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conseillaient de favoriser, dans la mesure de ses forces, la fondation du Collège des Trois-Rivières, quand il eut bien constaté que c'était le vœu général de la population trifluvienne et d’un grand nombre de diocésains du Nord et du Sud, i} n'hésita pas davantage. Dans une nouvelle réunion des principaux citoyens, il leur annonça qu'il donnait son approbation à leur patriotique entreprise ; qu’il prenait ke nouveau collège sous sa protection et qu'il pourvoirait lui-même au personnel de la direction et de l’enseignement. Ceci se passait au commencement de l’année 1860.
Mer Cooke allait enfin voir se réaliser une de ses plus chères espérances. La Divine Providence, par des moyens par elle seule préparés, se chargeuit de résoudre un problème réputé jusqu'alors insoluble.
Cependant l'acte par lequel Mgr Cooke donnait son concours à la fondation du Collège des Trois-Rivières constituait un fait de la plus haute importance, et dont les conséquences ne devaient pas échapper à l'attention de ceux qui s'occupaient de la question, depuis assez longtemps déjà. Les uns devaient l'applaudir et s'en réjouir, les autres le blâmer et le regretter. Le clergé diocésain, sauf quelques rares exceptions, le reçut avec une indifférence froide et une espérance non dissimulée que cet acte épiscopal serait de nul effet.
Quant au petit nombre de ceux qui accueillirent, avec ane hostilité déclarée, la détermination que l’évéqne avait prise de favoriser le Collège des Trois-Rivieres, il est difficile de s'expliquer l'ardeur et le zèle qu'ils ont apporté dans leur lutte contre l'autorité épiscopale. D'abord, ils épuiserent tous les moyens possibles pour prévenir cette intervention de Mgr Cooke; mais voyant qu'ils n'avaient pu réussir à empêcher l'action épiscopale, ils concentrèrent leurs efforts pour en neutraliser les effets, en la critiquant avec beaucoup d’inconvenance et en la combattant avec des armes que réprouvaient la conscience et Le respect dù à un prince de l'Eglise. Pour se donner raison dans cette campagne contre l'évêque, on en vint jusqu'à l’accuser tout haut de manquer de sagesse et de pru-
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