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V—EXAMEN DU PREMIER SEMESTRE

Tout en prenant intérêt aux événements du dehors, là communauté trifluvienne filait paisiblement son chemin, à travers les difficiles sentiers de la science.

M. Panneton ayant, cette année, un sureroit d'occupations, à cause de la classe de Rhétorique dont il s'était Iui-même chargé, résolut de ne faire subir que deux examens dans les diverses classes du cours. En conséquence, les épreuves du premier examen commencèrent seulement à la mi-janvier. Le résultat obtenu fut caractérisé commé suit : Rhétorique, trèsbien ; Belles-Lettres, très-bien : Troisième, très-bien ; Méthode, très-bien ; Syntaxe, bien ; Kléments, assez bien. (Ce qui donnait un résultat général des plus satisfaisants.

Au commencement du second semestre, M. Edmond Marcotte ayant été forcé par la maladie de quitter la salle et de se retirer dans sa famille, M. Panneton crat devoir adopter une disposition analogue à celle de la précédente année pour la surveillance à l’étude et à la récréation. Cet arran-

gement obligeait «ad lurnum, chacun des maîtres de classe à :

passer une semaine à la salle comme second surveillant. VII—AFFAIRES DE L'EVÊÈCITÉ.

Cependant Mer Cooke, de concert avec son nouveau procureur, travaillait à donner une solution favorable à la question si difhcile de ses finances. À cette fin, eut lieu le 27 janvier 1862, dans l’église paroissiale des Trois-Rivières, une assemblée générale de tous les citoyens dans laquelle il fut décidé que toute la desserte serait faite à la cathédrale, afin de diminuer les frais d'administration et d'affecter tous les revenus paroissiaux au paiement de la dette-épiscopale. Malgré l'opposition de quelques mauvaises têtes, et les répugnances d'un bon nombre de personnes pieuses qui étaient

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sincèrement attachées à leur vieille église et qui s’affligeaient de voir fermer un sanctuaire si justement vénéré ; grâce à la parole persuasive de M. le grand vicaire Laflèche et à l'éloquence si populaire de M. J. E. Turcotte, la demande si légitime de l’évêque fut accordée et l’arrangement fut conclu avec les fabriciens pour une période de dix ans.

L'église paroissiale, une fois fermée à l'usage des citoyens, devint dès lors plus particulièrement la chapelle du Collège. La communauté eut la permission d'y faire ses exercices relivieux particuliers, tels que. retraites, sermons, basses-messes du dimanche, saluts du SN. Sacrement, ete. Bientôt les trifluviens, entièrement satisfaits de Ia manière nouvelle dont se faisait la desserte paroissiale, finirent par comprendre qu'ils cardaient, en quelque sorte, la jouissance de leur vieille église par l'usage qu'en avaient leurs enfants dn Collège, et ils eurent plus qu'à se féliciter d’avoir, par un seul acte de générosité, rendu service tout à la fois à l'évêché et au Collège.

Le premier succès de M. le grand vicaire Laflèche auprès des citoyens des Trois-Rivières, était de nature à l’encourager

Let à lui faire bien augurer des efforts qu'il lui fallait mainte-

nant tenter auprès du clergé et de tous les diocésains. Il entreprit donc sans retard sa croisad: en faveur de lévèché, et

} le diocèse des Trois-Rivières, partout remué par cette éloquen-

ce facile et entraînante, suivit l'exemple de la ville épiscopale etvoulut contribuer, pour sa part, à aider la Corporation à

sortir de l'impasse où la tenaient ses finances. Cette entente

générale du clergé et de tous les diocésains à faire converger

dues l'évêque l'obole de la charité, non-seulement rétablit

bientôt l'équilibre entre les revenus et les dépenses, mais elle ne tarda pas à fournir un surplus de recettes qui fut affecté à l'amortissement de la dette et qui permit d’entrevoir la’soluton prochaine et assurée de toutes ces difficultés financières.

Nous venons de dire que le marché conclu entre la paroisse et l'évêché fut dû en partie à l’éloquence de M. Turcotte. En effet ce dernier, alors député de la ville au Parlement Canadien, maire de la cité et président de la corporation du

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Collège, jouissait auprès de ses concitoyens d'une très-grande influence et nul doute qu'en cette circonstance difficile, il n'ait servi très-utilement son évêque, en secondant ses vues eten mettant au service de Na Grandeur le prestige de ga position, l'énergie de son caractère, la générosité de son cœur et surtout la force de sa parole. Du reste, c'était pour lui, non-seulement l'acte d’un bon citoyen, mais aussi et surtout c'était l'acte d’un sage diplomate. M. Turcotte était trop clairvoyant pour ne pas voir, qu'advenant la débacle de Corporation épiscopale, ce serait en même temps le coup de mort du nouveau Collège. Au contraire, en sauvant l'évêché, il y avait mille raisons de compter sur l'avenir et la prospérité du Collège.

Le 1er mars, les élèves de la paroisse de Ste-Grenevière de Batiscan enrégistraient avec douleur la nouvelle de la mort de leur curé Messire F. X. Côté. Le clergé diocésain perdait en ce digne prêtre un modèle de charité et de zèle apostolique. Cette mort aflectait plus particulièrement Mgr Cooke; car c'était un de ses rares sujets qui avait accepté, d'assez bonne grâce, le fait de la fondation du Collège des Trois-Rivières, et qui l'avait le plus encouragé en y dirigeant bon nombre d'élèves.

Du 8 au 16 mars, la Communauté suivit les exercices du soir de la neuvaine de iSt-François-Xavier. Les sermons furent donnés, à tour de rôle, par les prêtres de la ville.

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