‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 14 sur 217 · SG · texte numérisé non relu

SG

deur, abstraction faite de la saillie de l'angle nord &t des tourelles saillantes des angles sud et ouest. Elle avait deux étages avec une mansarde et était divisée de manière à pouvoir recevoir cent et quelques hôtes.

La corporation, trouvant ce local assez bien approprié aux besoins d'une institution collégiale, sollicita et obtint du gouvernement, par l'entremise de M. Turcotte, la permission d'occuper les Casernes, à titre de loyer, moyennant l1 condition d'entretenir le bâtiment et de payer une assurance de $4,000.00.

L'arrangement pris entre le gouvernement et la corporation était pour dix ans. Mais M. Turcotte nourrissait l'espoir d'acquérir, avant peu, cette propriété à un prix nominal et d'y fixer définitivement la nouvelle institution. Il comprenait qu'il ne pouvait convenablement porter le titre de fondateur du Collège, qu'à la condition de lui léguer un coin de terre pour y placer le nouvel édifice qu’il faudrait bientôt ériger.

Nous verrons par la suite, que tous ses efforts furent inutiles et qu'il comptait sans les intrigues et les manœuvres des ennemis jurés de nos institutions, les protestants et les juifs, qui déjouèrent tous ses plans et rendirent inutiles. toutes les démarches qu'il fit pour régler cette affaire.

Mais revenons aux vieilles casernes ;-car l’antique demeure des gouverneurs français porte aujourd'hui ce nom, en attendant qu'on s'accoutume à la nommer ‘ Le Collège,”—elles n'étaient alors rien moins que préparées à recevoir des écoliers. Laissée inoccupé: depuis plus de dix ans, cette maison avait. comme on le pense bien, une toilette des plus négligées. Il fallait y faire un nettoyage général et les réparations rigoureusement nécessaires pour répondre aux besoins de ses nou-

veaux habitants.

Cependant, depuis quelque temps, l’attention des autorités trifluviennes et des citoyens en général était entièrement absorbée par les préparatifs à faire pour la réception du Prince de Galles qui, en effet, toucha les Trois-Rivières le 28 août 1860, douze jours seulement avant l’entrée des élèves.

lège « sorte pouss défau veille il s'en ses so cloche en pla nord-0 placée et On ] VIs-à-v bâtime

celui d l'autre pieds d sables ] dances, aux exil

Pe prépare faisait :

res.” Il les cam] faire CO1

Il y ment su qu'elle industri

Pou il eut

(a) C Bleu ” et m4 de bon nom mettrai de 1

des eux pou-

prié t du Sion ndie de

prpOspoir t d'y enait ateur terre rer’.

urent uvres et les tiles.

neure ttenelles liers.

avait.

es. Il igou- Nou-

automent Prince août

La plus grande partie des travaux de réparation au Collège dut être exécutée seulement après la visite du Prince, en sorte qu'il ne restait plus qu'un temps très court. IL fallait pousser l'ouvrage avec vigueur et énergie. M. E. M. Hart, à défaut de M. Turcotte, qui avait trop d'occupations pour surveiller lui-même ces travaux, se chargea de cette besogne et il s'en acquitta avec beaucoup d'intelligence et de succès. Par ses soins, la toiture de la maison fut réparée et elle reçut un clocher, Les murs extérieurs furent blanchis, les châssis remis en place, vitrés et peinturés. Autour du Platon, sur les côtés nord-ouest et nord-est, l'antique palissade de pieux fut remplacée par une clôture pleine en planches blanchies à la chaux, et on plaça la porte d'entrée sur la rue dite ‘“ des Casernes ” vis-à-vis de la porte principale de l'édifice. Des deux petits bâtiments faisant angle avec l'habitation principale, l'un, celui de droite, servit de hangard et de buanderie ; on prépara l'autre (a) pour l'usage des classes. À quelque cinquante pieds de l’angle nord des casernes, furent placés les indispensables lieux d’aisance. Enfin, la maison ainsi que ses dépendances, prit un air de jeunesse et parut vouloir s'accommoder aux exigences des jeunes hôtes qui allaient bientôt l'habiter.

Pendant que M. E. M. Hart travaillait activement à faire préparer le local pour la nouvelle communauté, M. P. Hubert faisait imprimer le “Prospectus du Collège des Trois-Rivières.” Il le faisait afficher et distribuer partout en ville et dans les campagnes environnantes. Le lecteur aimera sans doute à faire connaissance avec ce premier prospectus du Collège.

Il y verra que la corporation désirait mettre “on établissement sur le pied des grands collèges classiques du Canada, et qu'elle voulait donner une attention particulière à la classe industrielle, commerciale et agricole.

Pour réaliser des vues aussi larges, des plans aussi vastes, il eut fallu des ressources pécuniaires considérables et un

(a) Ce dernier bâtiment une fois réparé, prit le nom poétique de # Château Bleu ” et maints souvenirs se rattacheront À jamais à ce nom légendaire, dans l'esprit de bon nombre d'élèves et de plusieurs professeurs Au cours de ces notes, je me permettrai de lui conserver ce nom et mes lecteurs voudront bien ne pas l'oublier.

patronage nombreux, riche et influent. Or, tout cela manquait au nouveau Collège, Ces grands projets n'eurent done un commencement de réalisation sérieuse et vraiment eflicace que dix ans plus tard, quand les directeurs, modifiant le programme des études, adaptèrent le cours commen 11 COUTS classique proprement dit.

Quant à la classe d'agriculture, elle n’a pu jusqu'ici, exister que dans ce premier prospectus du (Collège. Et, en réalité, il est fort difficile qu'une telle institution puisse fonctionner dans une ville, où il est impossible d'avoir des fermes modèles et d'étudier l’agriculture pratique. Cependant il serait téméraire d'affirmer que le Collège des Trois-Rivières n'aura pas un jour son école d'agriculture. Car l'institution a toujours été si visiblement protégée par la Providence ; elle a grandi si magnifiquement ; les deux premières parties de son prospectus sont aujourd'hui si bien remplies : qui sait “ plus tard elle ne trouvera pas l'opportunité et le moyen mettre à exécution le dernier plan de ses fondateurs.

Voici done son premier prospectus :

FROSPFECTUS

—DU

ee

1. Les Elèves y sont divisés en trois sections : la section Classique, la section Industrielle et Commerciale et la section Agricole.

2, La section Classique comprend le cours d'étude collégial ordinaire, savoir : Cours de Grammaire française, de Grammaire anglaise, de Grammaire latine, de Grammaire grecque, avec traduction et explication des classiques et exercices de composition ; cours d'Histoire, de Géographie, de Cosmographie, d'Arithmétique, de Comptabilité on Tenue des Livres, de Mythologie, de Belles-Lettres, de Rhétorique, de Philosophie morale et intellectuelle, de Botanique, de Mathématique, de Physique, de Géométrie, ete, ete, ete.

3. Pour être admis dans cette section, il faut savoir lire et écrire facilement.

4, La section Industrielle et Commerciale forme une école préparatoire, une espèce d'Académie séparée, où l'on enseigne les principes et la pratique spéciale du

français

la Géogi turelle, (

plus turd Fil Reégles et 8, L iutlexible 9, T capot ble 10, | coucher.

ournitur EAN lité satisfi 12, le Préfet c des autres 13. À le Collège 14, À à recommi bles de pa premières nités, peut avec le ter

1, Znt quartier et Il n'y non plus q 2. Inte par chaque

Il n'y

excepté qu’

Page 1