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en érigeant son Séminaire diocésain, et les premières aussi, elles voulurent prendre part à cette bonne œuvre en cédant à la nouvelle corporation une terrain d’une grande valeur, situé entre la rue St-François-Xavier et le terrain du Collège, comprenant trois lots à bâtir, Nos 1756-1757-1758 du cadastre officiel de la cité des Trois-Rivières, et estimés ensemble à environ $1200.00. Ce fut au commencement du mois de mai 1874. que les Dames Ursulines firent au Séminaire cette importante donation qui les place parmi nos plus insignes bienfaiteurs.
VI—DIvERs.
Les académiciens chômèrent la tête de leur patron, le 10 mars, par une jolie séance littéraire qui fut présidée par Na Grandeur Mgr Laflèche, assistée de la plupart des prêtres de l'évêché et de tous ceux du Collège. La salle des séances avait été élégamment décorée et sur le mur dominant l’estrade destinée aux officiers on lisait l'inscription suivante à Ja louange de S. Thomas: Effulsit sicut sol in domo Dei. Les musiviens et les chantres avaient prêté leur concours pour donner à la démonstration un caractère plus solennel et plus imposant. Le panégyrique de S. Thomas fait par le président de de la société, M. À. Beaudry fut remarquable d’inveztiou et d’élocution. Ajoutons à cela que Mr Beaudry décla.aan: avec une voix touiours sympathique et un geste naturel sur intéresser fort ses auditeurs. Je serais peut-être plus exact en disant qu'il sut les charmer. Après ce premier discours, 1n autre académicien, Mr Prosper Cloutier lut une étude fort 1intéressante sur le moyen âge ; et ses considérations pleines de justesse et de conviction lui valurent ainsi qu’au président, les félicitations de Sa Grandeur qui se montra fort satisfaite de cette petite séance littéraire.
Le premier d'avril, l'Eglise de Nicolet rendait les derniers devoirs à son pasteur, ie Rév. Mess. Fortier archiprôtre ; le 29 du même mois, c'étaient les paroissiens de St-Théodore d’Acton qui, à leur tour, conduisaient à sa dernière demeure leur regretté curé, M. J.-Bte Marcotte, ancien professeur et ancien régent
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du Collège des Trois-Rivières. M. Marcotte avait été un de ceux qui eurent à partager les privations, les ennuis et les travaux des premiers jours du Collège et il lui avait donné quatre années de sa vie. Il n’en fallait pas davantage pour l'attacher inébranlablement aux destinées de l'institution, et depuis lors, il n’a cessé de partager les tristesses et les joies, les épreuves et les espérances du Collège des Trois-Rivières. Les bonnes nouvelles que lui apportaient les journaux des Trois-Rivières durant les années 72 et 73 firent la consolation de ses derniers jours ; mais 1l aurait bien désiré voir au moins une fois avant de mourir, le beau monument que la corpcration était à élever, sous le patronage de S. Joseph, à la gloire de la Religion et de la Patrie.
Iln’eut pas cette satisfaction. Après une longue et cruelle maladie, soufferte avec la résignation d’un saint, il s'endormit avec calme dans le Seigneur, le 26 avril 1874. Il était dans sa trente-septième année. Il avait peu longtemps vécu; mais sa carrière avait été bien remplie et il laissait après lui des œuvres qui devaient perpétuer le souvenir de son nom et de son dévouement pour l'Eglise. Que tous nos anciens qui furent ses collègues ou ses subordonnés, qui connurent par conséquent la bonté de son cœur, et la fermeté de son caractère lui donnent un pieux souvenir, quand ils liront ces lignes que l'auteur dédie à l’ami le plus sincère et Le plus constant qu'il ait jamais rencontré sur le chemin de la vie!
