VII— CONCOURS DU BACCALAURÉAT ET DISTRIBUTION DES PRIX
Nous voici arrivés à l’époque solennelle du concours tou-
jours si redouté du baccalauréat. Ce grand tournoi littéraire
où les élèves de cinq institutions entraient en lice est fixé, cette année, au 4 juillet. Chez nous, comme le concours était encore volontaire, un bien petit nombre de jouteurs se présentèrent pour subir les épreuves qui furent présidées par Monsieur l'abbé Primeau du Séminaire de Ste-Thérèse. Cependant Mr Panneton avait l'espoir que Mag. McLeod qui consentait à entrer de nouveau en lice, et Em. Guilbert qui était aussi fort bien préparé, arriveraient tous deux au baccalauréat. Sinon, l’insuccès de ces deux élèves porterait un coup fatal aux aspirations des meilleures intelligences des classes inférieures. Quand donc le résultat de la correction des épreuves fut connu, et qu'il fut bien constaté que des élèves d’un talent supérieur comme l’étaient Mag. McLeod, Em. Guilbert, P. Em. Dupont, Elp. Godin n'avaient obtenu qu’un mince succès et étaient simplement ‘ des inscrits”; ce fut pour Monsieur le directeur une immense déception, et en présence du verdict étrange qui était rendu sur le mérite de quelques-uns de ses élèves, il ne put se défendre contre l’idée que ceux-ci devaient être les victimes de quelque grave erreur, et il résolut de s’en assurer par lui-même. En effet, il ne tarda pas à constater que la composition littéraire d’un élève des Trois-Rivièeres avait été trop légèrement appréciée et qu'elle devait mériter à peu près le double des points qu'on lui avait attribués, ce qui aurait été plus que suffisant pour faige passer cet élève de la seconde catégorie dans la première. Ayant donc constaté la possibilité de ces erreurs qu’il ne croyait pas pou-
7 10] 2° 008 murs
ce 100 ve
voir arriver dans une institution aussi parfaite qu'était censé l'être l'Université, Mr Panneton cessa dès lors d’attacher une aussi grande importance aux examens du baccalauréat et il ne fut plus possible pour lui d'accepter le jugement porté sur ses sujets par l'Université-Laval, comme un infaillible brevet de capacité ou d'incapacité, quand ce jugement venait renverser entièrement celui qu'il avait déjà porté sur ces mêmes élèves, après une constatation journalière de leur travail, de leur application et de leurs succès.
Cependant, si médiocre que fut le résultat de l'examen du concours, considéré comme ensemble, ce fut encore un succès, Car la moyenne obtenue par notre Collège, 79.1, le plaçait au second rang, après le Séminaire de Québec dont la moyenne était de 81.7. La moyenne des autres collèges était 71.7 pour Nte-Anne, 548 pour Ste-Thérèse, 51,2 pour Nicoiet. La moyenne œénérale était 67.7.
Le tableau général du concours porte les noms de cinquante-six concurrents appartenant aux cinq collèges afliliés. Le Séminaire de Québec y figure au premier rang non-seulement par la moyenne générale du succès, mais encore par le nombre des candidats qui est de 16 et par celui des bacheliers qui est de 4 Le Collège de Ste Anne, bien que placé au troisième rang par la moyenne de son succès, à cependant deux bacheliers sur neuf candidats. Le Néminaire de Ste Thérès: en a un sur douze. Le Séminaire de Nicolet avec 14 concurrents et le Collège des Trois-Rivières avec 5, n'ont pu avoir aucun bachelier. Cependant, l’insuccès de nos élèves mis en regard de celui des élèves de Nicolet n’était pas aussi humiliant qu'il le paraissant tout d'abord ; au contraire, il prenait presque les preportions d’un triomphe ! Au moins c'était une réponse assez péremptoire, donnée par des faits, à ceux qui prétendaient que les études étaient beaucoup plus faibles aux Trois-Rivières qu'elles ne l’étaient à Nicolet, et qui. sous ce prétexte, cherchaient à nous enlever des élèves.
