‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 87 sur 217 · S VO · texte numérisé non relu

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“suivant la coutume, ils chargeaient l'un d'entre eux de lui présenter ane adresse qui fut l'interprète des sentiments et “ des vœux de la communauté envers celui à qui les grands : progrès du Collège sont dûs en premier lieu. ”

‘“ Lo soir, les élèves donnèrent une belle séance drama- ‘tique à laquelle assistait Sa Grandeur Mgr Cooke, accompa- *œnée des grands vicaires €, O. Caron et L. Laflèche, tous les ‘prêtres de l'évêché et plusieurs des premiers citoyens de la ‘ville. Les deux pièces intitulées, l'une “ LA NURPRISE, ” ‘l'autre, le “ Brelan de savants ” furent bien exécutées. Nous ‘avons surtout remarqué parmi les acteurs, John Cooke qui a ‘joué les deux principaux roles dans les deux pièces, avec un ‘rare talent, La voix, le geste, tout était naturel chez lui. Un autre jeune acteur qui jouait pour la première fois et ‘qui s’est particulièrement distingué, est M. F, X. Cloutier ‘élève de Belles-Lettres. Nous devons aussi mentionner MM. “ Alp. Camirand, EF, X. Baril, A. Duval et Chs. Milot qui ont ‘tous bien remplis Les rôles qui leur avait été donnés.

“ Le chant et la musique instrumentale n'a pas cédé le “pas au drame. Lo chant de clôture, ‘14 est minuit, ” a été “exécuté avec le plus brillant succès et a dignement couronné cette magnifique soirée …

Une de nos compagnies de volontaires, capitaine H. G. Mailhiot, arriva en ville, le samedi après-midi, 21 avril, avec le premier bateau du printemps venant de Montréal. Les citoyens lui firent une réception enthousiaste à laquelle assista la communauté avec sa compagnie et sa fanfare. Le capitaine Mailhiot fut si charmé de cet acte de courtoisie de la part des messieurs du Collège, qu'il en témoigna sa reconnaissance à M. le directeur par une lettre dans laquelle il joignit une offrande au profit de la fanfare.

Voici le mois de mai, c’est le mois consacré à honorer la Vierge Bénie. La communauté fait les exercices sole nnels du mois de Marie à l’église paroissiale à six heures du soir.

Le vingt-quatre mai de cette année eut lieu, au Séminaire de Nicolet, la réunion générale des anciens élèves. Presque tous

les directeurs et professeurs du Collège des Trois-Riviéres a ciens élèves de Nicolet, prirent part à cette démonstration qui eut un immense succès. Le soir du même jour, M. Panneton réunissait à sa table tous ceux de ses confrères de classe qui avaient assisté à la fête de Nicolet.

Pendant que leurs directeurs et leurs professeurs allaient retremper leur filiale affection auprès de leur A/ma Mater, les élèves trifluviens fétaient joyeusement notre gracieuse souveraine. La compagnie et la fanfare allaient parader en ville et, à l'heure d'ordonnance, le salut royal était tiré avec force démonstration de loyauté.

Le 1er juin, les Féniens après bien des menaces et d’innocentes bravades, se décidèrent enfin à agir et à envahir le territoire canadien. Ils s'emparèrent par surprise du fort Erié et commirent des dégats considérables sur la frontière bas-canadienne dans les environs de St-Jean. Le Gouvernement canadien comptant sur les Etats-Unis qui avaient pro: mis d'empêcher tout acte d'hostilité, ne s'attendait nullement à cette invasion et pour y résister, 1l se hâta de mobiliser

toutes les compagnies de volontaires. Mais celles-ci, depuis leur rentrée au foyer, s'étaient passablement désorganisées. Nombre de soldats étaient occupés aux travaux des champs ou à la descente du bois de commerce dans les diflérents aflluents du St-Laurent. Les compagnies de la ville partirent précipitamment, avec le contingent qu'elles purent réunir dans la nuit du trois juin.

L'agitation et l’émei causés dans tout le Canada, par cette invasion soudaine de flibustiers sans aveu, sans chefs et sans drapeau, furent des plus grands et n'étaient égalés que par l’appréhension que l’on avait d’être envahis en même temps par le choléra. Car, dès Ja fin d'avril, l’on avait signalé l'apparition de ce dernier à Halifax.

Par mesure de prudence et pour parer à toute éventualité, l'Université-Laval avait fixé une partie de ses concours at 4-5-6 juin, réservant l'histoire générale pour le temps ordinaive si l’on pouvait s'y rendre, ou bien au retour des vacances

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si l'épidémie forçait les collèges à prendre des vacances anticipées. En conséquence, aux jours fixés, nos rhétoriciens subirent leurs épreuves sur la composition, la littérature et les trois devoirs. Nous donnerons plus loin le résultat de ce con COUTS.

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