‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 53 sur 217 · I— TRAVAUX DES VACANCES · texte numérisé non relu

I— TRAVAUX DES VACANCES

Le premier soin de la corporation, aussitôt après l’ouverture des vacances, fut de s'occuper de pourvoir aux besoins toujours croissants de la communauté, et de règler tout d’abord ce qui regardait le logement. En effet, durant l’année qui venait de s’écouler, on avait été obligé de loger quelques élèves en ville, faute de places dans les dortoirs, et ce n'avait pas été sans de graves inconvénients auxquels il était important de remédier. Du reste, la corporation ayant, dès l’origine, décidé de faire continuer les études aux élèves qui étaient rentrés dans la classe la plus avancée, il fallait, chaque année, disposer de nouveaux appartements pour les classes nouvelles et pour le logement des nouveaux professeurs.

D'un autre côté, il n’y avait pas que les dortoirs qui fussent devenus trop étroits, la salle d'étude elle-même avait besoin d’être agrandie et elle ne pouvait l'être qu’au détriment d'un petit dortoir. |

Mais le grand obstacle que rencontrait la corporation à ses travaux d'amélioration et d'agrandissement, c'était que le “ Platon ” demeurait toujours la propriété du gouvernement militaire de la Métropole, en dépit des démarches déjà assez nombreuses qui avaient été faites pour l'acheter. Avant de commencer cette bâtisse nouvelle que l’on projetait, on résolut

de tenter de nouveaux efforts pour faire l'acquisition du “ Platon ” et une nouvelle correspondance s'échangea à ce sujet entre les autorités civiles et le président de la corporstion du Collège. Le crédit de M. Turcotte auprès du Gouver. nement était grand sans doute, mais il venait se heurter contre des influences occultes plus grandes encore. On lui fit de nouveau, les plus belles promesses, tout en lui demandant d'attendre un temps plus favorable pour les voir s’accomplir: et le Gouvernement, pour montrer une bonne volonté plus évidente, parut vouloir prendre connaissance de la valeur de la propriété. À cet effet, il envoya aux Trois-Rivières un officier qui avait ordre de faire un relevé exact du terrain, d'en tracer le plan et de faire rapport. Mais cet officier qui avait des instructions bien plus amples que ne l'avait deman:dé M. Turcotte, ne se contenta pas de prendre les mesures exactes du ‘“ Platon,” il le divisa encore en lots à bâtir, sur ha rue Notre-Dame et sur le Boulevard, et il informa la corporation que c'était l'intention du Gouvernement de vendre à l'enchère chacun des lots ainsi divisés. 1l n’y avait que le lot central sur lequel se trouvaient les Casernes que le CGrouvernement voulait vendre de gré à gré. C'était poser des conditions tont à fait inacceptables, et M. Turcotte vit s'évanouir à jamais son rève favori: celui d'acheter le ‘ Platon ” à un prix nominal et d’en faire don au Collège. Il fut excessivement mortifié du mauvais tour qu'on venait de lui jouer, et il comprit à n’en plus douter, que le Gouvenement était la dupe des ennemis du Collège, et que lui et ses collègues de la corporation en étaient les victimes. Il protesta en vain contre les procédés dont on usait à son égard, et désormais toute son influence auprès du Gouvernement ne put obtenir d'autre résultat que celui de faire remettre à plus tard la vente du ‘* Platon. ”

En présence de cette attitude du gouvernement et des besoins absolus de l'institution, la corporation décida d'élever, à peu de frais, un bâtiment de quarante-huit pieds de long sur vingt-quatre de large, pour servir de dortoir. Elle vota, à cette fin, les crédits nécessaires et l’entreprise fut con

fiée à M.

la somme gence tel Cette consistait coté nord par une quon ya Pour dortoir q chambre :

dans la pe la biblioth autres chos châssis.

Telles dans le co

Page 1