TS A
dd à
plus sable acer intre ieds.
mps x le
SSSSSNS
RÉ KNS NS
: Pre, 8, SS
ar.
VAN SKK
ay NS È NN
Heuve q des prel apeur t tion, c’é passage.
Pou l'utilité en trois, de la ru quaranta s'étendai:
À l'a de la rue cherie et à peu prè L'esp chauffage ecclésiast Au n Platon, le de, un ca:
et présent canon, m franco-an; toire : pla fleuve, le c'était 1à a
Nans « du passé, comme cel
(a) Quan milieu des él cessaient et ch
Puis comr sur ses proport disaient oui; 1 envoyant tous
DURS pe
fleuve quelque chose d'intéressant ; v. g. la débâcle, l’arrivée des premiers vapeurs, etc., etc. Chaque fois aussi qu'un rapeur transatlantique s’adonnait à passer pendant la récréation, c'était une coutume traditionnelle d'aller le saluer au passage. (a)
Pour l'usage du département de la cuisine et aussi pour l'utilité générale de la communauté, les directeurs divisèrent en trois, cette partie du Platon faisant face au fleuve. Le long de la rue, en arrière de la buanderie, sur une largeur d’une quarantaine de pieds, ils firent un petit jardin potager qui s'étendait jusqu’à quelques pieds de la côte. |
À l'angle opposé, adossée aux dépendances des maisons de la rue du Platon, ils bâtirent une petite étable et une porcherie et entourèrent le tout d’une basse-cour pouvant avoir à peu près les mêmes dimensions que le jardin.
L'espace mitoyen fut laissé libre pour mettre le bois de chauffage en hiver, et servir de lieu de récréation pour les ecclésiastiques en été.
Au milieu de cet espace, à quelques pieds du versant du Platon, les autorités trifluviennes avaient placé sur une estrade, un canon russe, gros calibre, pris à la guerre de Sébastopol et présent de la mère-patrie à la ville des Trois-Rivières. Ce canon, monument de la bravoure et de la gloire des armées franco-anglaises, ne rappelait pas seulement une grande victoire : placé là, sur le Platon, dans un endroit dominant le fleuve, les quais et le boulevard, il rappelait encore que c'était là autrefois la forteresse des Trois-Rivières.
Nans doute, comme dernier vestige des vieilles: traditions du passé, chaque fois qu'à l’ocasion d’une fête patriotique comme celle de la Reine, de la St. Jean-Baptiste, etc., on vou-
(a) Quand le mot de consigne : steamship! steamship!!! se faisait entendre au milieu des ébats de la récréation; en un clin d'œil, en deux minutes, tous les jeux cessaient et chacun de courir de son mieux pour arriver le premier au bord du Platon.
Puis commençait une discussion générale sur le nom à peine entrevu du vaisseau, sur ses proportions, le nombre de personnes qui couvraient ses ponts, etc., etc. Les uns disaient oui; les autres non, jusqu'à ce que la cloche vint les mettre d'accord, en les envoyant tous à l'étude faire leur préparation pour la classe.
lait méler la voix du canon, au concert de l’allégresse générale, c'était encore à cette même place qu'on venait le tirer. (a)
Cette place du “Canon” n'a pas laissé parmi les ecclésiastiques et les élèves, moins de souvenirs que la maison elle-même. Aller au “ Canon” était devenu la distraction favorite de tous les hôtes des casernes. Là, on se sentait plus à l'aise, on respirait à pleins poumons, l'air frais et embaumé du grand fleuve. Là, la nature avait des beautés et renouvelait des scènes qui flattaient tous les goûts.
C'était là que le professeur fatigué de l'étude et des traaux de la classe allait goûter un repos calme et rénovateur
C'était là que le philosophe venait méditer sur l'inconstance et la rapidité de la vie, en suivant de l'œil, le flot qui. tantôt calme, tantôt agité, s'empresse toujours vers la mer.
C'était là que le poëte venait rêver, recevoir ses inspira tions et composer ses plus belles stances. Enfin, c'est là que nos musiciens donnèrent au public leurs premiers essais et qu'ensuite, bien souvent dans les belles soirées du printemps, ils répétèrent leurs sérénades et envoyèrent aux échos du fleuve-roi pour ètre reproduites jusque sur l’autre rive, les brillantes notes de leurs joyeuses fanfares.
(a) Ce ne fut jamais le canon de Sébastopol qu'on fit parler dans ces occasions, il est resté encloué, c'était un de ces petits canons de campagne.