‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 54 sur 217 · I. —No · texte numérisé non relu

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fiée à M. Pierre Lacroix, charpentier-menuisier qui, moyennant la somme de $800.00, fit exécuter ces travaux avec une diligence telle, qu'à l'ouverture des classes, tout était prêt.

Cette construction qui n'avait rien que de très simple, Fe, * consistait en un bas côté haut d’une douzaine de pieds du | côté nord et d’une vingtaine de pieds du côté sud. Il joignait 1 par une de ses faces le côté sud-est des Casernes, en sorte qu'on y avait accès par la salle de récréation. Ar

Pour agrandir la salle d'étude, l'on prit la moitié du petit : si dortoir qui lui était contigüe, l’autre moitié donnait une #. chambre assez grande pour servir dé classe. 3

M. lanneton ayant aussi décidé de prendre son logement dans la petite chambre de l’angle est de la maison, à côté de la bibliothèque, y fit faire les réparations nécessaires ; entre autres choses, il la fit plafonner, peinturer et garnir de contre- CE à châssis.

Telles furent les principales dispositions matérielles prises dans le cours des vacances de 1862.

IL—NOMINATION DE M. J. N. HÉROUX, PTRE., COMME DIRECTEUR DES ECCLÉSIASTIQUES.

Comme nous venons de le voir, la corporation avait à cœur de faire terminer leurs études aux élèves qui étaient entrés en Belles-Lettres, la première année. Pour atteindre ce but et éviter l'augmentation trop rapide du personnel, M. # Panneton s'était chargé de la classe de Rhétorique, durant l'année qui venait de finir. Egalement, pour l’année qui allait commencer, il voulait enseigner lui-même la Philosophie ntellectuelle, et il comptait sur M. Richard pour l’enseignement des Mathématiques. (Cependant, les divers offices de la

Panneton un surcroît d'occupation, et il avait un extrême besoin d’un aide capable et dévoué pour se charger de la direction des ecclésiastiques. Ceux-ci augmentaient en nombre; ils arrivaient plus jeunes et moins formés, et conséquemment avaient besoin d’une direction plus suivie.

Mgr Cooke comprit cette nécessité, et pour y pourvoir. |] n'hésita pas à prendre encore un des prêtres de l'évêché, et à se priver du ministère et des services de l'un des plus anciens vicaires de sa cathédrale, De même qu'à l'ouverture du Col. lège, il avait dû prendre dans sa propre maison le directe qu'il avait donné aux élèves, de même il dut encore y choisir le prêtre qu'il voulait placer à la direction des ecclésiastiques

Ordonné prêtre au mois de septembre 1858, après un cour de Théologie de quatre années au Séminaire de Nicolet, Mon: sieur Joseph Napoléon Héroux avait exercé successivement le saint ministère dans les ‘vicariats importants de Ste, Ann d'Yamachiche, de la Baie du Febvre où il fut desservant pendant quelques mois, après la mort de M. Carrier, et enfin des Trois-Rivières. Il joignait donc aux connaissances théologiques puisées au Séminaire, l'expérience de quatre annéwx d'un ministère excessivement actif et difficile, Il était don

tout à fait apte à remplir la charge importante et délicate que son supérieur voulait lui confier. En outre, les liens de parenté et d'intimité qui l’unissaient à M. Panneton, rendraient à tous

deux la besogne moins lourde et le séjour du vieux manoir plus agréable.

Cette nomination de M. Héroux à la direction des ecclésiastiques et à l’enseignement de la Théologie était tout à fait heureuse ; non-seulement pour les raisons exposées plus haut mais parce qu'elle devait contribuer à don ner une importance plus grande et un nouveau relief à l'institution. En outre, M Héroux venait, par la mort de ses grands parents, de recueillir les biens d’une jolie succession et il pouvait, dans un moment donné de détresse, devenir la Provid In Collège, comme en effet il le fut plus tard. Enlin somme dernier signe des vues particulières de Dieu ette nomivwation, on remarqua que lui aussi, comme | président de ja corporation et le directeur des élèves, portait le nom du patron et du protetteur de l'institution, du Bon S. Joseph.

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