‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières [microforme]Chapitre 93 sur 217 · I— IN · texte numérisé non relu

I— IN

Ce fat vers le 15 du mois d'août que M. le procureur mit devant les membres de la corporation du Collège un état des ( finances de l'institution. Il ne chercha pas à pallier le mal, t ni à en exagérer les dangers. Mais M. Panneton s’efforça de C | convaincre les membres de la corporation, qu'ils devaient Î | aviser aux moyens de sortir au plus tôt de cette impasse, Il q fit voir que l'expérience des deux dernières années ne leur F permettait pas de compter sur les ressources ordinaires du P Collège pour en arriver là, qu’en conséquence, il fallait néces- P sairement recourir à quelque mode extraordinaire. Tous | \ admirent qu'il était urgent de mettre un terme à une situa- | tion si précaire et si gœêènante pour le bon fonctionnement de fi k À l'institution. Mais quel moyen prendre pour arriver au but ? a } C'était toujours là que se trouvait le nœud gordien de la 4 question. Cependant on résolut de sonder l'opinion publique ; des trifluviens sur l’à-propos de maintenir leur collège. Une af assemblée générale des citoyens fut convoquée pour le 22 T F août, à trois heures de l'après-midi. La convocation de cette , assemblée donna lieu au ‘ Journal des Trois-Rivières ” de 5 j ik faire les réflexions suivantes : à j ……………. “ Inutile de dire que cette assemblée a un objet de

des plus importants. Elle est faite dans le but d'apporter

RS AN L'an MONET EE ES

ORPORA-

reur mil état des + le mal, fforça de devaient passe. Il ne leur aires du uit nécesre Tous ne situa- ‘nent de au but ?

on de Ja publique re. Une ar le 22 de cette res ” de

un objet ‘apporter

ve. 248 —

une heureuse solution à une question qui intéresse haute: ment tous es citoyens des Trois-Rivières, celle même de l'existence d'une institution qu'ils ont eu à cœur de voir fonder en cette ville, et qu'ils doivent parcillement avoir à cœur de voir se maintenir solide et prospère, Ce serait pour les citoyens de cette ville avoir travaillé en vain, ce serait avoir fait des sacrifices en vain, que de reculer aujourd'hui devant la tâche qu'ils s'imposaient si courageusement et si glorieusement en 1860. ”

“ Pourquoi les citoyens des Trois-Rivières s'unissaient-ils tous comme un seul homme lorsque s'agita la question de fonder un collège au milieu d'eux ? C’est qu'ils sentaient, c'est qu'ils étaient persuadés qu’une institution de ce genre aurait les meilleurs résultats pour l'avancement, le progrès et l'honneur de leur ville. Ils voulaient répandre avec plus de profusion au milieu d'eux les bienfaits d'une haute éducation, sachant bien qu'une bonne et saine éducation contribue dans une large mesure à la prospérité de la population où elle exerce sa bienfaisante action. Ils ont, en conséquence fondé un collège qui, sous le rapport de l’enseignement, à déjà obtenu les succès les plus brillants, un collège qui a prouvé, en plus d’une occasion, que l'éducation qu'on y puisait ne la cédait en rien à celle que l’on donne dans les premières maisons du pays.”

Mais il s’est produit quelques difficultés financières auxquelles il faut aujourd'hui apporter un remède prompt et efficace. I] ne faut pas, pour l'honneur et l'intérêt de la ville que ces difficultés existent longtemps ou qu’elles conduisent à la ruine une institution fondée sous de si heureux auspices, et dont les commencements ont été si glorieux pour tous ceux qui ont contribué à en jeter la base. Les citoyens des Trois- Rivières peuvent être convaincus que si le collège qu'ils possèedent maintenant venait à se fermer, ce n’est pas probablement de sitot qu'ils pourraient en fonder un second. Soutenons donc celui que nous avons aujourd'hui. Unissons-nous tous dans un seul et même but, celui d'assurer l’existence de

Page 1