CHAPITRE DIX-NEUVIÈME
LA CINQUIEME.ANNEEX 1864-65.
a " Æ- — —— — I—TRAVAUX DES VACANCES.
M. Héroux profita des vacances pour faire faire aux vieilles casernes, certaines réparations à l'effet de les rendre plus hubitables. Réparations à la toiture, plafond dans la chambre de M. Panneton, plafond et armoires dans la sienne propre, couloir entre sa chambre et la salle d'étude pour donner communication à la tourelle ouest; au premier étage, chambrette à coté du vestibule pour servir de parloir, réparations aux escaliers ; dans la cour de récréation, nouveau kiosque pour remplacer le berceau plus que rustique élevé par M. P. Hubert, tels furent à peu près tous Les travaux exécutés par les soins de M. Héroux pendant les vacances de 1864.
Il n'en fallait pas davantage pour ach° ver de vider la bourse du procureur, et plus que jamais il devenait nécessaire d'aviser aux moyens de venir en aide à l'institution.
Le moyen le plus praticable et le plus prompt était d'organiser un bazar. C’est ce que comprirent les amis du Collège et, se mettant immédiatement à l’œuvre, ils furent prèts à tenir ce bazar vers la fin du mois d'août. Les bons Frères des Ecoles Chrétiennes voulurent bien donner l’usage de leur grande salle qui, à cette époque, se trouvait être la seule ccn. venable à cet effet.
Ce bazar, quoiqu'improvisé donna un résultat qui parut extraordinaire, comparé à celui des bazars précédents. Le profit net s’éleva à la somme de $525.00. C'était fort peu de chose pour liquider une dette qui quadruplait presque cette somme; cependant cela put suflire à satisfaire les créanciers les plus empressés et les moins indulgents.
Mais le bazar eut un résultat moral autrement important que ce succès matériel, si beau qu'il füt, eu égard aux moyens de la population catholique, il eut pour effet de mettre en relief l'enthousiasme des trifluviens pour leur Collège, et de faire voir les efforts généreux et les sacrifices qu'ils étaient prêts à faire pour en assurer l'existence.
Vers le même temps, plusieurs des principaux citoyens donnèrent une preuve nouvelle de leur bonne volonté, et leur démarche consignée dans les archives de la maison demeurera à jamais comme un témoignage officiel de leurs excellentes dispositions à l'égard du Collège.
Voyant que le bazar n'avait pas produit une somme assez ronde, ils ouvrirent immédiatement une liste de souscription. motivée sur des considérants qui rappellent les principaux avantages que les citoyens tirent de l’existence du Collège et les raisons qu'ils ont de lui prêter un secours efficace. ‘ Cette “ souscription faite dans le but spécial d'aider l'institution à ‘ payer ses dettes, n’est pas un don, mais un prêt sans intérêt, “ remboursable en pension ou en instruction. ” Elle produisit la jolie somme de $700.00, laquelle fut remise au procureur du Collège, pour être employée selon les conditions expressément spécifiées.
Forts de ces encouragements diveïs, les directeurs reprirent la besogne, sinon avec plaisir, du moins avec un courage et une énergie nouvelle.
Mr Lawler ayant quitté la ville des Trois-Rivières pour aller chercher aux Etats-Unis une position plus lucrative, la corporation du Collège reprit l'usage du ‘“ Château-bleu,” Île divisa en deux pour y mettre des classes, fit des arrangements
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