargea de choisir parmi leurs confrères, non employés du Séminaire de Nicolet, celui qu'ils jugeaient, en conscience, être le plus capable de remplir la charge de professeur dans la classe en question. Sa Crrandeur s’engageait à s’en rapporter à leur choix et à sanc-

| tionner leur élection.

Le choix du conseil tomba sur M. L. $S. Rheault, ecclésias-

tique de troisième année que Mer fit auss'ôt prévenir et qui

put arriver dès le jeudi soir.

Ces ecclésiastiques, accoutumés au règlement du Némi. naire de Nicolet, lequel règlement étant à peu près le même que celui du Séminaire de Québec, n'eurent aucune difficulté à faire suivre ce dernier aux élèves qui, pour un bon nombre,

avaient eux aussi fréquenté quelque temps l’Institution de

Nicolet, Cependant aucune attribution, aucune charge particulière ne leur avait été assignée ; on attendait que cette distribution fut faite par le Directeur, mais celui-ci n’était pas encore trouvé, ou du moins n'était pas connu ofliciellement. En attendant, ces ecclésiastiques durent mener avec les élèves, la vie de communauté et le doyen d’entre eux, M. Lottinville, agissait comme premier maître de salle, C’est ainsi que, par des témoignages de confiance, de sympathie et d’intéret donnés aux élèves, par leurs premiers régents et professeurs, ceux-ci inaugurèrent cette vie de famille qui, dès l’origine, a fait le caractère de la communauté trifluvienne.

À six heures du soir, une cloche nouvelle faisait entendre

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en ville ses joyeuses volées, c'était celle du Collège. Elle appelait pour la première fois et réunissait sous le vieux toit des casernes un groupe nombreux d'élèves qui allaient commence: l’année scolaire par un acte religieux. la récitation du chapelet.

Mgr Cooke avait prié M. J. E. Panneton, Ptre, vicaire de la Cathédrale, d'aller présider cet exercice qui se fit à la salle d'étude ; car il n’existait pas alors de salle de récréation : et aussi de faire connaître aux élèves les principaux points du règlement.

Pendant les premiers jours, les ecclésiastiques se joignirent aux élèves pour les divers exercices religieux.

Messieurs Smith et Marcotte présidèrent aux deux dortoirs que formait alors la mansarde. M. Richard eut la surveillance du troisième dortoir qui se trouvait dans une chambre du second étage, attenante à la tourelle ouest. Cette chambre fit plus tard partie de la salle d'étude.

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