Malgré les désavantages et les déceptions qu'il rencontrait au concours du baccalauréat, le Collège des Trois-Rivières bénéficiait cependant de son affiliation à l'Université-Laval, en
fran Ném
com encc bien chal
juill
d'im coul cent suce
que
la p appl dans colle sem dav:
‘ensé une et 1] é sur r'evet renimes
JÉ de
n du eces, it au enne pour enne
ciniliés.
eulear Le liers troileux érèse icuravoir is en uminait
une K qui aux
1s ce
trait icres , en
ce que les examens excessivement difficiles auxquels se trou- “aient soumis les élèves, mettaient de plus en plus en relief la force des études ; le résultat des concours lui donnait des armes pour se protéger contre ses ennemis et pour confondre ses détracteurs. In outre, dans les temps de crise qu'il lui restait à traverser, l'appui moral du Séminaire de Québec lui serait parfois d'un grand secours. L'intérêt et la sympathie qui lui seront témoignés de ce côté-là, le consoleront des contradictions et des misères qu'il lui faudra endurer de ce cotéei. J'ai dit appui moral : car le Séminaire de Québec n'a jamais, que je sache, aidé de ses deniers le Collège des Trois-Rivières. Mais, en plusieurs circonstances, il a, avec une extrème bienveillance, voulu mettre son crédit au service de notre maison et se charger même de transmettre nos commandes en Europe. Voilà pourquoi M. Panneton lui garda toujours une profonde gratitude qui, à cette époque, avait une expression toujours franche dans les lettres qu’il échangeait avec les messieurs du Néminaire de Québec.
Depuis plus de deux, même de trois mois, le jeune écolier comptait les semaines, les jours et les heures qui lui restaient encore avant l'ouverture des vacances. Elles arrivaient alors bien tardivement. Il fallait pendant plus d'un mois subir les chaleurs excessives du solstice d'été. Mais l'aurore du 12
juillet s'est enfin levée, pleine d'espérance, de crainte et
d'impatience. C’est le jour de la rétribution, c’est le jour des couronnes, c’est le retour au foyer paternel. Les élèves dilicents et studieux hâtent de leurs vœux le moment solennel de la proclamation officielle de leur application et de leurs succès. Les paresseux redoutent maintenant le silence même que gardera le PALMARE sur leurs noins.
Les jouissances intimes de la famille qui se réveillent par la présence de la mère qui sourit à son enfant, du père qui applaudit à ses succès, commencent à reprendre leur empire dans l’âme des enfants et contrebalancent déjà les plaisirs du collège. Les élèves aspirent à ces jouissances avec un empressement qui devient plus vif à mesure qu'elles approchent davantage.
mn!
Cependant, malgré tout leur désir d'aller se jeter dans les bras des parents qui les attendent là-bas, ils veulent donner à ceux qui sont ici le plaisir d'assister à une grande et belle séance littéraire, dramatique et musicale. Je ne puis donner une meilleure idée de cette jolie séance, qu'en en reproduisant en entier le programme tel qu’il fut exécuté :
10 Ouverture: musique par l'orchestre.
20 Discours de circonstance par Napoléon Caron, élève de Philosophie.
8o Musique—piano (duo exécuté par Alb. Olivier et 0. (rariépy).
4o Discours sur l’histoire du Moyen âge, par Jules Hardy, élève de Versification.
5o Chant (L'Evlise sur la mer du monde) solo et chœur.
6o Discours sur la poésie par Philippe Guillet, élève de Belles-Lettres.
7o Musique par l'orchestre.
8o Concours des rhétoriciens pour le prix d’élocution entre
MM. P.S. Dagneault (vainqueur dans cette lutte oratoire)
‘#° Edm. Panneton, Elp. Godin, Zot. Rousseau, Em. Guilbert, AIf. Larue, John Cooke, Em. Dupont. Jo Chant montagnard (La Varsovienne par AIf Rolland. 100 Piano (anvil chorus) duo exécuté par Ph. Camirand et A. Olivier.
110 PIÈCE DRAMATIQUE (La malédiction) en trois actes.
120 Premier entr'acte : Musique par l'orchestre.
Chanson (Le brigand calabrais) par À. Larue.
Piano (Deux mélodies de Donizetti) par À. Olivier et O0.
(Grariépy.
130 Necond entr'acte : musique par l'orchestre. Chant montagnand (La Tyrolienne par Alf. Rolland). 14o Après la pièce : Musique par l'orchestre.
par bien un tout
miel avec les a
en S(
l'his réats porte Phil rIqu derni Baril Naul le se Synt:
Mart Ni. À quin:
cent
Les h Vacar
du dc
e de
tion
oire)
Jont.
nd.) hd et
150 Chant de circonstance (Distribution des prir) avec acct. d'orchestre.