À partir du commencement du printemps jusqu'au mois de juillet, la ville des Trois-Rivières fut livrée à une troupe d'incendiaires qui, chaque jour ou plutôt chaque nuit, renouvelaient leurs exploits et finirent par jeter tous les citoyens dans une alarme continuelle. Ils détruisirent un grand nombre de propriétés isolées de plus ou moins de valeur, et n'eut été la vigilance extraordinaire que chacun apportait à protéger sa propriété et les mesures énergiques prises par les autorités pour prévenir ces crimes, il y aurait eu bien d’autres inceitdies désastreux. Parmi les principaux bâtiments que ces malfaiteurs tentèrent de détruire, je citerai l'Ecole des Frères le couvent des Dames Ursulines et la résidence de M.T. E.
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Normand. Chez les Frères, l'incendie fut découvert à temps pour sauver la maison et pour faire constater d'une manière tont à fait certaine qu'il était le fait de quelqu'’incendiaire. Aux deux autres endroits, les efforts qu'on fit pour mettre le feu, furent sans résultat.
Ce furent probablement ces mêmes bandits qui mirent le feu aux hangars de l'évêché. à l’étable du Collège sur le Platon et à une autre grange près de la nouvelle bâtisse du Néminaire.
Le cr juin, jour anniversaire de la bénéaiction de Ja pierre angulaire du Collège, par une coïncidence extrêmement remarquable, les maçons posaient, ce jour-là, la dernière brique à la dernière tourelle et terminaient ainsi les travaux de maçonnerie. À cette même date, le toit avait déjà revêtu une grande partie de sa couverture de métal et trois des pavillons s'élangant gracieusement dans les airs, donnaient à l'édifice une apparence des plus belles.
La diligence avec laquelle les travaux avaient été conduits, était de nature à réjouir grandement les citovens des [æ) .
Trois-Rivières, particulièrement ceux qui avaient fait le plus de sacrifices pour cette œuvre dont ils entrevoyaient aujourd'hui le succès certain.
Dans son numéro du 8 juin, ‘“ Le Journal des Trois- Rivières,” sous le titre ‘ Un ouvrage d'art” publiait l’article suiant
Samedi dernier, au nouveau Séminaire, on a posé au dessous de la niche qui orne la façade du pavillon central, “un marbre blanc portant emblêmes et inscriptions. (Cet ou- “yrage d'art non moins remarquable par le fini des détails “que par l'harmonie de l’ensemble est un morceau vraiment ‘ achevé.
‘ Le marbre est long de quatre pieds et haut de deux et # demi. Le dessein est en relief. Au centre du champ en “ forme d'ovale, apparait la croix. Deux lis se croisent par “ dessous le nœud de Ja croix pour laisser leurs tiges fleuries “retomber élégamment de chaque côté au-dessus des int-
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“ tiales de $S. Joseph, patron du Séminaire Le millésime 1872 “ est gravé au bas de la croix, et au-dessus, cette inscription dédicatoire ‘“ Religionti et Patrie. Comme on le voit, ce marbre a pris, en quelque façon un langage religieux pour redire à tous que le Séminaire des Trois-Rivières, sous la protection de S. Joseph et par la croix qui a sauvé le monde, désire se dévouer tout entier à former pour la Religion et la Patrie des hommes ornés de toutes les vertus dont le lis est le plus pur emblème.
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‘Ce marbre si riche et si magnifique a été donné au Séminaire des Trois-Rivières par MM. Alph. Camirand avocat, Olivier Camirand médecin et Philippe Camirand tous trois de Sherbrooke et anciens élèves du Collège. Ces trois messieurs ont offert ce don généreux à M. L. Richard, leur ancien directeur, comme un témoignage de la respectueuse et profonde reconnaissance qu’ils ont conservée pour sa personne et pour l'institution qui leur a donné l’éduca- “ tion classique.
‘ Dans les quatre angles du marbre on a gravé quatre “ feuilles d'érable avec les initiales des trois donateurs et celles “ de leur ancien directeur ’............. ee