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En Eléments, la grammaire francaise, éléments et syntaxe, les éléments de la grammaire latine et une partie de la syntaxe, la grammaire anglaise complète, l’histoire sainte et la Géographie. Traduction de l’Epitome et du First book, etc. Les devoirs à faire sont des dictées et des analyses, des thèmes latins et anglais, des versions latines et anglaises, etc., etc.
Tel est le sommaire des principales matières à étudier dans les différentes classes, et le temps qu’on y donne dépend de leur importance et de leurs plus ou moins grandes diffcultés.
Quand tout le travail est rapporté et que tout l'ouvrage spécial donné pour une classe est expédié, le reste du temps est employé aux problèmes de l’arithmétique.
À dix heures moins cinq minutes, la cloche annonce la lin de la classe et chaque professeur conduit aussitôt ses élèves à la salle d'étude où ceux-ci déposent leurs livres et de là, se rendent à la récréation, en passant par le petit bâtiment, voisin du ‘ château bleu ”. 11 n’y a qu'un quart d'heure de récréation, tout juste assez pour se délasser un peu des fatigues de la classe et pour pouvoir se mettre, avec vigueur et application, à l'étude qui commence à dix heures et quart.
À cette étude, les élèves ont à préparer les matières de la classe de l'après-midi. Ce sont des leçons plus ou moins longues ; des traductions plus ou moins difficiles, etc. Aucun travail étranger à la classe ne peut être fait sans une permission spéciale, et quand il s'agit d'un travail tout à fait opposé aux études classiques proprement dites, comme des lettres à écrire, des morceaux de musique à copier, etc. il faut en donner les raisons particulières au maître qui préside, lequel a l'œil ouvert sur tout, a autorité pour maintenir la discipline et le silence. Par conséquent, il peut arriver que, quelquefois, il soit dans l'obligation de punir les espiègleries de tel élève auquel il prend fantaisie d’atteler des mouches, ou de tel autre qui lance un dard de papier à son ami.
À onze heures et quart, on fait l'examen particulier et,
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comme préparation à cet exercice, le maître qui préside, fit un chapitre du Nouveau Testament.
quarante fois, pas
On prend le diner à onze heures et demie. Les pension: temps. L naires font ordinairement la lecture au diner ainsi qu'au c'est mer souper. Cependant en général, on aime mieux prendre Je d'une he diner en causant et en badinant. Voilà pourquoi on s'étudie par là, ui
plus ou n inconvén qu'on pre
à forger mille raisons pour appuyer les nombreuses requêtes que l’on présente à cet effet, au maître de salle où au direr. teur qui, assez souvent, prend ce repas en même temps que la communauté. Qua
Quand aux quart-pensionnaires ou aux élèves qui pen- comme “ sionnent au dehors, leur consigne est de se rendre à leurs proportior maisons de pension par le plus court chemin, de s'y compor- JR ment par ter ainsi que dans les rues et ailleursen vrais gentilshommes L'on trou c’est-à-dire, d'éviter tout ce que les gens de bon ton n'ose LR bond l'esp raient se permettre. hauteur le
‘ ‘ leds et di Ils doivent prendre leurs repas sans retard et revenir au
Collège de même. Ce serait malheureux s'ils s'amusaient On f sans raison et sans permission le long de la route ; car, alors mais ce nt ils s'exposeraient à perdre leur récréation. Le régent fait qui, de soi sentinelle pour constater l’arrivée de chacun, et pour s'assurer lois fort lo que personne ne fait défaut à l'heure voulue pour commencer tàla ca les jeux. exercice, [I--JEUX ET AMUSEMENTS. En hi etencore r Mais à quoi les élèves pourront-ils s'amuser ? Ils n'ont nade au bo pas de jeu de paume !.. Ils n’ont pas encore de gymnase !.. possible, C Laissez-les faire et vous allez voir comme ils sont habiles à tage d'avoi trouver des jeux qui ne leur coûteront rien. Avec un bout dans l’anse de planche, un bâton et une balle, ils organiseront un jeu lant la glai très actif et très intéressant auquel tout le monde pourra tineurs l’oc prendre part. C’est la ‘“ Galoche. ” Ne me demandez pas tions les } d’où vient à ce jeu son nom assez étrange ; je ne saurais vous bis, duran: le dire. iront au cô Mais, pour se donner la chance de prendre la main plus ce favori.
