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II—-ORGANISATION GÉNÉRALE

La rentrée des élèves avait été fixée au mercredi, quatre

septembre. Celle des ecclésiastiques, professeurs et régents, eut lieu la veille et le personnel se retrouva à peu près le méme que celui de l'année précédente. Un seul ecclésiastique, M. Théode L. de Lottinviile, fut fait prètre et appelé à l'évêché comme secrétaire. Le vide causé par son départ fut rempli par M. Thomas Quinn, ecclésiastique de seconde année. En outre, \. Panneton voulant donner à M.J. Bte Marcotte plusieurs petites charges surérogutoires avec celle de premier régent, crut devoir lui adjoindre comme aide et assistant à la salle son frère Edmond ; en sorte que le personnel se trouva organisé comme sut :

Monsieur l'abbé J. KE. Panneton Ptre, directeur, et professeur de Théologie et de Rhétorique et préfet des études.

Ls Pothier Ecel. professeur de Belles-Lettres et surveillant au petit dortoir du second étage, attenant à la salle d'étude.

L. S. Rheault Ecel. professeur de Versification et premier surveillant au dortoir de la mansarde.

Alf. Smith Eccl. professeur de Méthode et surveillant dans une chambre-dortoir au second étage.

Ls Richard Eccl. professeur de Syntaxe et surveillant au petit dortoir du second étage.

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Monsieur l'abbé Ths Quinn Eccl. professeur d'Eléments et.

surveillant en second au dortoir de la mansarde,

J.-Bte Marcotte Eccl. premier régent, bibliothécaire et assistant professeur en Rhétorique. Edmond Marcotte Eccel. second régent.

M. L. O. Gariépy, organiste et maître de musique fut chargé de l’enseignement du piano.

M. G. W. Lawler, professeur de lecture anglaise au cour latin. .

M. Panneton résolut de faire la classe à sa chambre ou à la salle d'étude; M. Pothier eut pour classe la chambre au: dessus de la cuisine ; M. Rheault Ia chambre de la tourelle ouest au premier étage; M. Smith, la chambre du milieu au premier, donnant sur la cour de récréation ; M. Richard, la chambre de l’angle-nord voisine de la précédente ; M. Quinn fut obligé de faire la classe à la salle de récréation.

Les études du matin et du soir furent partagées entre le premier régent et les maîtres de classe, en sorte que.les études du lundi échurent à M. Pothier, celle du mardi à M. Rheault, celles du mercredi ou du jeudi, selon la disposition du congé. à M. Smith, celles du vendredi à M. Richard, celles du samedi à M. Quinn. Les études de dix heures et quart À. M. et de une heure P. M. ainsi que celles des congés et des dimanches furent partagées entre les deux régents.

Tous les détails de cette organisation furent arrêtés avant l’arrivée des élèves, en sorte qu'au quatre septembre, ceux-ci purent être reçus, avec cette facilité et cet ordre parfait que l'en voit dans les anciennes maisons. M. Petrus Hubert étant le trésorier de la corporation, vint, pour la circonstance, installer son bureau au Collège. Or, quand un élève avait satisfait aux conditions de son admission, il était renvoyé au Directeur qui enrégistrait son nom, son âge, le nom de son père on de son tuteur, le lieu de sa résidence, la catégorie d'élèves dans laquelle il entrait, savoir s’il était pensionnaire, externe où

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Les entrées se firent avec tant de diligence, qu’au soir du quatre septembre, il y avait plus de soixante élèves internes présents. Ce début était d'un heureux présage pour la nouvelle année et cette afluence des élèves qui s’'empressaient de s’assurer leur place dans la nouvelle institution, était un témoionage nouveau et é’latant de la nécessité de son existence et de l'opportunité de sa fondation.

Au bout de quelques jours, les treis dortoirs furent entièrement remplis et il devint nétessaire, pour répondre aux nouvelles demandes d'entrée, de louer des appartements en ville, pour y donner le coucher aux nouveaux venus. Pour cet effet, la corporation prit des arrangements avec M. Désiré Boucher qui occupait la maison de pierre, aû coin des rues Notre-Dame et des Casernes, près du Collège. Une dizaine d'élèves y furent hébergés, pendant une partie de l’année ; jusqu'à ee qu'il se fût fait des vides dans les dortoirs par le départ des malades et des inconstants qui ne manquent jamais de quitter le collège, après quelques mois d'essai.

Le lendemain de l'entrée, on fit la distribution des livres classiques. en ‘orte que les travaux de la nouvelle année commencère it Lcessamment, et purent être poussés avec vigueur, dès L< riomiers jours.

