IX—EXAMENS ET DISTRIBUTION DES PRIX
Le quatre juillet eut lieu la dernière épreuve du concours du baccalauréat, sur l’histoire générale et la géographie. Le résultat qui fut connu le samedi suivant fut très fort pour tous les collèges, extraordinaire même pour Québec et Kte- Anne. La moyenne générale fut de 77.4, c'étaient treize points et trois dixièmes de plus que la moyenne de l'année précédente. Malheureusement notre Collège, bien qu'il arrivât au but avec une moyenne plus haute que l’année précédente, ne tenait pas un rang aussi honorable que celui qu'il avait pris dans les deux concours antérieurs.
Il y eut, pour la Rhétorique, soixante et quatre concurrents, partagés entre les cinq institutions qui concouratent ensemble depuis trois ans, savoir : vingt-trois à Québec, seize à Nicolet, dix à Nte-Thérèse, huit aux Trois-Rivières, sept à Nte-Anne. Les moyennes particulières aux différentes institutions placaient au ler rang, Québec avec une moyenne de 85.6 sur 23 candidats dont 9 bacheliers ; au 2e rang, Ste-Anne avec une moyenne de 85,2 sur 7 candidats dont 2 bacheliers : au 5e rang, Nte-Thérèse avec une moyenne de 72,8 sur 10 candidats ; au 4e rang, Trois-Rivières avec une moyenne de 72,4 sur 8 candidats dont 2 bacheliers ; au 5e rang, Nicolet avec une moyenne de 71,3 sur seize candidats dont 2 bacheliers. On voit encore par ce résultat que ce n’est pas le nombre de bacheliers qui donne la force du concours ; car Nte- Thérèse, quoique n'en ayant pas, avait cependant un meilleur succès général que Nicolet et Trois-Rivières. Quant à ces deux dernières institutions, on pouvait cette année, eu égard à la légère différence qui les séparait, les mettre sur un pied d'égalité, d'autant plus qu’elles avaient toutes deux un égal nombre de bacheliers.
Ce n’est pas tout de savoir comment les rhétoriciens ont subi leurs examens, il faut voir aussi comment les autres
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classes se sont tirées de cette épreuve. Voyons un peu les moyennes : Philosophie satisfaisant, Rhétorique très bien ainsi que nous venons de le voir, Belles-Lettres très bien, Versification très bien, Méthode très bien, Syntaxe bien, Eléments très bien, Cours Commercial bien. Le résultat de ce second examen accuse un progrès sensible sur le premier, il n'est pas même simplement bon, il est excellent.
Le cinq juillet, eut lieu l'examen ou la revue de la compagnie militaire par le major R. Masson. Nos soldats y furent successivement commandés par MM. Réné Dupont, John Cooke et Elphège Godin, et ils firent les exercices tant de compagnie que de bataillon. Le major fat très satisfait de cette revue et 1l en témoigna son contentement dans les paroles qu'il adressa à la compagnie: “Je ne suis pas dans l'habitude “ de faire des compliments, mais j'aime la vérité et je vous “ dirai que je suis excessivement satisfait de la compagnie “ du Collège des Trois-Rivières. J’ajouterai même que mes “ paroles ne peuvent exprimer tout mon contentement à votre “égard. Plusieurs d’entre vous possèdent parfaitement leur “ bataillon, sans avoir été à l’école militaire ; je puis dire, si “je ne considère que le mérite des officiers, qu’il n’est point “ dans tout mon district, de compagnie capable d'entrer en “ comparaison avec celle du Collège des Trois-Rivières.”
Fière de ce beau témoignage, la compagnie alla le lundi soir, 9 juillet, veille de la sortie, parader sur le champ de mars, en face de l’évêché : “ Elle a, ” dit le Journal des Trois- Rivières, ‘“ sous l'habile direction du capitaine Dupont, “exécuté diverses évolutions avec une précision et une régu- “larité à ravir tous les nombreux spectateurs. La bande du “ Collège a joué à diflérentes reprises des airs joyeux avec “ beaucoup d’entrain et de savoir-faire. Mgr Cooke, MM. les “orands vicaires Laflèche et Caron, tous les prêtres de lé- * vêché et ceux du Collège y assistaient, ainsi qu'un grand “nombre de citoyens marquants de la ville.
“ M. le grand vicaire Laflèche leur adressa quelques pa- “roles d'encouragement. Il paya un large tribut de recon-
“naissance à nos collèges qui savent si bien former et es ‘ hommes de la force morale et les hommes de la force physi-
| Ko “que. Iles engagea à se montrer toujours et en toutes cir- | M? "7 5 ‘ constances de braves soldats, à ne jamais reculer devant Hire “ l'ennemi, à mourir s’il le fallait sur les champs de bataille. RON ‘“ Jeur rappelant que le soldat qui meurt au poste d'honneur
[h | ‘en défendant sa patrie est un martyr glorieux. Ces paroles
‘empreintes du patriotisme le plus brûlant et sorties d'une - poitrine où bat un cœur si canadien firent une profonde im. ‘* pression sur les hommes de la compagnie et des applaudislh “ sements frénétiques partis de fous côtés vinrent les couvrir. | “ Honneur à la compagnie du Collège, car nous sommes sûr
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| “que, dans un moment donné, elle ferait noblement son . ù “ devoir sur les champs de bataille... À Fe | Le 10 juillet, dans la salle de récréation du Collège, eut “] | IETE lieu la séance solennelle de la distribution des prix, présidée ] | | par Sa Grandeur Mgr Cooke, entourée d’un grand nombre de ] > prêtres du diocèse et des diocèses étrangers et aussi de piu- “] sieurs laïques distingués. Voici le programme de cette “] séance.
Musique de Ja fanfare : Ronde du village. fu Discours d'ouverture . par M. F. X. Cloutier. Fe Concours entre messieurs les rhétoriciens, Ph. Guillet, BE M. Rheault, Aug. Dame et Ep. Nobert pour le prix d'élocuun tion, lequel fut décerné à M. Aug. Dame. Me 1} Musique : Marche de la victoire. be.
| Discours sur la Physique par M. Elphège Godin. Ch. | ï Chœur de Montagnards : L'enfant des montagnes. Tr | Drame : Le brelan de savants. bre
Musique : Marche de Faust.