souvent, les élèves se partageront par groupes de vingt, trente. La pre
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#, | Le, fit quarante joueurs à peu près d'égale force, et l'on verra par: 4 a i 4 fois, pas moins de six où sept jeux de ‘ galoche,” en même F3 | | | hit temps. Les balles alors croisent le ‘ Platon ‘’ en tous sens, et 8 « 2. F qu'un c'est merveille de constater qu'après des luttes très chaudes % fui, s Lire en 1 d'une heure durant, il y ait, à la fin, si peu de blessés, Par ci ie 6 par là, une balle ira bien boucher un œil, ou donner un baiser | (4 utes plus où moins rude à quelque imprévoyant ; Mails ces petits 1 PART Arab: inconvénients ne sont rien en comparaison des agréments à DT del qu'on prend à ce jeu. En EE * * e N PUR "A Quand la ‘ Galoche ” perd de la vogue, les jeux de course "Me he 2 | i pen comme “ l'Attaque ‘ou les‘ Barres ” en prennent dans la même “4 leurs proportion. On fera aussi un peu de gymnastique, spéciale- , Pie | mpor- M ment par l'exercice du saut, soit en longueur, soit en hauteur. .* | nimes L'on trouve des jambes assez souples pour franchir d'un seul 1j MD | n'ose. 1 bond l'espace de quinze, seize, dix-sept pieds ; tandis qu'en HUE ge HA hauteur les meilleurs jarrets n'atteignent guère plus de cinq FA ne : 3 pieds et demi. Pots. Ta nir au “+ : «: nt 7” saiént On fera aussi quelquefois une partie de “ Cricket ; ”” Dé; alors mais ce ne seront que les plus forts qui goûteront cet exercice t fait qui, de soi est très violent, et dont les parties sont quelquessurer lois fort longues. Ce sera particulièrement durant les congés ss) LÉNCEr età la campagne, qu'on pourra plus aisément prendre cet PL exercice, à OM où En hiver, les récréations seront beaucoup moins bruyantes oo No | et encore moins variées dans leurs amusements. Une prome- dot en PT n'ont nade au boulevard on en ville sera souvent la seule récréation FRA se !.. possible. Cependant, quelquefois, les patineurs auront l’avan- ; iles à tage d'avoir une bonne glace sur les bords du fleuve, surtout, L bout dans l’anse près du vieux moulin à vent, les marées renouve- , Er | n jeu lant la glace plusieurs fois par hiver donneront ainsi aux pa- PE ourri tineurs l’occasion de pratiquer leur art et d’y faire leurs évolu- ie JA N: , | Z pas tions les plus variées comme les plus étendues. D'autres ART i k vous bois, durant les jours de congé, les amateurs de la glissade 63 n.4 k iront au côteau St-Louis pour se donner le luxe de leur exerci: Ft: CESR | à plus ce favori. A | À rente, La première année du Collège, ils eurent même l'auto ARE 4 “4 &
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la fin de la classe arrive, qu'il reste encore de la traduction à
exempt du devoir pour tout cela. Quand le maître n’a pas en
tisation d'aller glisser sur le côté gauche du boulevard, quand leurs maîtres voulaient les y conduire. C'était alors l'âge d'or, les élèves étaient les enfants gâtés, non-seulement de l'évêque, mais encore des autorités civiles qui n'osaient rien leur refuser. Aussi, il fallait voir comme les traînes sauvages les petits sleighs écossais, et les trainenux canadiens étaient en honneur dans ces temps heureux.
Mais dans les jours mauvais des grandes pluies de l'automne, dans les tempêtes de l'hiver, quand il fallait passer la récréation à la maison, elle n'était pas si agréable alor La première année, il n’y avait pas de salle spéciale pour la récréation. Elle se prenait dans les classes de Troisième et de Syntaxe, attenante l’une à l’autre, et les seuls jeux possibles étaient ceux de cartes, de dominos, d'osselets, etc.
La récréation commencée à midi, finit à une hr" moins cinq minutes. Alors la cloche appelle les élèves à lé tude. Le premier régent les y conduit pendant que ie second fait station aux lieux, pour la surveillance des élèves qui viennent y faire visite.
L'étude commence à une heure précise. C’est M. k Professeur de Belles-Lettres qui est surveillant à cette étude Il n'aime pas que les élèves y dorment. Cependant plusieurs d'entre eux, subissant trop fortement la réaction de l’activité de la récréation, seraient disposés à voler quelques minutes à la préparation de leurs leçons pour les donner au sommeil. Mais la bonne volonté, aidée de l’œil du maître, finit par triompher de la lassitude.