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Monseigneur Cooke veyait arec un légitime orgueil l'essor que prenait son coliège et les espérances qu'il donnait pour l'avenir. Mais d'un sutre coté, l’état des finances épiscopales allait toujours empirant &c menaçait de devenir bientôt désespéré. Tous les revruus de l'évêché étaient devenus in-

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suffisants pour rencontrer les intérêts de la dette. Il fallait apporter un prompt remède à cet état de chose, et confie l'administration des affaires à des mains habiles et sûres.

Monseigneur jeta les veux sur M. le Grand Vicaire Laflà. che, alors supérieur du Séminaire de Nicoiet. Il résolut de l'amener près de lui, afin d'utiliser son talent d’administra. tion et faire servir, en même temps, son élequence vigoureuse et persuasive pour soulever en faveur de leur évêque tons les catholiques du diocèse. Les faits ne tardèrent pas à justi. fier entièrement la confiance que Mgr Cooke reposait en ce digne prêtre.

Cependant M. le Grand Vicaire Laflèche était opposé au Collège des Trois-Rivières, et si, d’un côté, il devait travailler si courageusement et si habilement à reierer les affaires de h

corporation épiscopale, de l'autre, il allait pendant plu.

sieurs années, tenir à l'égard de notre institution, une attitu-

de si réservée et si peu favorable que cela devait retarder d:

beaucoup les progres et les développements du Collège.

Mais tout cela était dans l’ordre de la Providence. Ca le Collège devant bientôt passer lui-même par une crise financière, si le Procureur de l'évêché eut été reconnu pour non être favorable, les diocésains eussent pu croire peut-être qu'une partie de leurs aumônes passait au soutien d'une institution à laquelle ils étaient encore généralement cp à Une appréhension de cette nature, pour peu qu’e'le für auto risée par les apparences, eût nui beaucoup à l'évéché et eût tari deux sources importantes de revenus, représentées par les contributions du clergé et les aumônes des diocésains dont ut certain nombre se trouvaient à avoir des intérêts opposés à ceux de notre Collège. Mais tout le monde connaissant les senti ments de M. le Grand Vicaire touchant notre institution avait par là-même l'assurance qu'aucune obole offerte à l'évéché ne serait détournée de sa fin ; et ce que Mar Cooke lui même n'aurait pu obtenir du diocèse, à cause de ses sympathies pour le Collège des Trois-Rivières, M. le Grand Vicoire Lallk-

che l’obtint avec la plus grande facilité.

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Ce fut à l'occasion du voyage que Mgr Cooke fit à Nicolet pour les ordinations de septembre (21-22), que fut définitivement arrétée la nomination de M. Laflèche comme procureur de l'évéché.

Le Collège des Trois-Rivières eut ses représentants parmi les nombreux ordinands de cette année 1861. M. Théode IL. de Lottinville fut ordonné prêtre, Messieurs L. Pothier et L. S. Rheault recurent les ordres du sous-diaconat et du diaconat. M. Lottinville étant le premier ecclésiastique du Collège des Trois-Rivières, promu au sacerdoce, les élèves jugèrent ce fait assez important pour demander à M. le Directeur d'en célébrer la mémoire par un grand congé ; ce qui leur fut libéralement accordé.

Le 16 octobre, commençait la retraite annuelle, prêchée cette année encore, par le bon Père Connilleau S. J. Les exercies se donnant à la chapelle St-Thomas durent nécessairement être interrompus par la fête du 18 octobre, la St-Luc, jour anniversaire de la consécration épiscopale de Mgr Cooke. Cette fête réunit autour de leur Pasteur et de leur Père, bon nombre de prêtres du diocèse qui vinrent assister à la messe solennelle d'actions de grâces, chantée par Monseigneur luiméme et suivie, selon la coutume, du chant du 7e Deum.

À l'issue de la retraite, mardi matin, le 22 octobre, Mgr donna la confirmation à tous ceux de nos élèves qui ne l'avaient pas encore reçue.

Le 28 octobre, arrivait sur nos plages un nouveau gouverneur qui venait présider aux destinées du peuple Cana-

den: c'était Non Excellence, le Très honorable Charles Stanley Vicomte Monck.

Aucun événement saillant ne vint briser la monotonie des exercices quotidiens durant tout le mois de novembre. Cependant le 22, les anis des lettres enrégistraient avec peine la mort du Père Lacordaire.

Le six décembre, jour de la fête de $. Nicolas, patron des

petits enfants, Mgr Cooke voulut que ce fut jour de fête et de

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congé pour les deux communautés des Frères et du Collège. D'abord, il voulut que tous les enfants qui fréquentaient ces deux institutions, assistassent à sa messe dite à la cathédrale avec une certaine solennité, et il leur fit donner une instruction des plus éloquentes et des mieux appropriées par M. le Grand Vic. Laflèche. Il va sans dire que le congé qui suivit la messe, ne fut pas la partie la moins bien goûtée de cette petite fête. :

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