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V—-LA FÊTE DE M. LE SUPÉRIEUR

Les élèves du Collège Nt-Joseph, associant dans ne commune fête, leur bien-aimé supérieur M. le G. V. C. O. Caron et leur dévoué protecteur M. Charles F. Baillargeon, n'avaient rien négligé pour donner à leurs démonstrations de respect, de reconnaissance et de filial amour, tout l’éclat possible. Le dimanche soir, 3 novembre, dans différentes adresses admira-

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blement bien tournées, ils déposaient leurs hommages aus pieds des héros de la fête et leur disaient tout ee qu'un bon cœur, aidé d'une intelligence cultivée par l'étude pouvait ins. pirer de plus tendre, de plus délicat, de plus sincère, de plus affectueux. Mais ce n'était là pour ainsi dire que le prélude de la démonstration qui devait se terminer lundi soir, par une grande séance dramatique et musicale. emprunte au Jour: nal des Trois-Rivières du 7 novembre, le compte rendu de

cette fête de famille : Lundi dernier était un jour de grande

‘réjouissan”e pour les élèves du Collège Ces soirées ‘ données au Collège, sont toujours charmantes ; ainsi nous ‘les présente la fraîcheur dont les entourent nos souvenirs. ‘surtout à m'sure qu’ le temps nous éloigne &Gvs années de ‘collège. L'exiguité du local ne permettant point de faire ‘ de nombreuses invitations, la fète garda le earaccère de l'in- * timité.

“ Assistait sa Grandeur Mgr des Trois-Kivieres et à sa ‘ droite M.l: supérieur, les Mess. de l'évêché et les Mess ‘de Ja maison, quelques anciens et amis. La séance fut * ouverte par une cantate intitulée ‘ Fète Patronale ” exécu- * tée avec entrain par des voix fraîches et belles.

‘ Ensuite on joua une magnifique pie’e tragique, * L'£r- * piation. De toutes celles qu'on joue ordinairement dans * les collèges, cette pièce est assurément une des plus belles. * Le thème est la délivrance d'un jeune comte tenu secrèt?- * ment prisonnier par l’usurpateur du château de son pere, * délivrance opérée par deux chevaliers, dont l’un avait contri- ‘ bué à la destruction de a famille comtale, et revenait de “terre sainte pour réparer son crime en sauvant le jeune ‘comte. L'action s'y développe avec un intérêt admirablement soutenu jusqu'au dénouement, et fournit les scènes “les plus touchantes, les plus belles.

“* Nous pouvons dire à la louange des acteurs qu'ils ont * parfaitement rendu Ja pièce. Voici les noms de ceux qui s nou “ sont acquittés avec tant de talent des principaux rôles. Les ha ‘: deux chevaliers par MM. Aug. Beaudry et J. Genest, Île Mes

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“jeune comte par M. Ir. Dubord, l'usurpateur Flavy et son “ complice Rinaldi, par MM. O. Pleau et L. Lassalle : Beppo “un anciin homme d'arme du chevalier Lorédan et au dévoue-

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‘ment duquel est dù en grande partie le su::es de l'entre- ‘prise, parfaitement rendu par M. Nar. Grenier.

“ L'intermède fut agréablement rempli par un duo * L'Hirondelle ” où MM. Lottinville ét Pratte chanterent dé- ‘licieusement, et une petite comédie anglaise Wanted a 1; LE]

“male cook.” Cette piè:e fut enlevés et souleva une hilarité

‘wénérale avec des tonnerres d'applaudissements. Nous n'a- ‘vons rien vu jouer avec plus de naturel et d’entrain que ‘cette petite pièce. L'honneur en revient à MM. Th. Crooke, : Mackinson, Costello et Roux.

* On était à se remettre un peu des rires provoqués par ‘la comédie, quand M. Mackinson, portant le costume na- “tional irlandais, reparut sur la scène et entonna Ia chanson ‘comique ‘ On {he rocky road. Ce fut encore un quart

* d'heure de gaieté délirante. Nous renonçons à dire tout le

‘cachet. la couleur locale jusque dans l'accent et les gestes,

“que M. Mackinson sut mettre dans cette chanson. IT fut

‘reppelé et applaudi à outrance.

“ La séance se termina par une autre piè-e comique fran- LE]

Le brelan de Nivants ” qui n'en céda rien aux pre- ‘anjere.. Les acteurs de cette charmante pièce furent MM. P

“Clouüer, J. Jacques, G. Lamothe, F. Duplessis, T1. Poisson

‘ir. Houde Qui tous se sont acquittés à merveille de leurs ‘roles.”

“ En dernier lieu, un grand morceau de chant ‘ Sur la montagne,” parfaitement exécuté sous lPhabile direction de ‘ M. Richard .…… É

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