A deux heures, les élèves se rendent en classe. Après la prière accoutumée, l'ouvrage commence sans retard. La réci tation des leçons, l’explication des devoirs, la traduction des auteurs et tous les autres travaux sont expédiés, avec toute la célérité possible ; car il y a beaucoup de variété dans les matières et deux heures sont bien vite écoulées. Trop souvent.
taire, un thème ou une dictée à donner. Mais on n’est pas
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le temps de faire écrire le thème, il s'en dédommagera en donnant une version. Les élèves de Versification et de Belles- Lettres auront la chance d'avoir des vers latins, ce qui ne va qu'à un fort petit nombre ; les poètes sont toujours si rares.
À trois heures et cinquante minutes, finit la classe, et les élèves toujours conduits par leurs professeurs respectifs, vont déposer leurs livres à l'étude, puis de là, vont à la collation. Les pensionnaires ne trouvent sur leurs tables qu'un morceau de pain et de l'eau. On peste un peu contre le procureur qui ne daigne même pas donner une bouché: de beurre ou une cuillerés de sirop pour rendre + repas plus appétissant, Mais les plus sages se rappelant qu'autrefois, à la maison paternelle, on ne leur donnait même pas ce repas, lonent la bonté du procureur et mangent avec :)pétit leur morceau de pain. Du reste, ils savent qu'un estomur yorgé de nourriture, rend ln tête lourde et incapable d'application à l'étude.
En moins de dix minutes ec repas est fini, et l'on court prendre l'air sur le * Platon. ” Les plus dévots vont alors à l'église paroissiale faire leur visite au NS. Nacrement. Les quart-pensionnaires sont rappelés vers quatre heures et quart, et ils doivent être tous rentrés à quatre heures et vingtcinq minutes. Alors a lieu l'exercice dit “ des cinq minutes et, à quatre heures et demie précises, l'étude commence.
Le premier travail qui appelle l’attention &e chaque élève, c'est le devoir à préparer pour la prochaine classe. Lorsque sonne la conférence des ecclésiastiques à cinq heures et quart, ce travail est ordinairement fini, alors il faut faire la préparation, puis apprendre les lecons, etc. Enfin les occupations ne manquent jamais à l'élève studieux ; mais il
n'en est pas toujours ainsi pour les nonchalants et les indécis ; $
ilstrouvent que cette étude du soir est bien loin de la classeë et qu'ils auront toujours bien le temps de régler leurs petites affaires scolaires. Il: ne seront donc pas pressés de se mettre l'ouvrage. Il leur faut se rendre compte de tout ce qui’ passe à l'étude, voire mème ce qui se passe à l’extérieu sils sont à proximité des fenêtres. Ni la nuit est close et qu a
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faille allumer la chandelle, ce sont eux qui se chargeront du soin de la moucher. Ils feront leur principale occupation de la faire fondre inutilement ; et s'ils trouvent qu'elle ne s’use pas assez vite, ils la partageront en diverses parties et en feront des projectiles de guerre contre les élèves trop sages et trop appliqués qui. par leur conduite, condamnent leur dissipation et leur paresse. Malgré leur dissimulation et leur attention pour échapper à l'œil du maître, ils ne sont pas toujours assez heureux pour se sauver de la punition. Bien sou: vent, après s'être divertis à l'étude, ils sont, à leur tres-grand regret, obligés d'étudier en récréation.
À six heures moins cinq minutes, la cloche annonce la fin de l'étude, et le second régent va conduire ‘ «vw Nord,” les élèves qui ont des affaires à y régler.
Le chapelet se récite à six heures, à la salle d'étude. Il est partagé en deux parties ; la première est dite à genoux; on se lève au commencement de Ja troisième dizaine, et l'on reste ensuite debout jusqu'à la fin. Après le chapelet, vient la lecture spirituelle faite par un élève des premières classes. C’est ordinairement le Catéchisme de persévérance de Gaume qu'on y lit.
Cependant M. le Directeur assiste le plus souvent au chapelet et c’est pendant le quart d'heure qui suit qu'il lit le règlement, en fait les commentaires convenables, donne ses conseils et ses avis, fait ses réprimandes et ses corrections ; en un mot, c’est pour le directeur l’occasion de donner tous ses entretiens familiers dans lesquels il jette les semences de si direction intelligente et sage ; direction dont les élèves su: bissent, sans s’en douter, la bénigne influence et dont ils montrent, dans leur conduite, les heureux effets.