VII NOUVELLES DÉMARCHES POUR L'ACHAT DU ‘“ PLATON
Vers le même temps, les chambres étant réunies à Ottawa, M. Héroux engagea avec le député des Trois-Rivières, M. C.B. de Niverville, une correspondance ayant pour objet l'achat du ‘ Platon. ” On voit, par les lettres qu'ils échangèrent alors entre eux, qu'il fut fait de très grands eflorts pour amener le Gouvernement à entrer en marché avec le Collège pour la vente de sa propriété du ‘ Platon. ?” M. Niverville entretint méme pendant quelque temps les plus belles espérances, en s'appuyant sur les dispositions favorables des ministres. Il invita M. Panneton et M. Héroux à aller à Ottawa, pour travailler de concert avec lui à négocier cette grande affaire. En eflet, ces messieurs firent le voyage à la capitale, vers la fin du mois de juin. Malheureusement le mouvement fénien était trop récent et trop menaçant encore : on donna ce prétexte au refus de se départir de cette propriété de l’Ordonnanre. Mais ce prétexte cachait d'autres motifs qu’on n’osait avouer, surtout il voilait magnifiquement bien les intrigues et l'opposition des ennemis du Collège. En conséquence, toutes ces nouvelles démarches furent faites en pure perte, et le Collège en fut quitte pour défrayer les dépenses de voyage de ses directeurs.