‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières; première periode de 1860-à 1874Chapitre 1 sur 84 · Histoire du Collège des Trois-Rivières; première periode de 1860-à 1874 · texte numérisé non relu

Histoire du Collège des Trois-Rivières; première periode de 1860-à 1874

A VOUS, les membres de la famille trifluvieuue, directeurs, professeurs et élèves, à vous qui avez été ou mes supérieurs, ou mes confrères, ou mes enfants, je viens aujourd'hui faire hommage d'un livre qui m'a coûté bien des veilles et bien des travaux. Je \ iens vous l'offrir avec la confiance que vous l'accueillerez favorablement, malgré les nombreux défauts qu'il peut avoir. Je ne sais si je me fais illusion; mais il me semble que la plupart d'entre vous le lirez avec plaisir. Du moins c'est cette conviction qui m'a fait vaincre la répugnance que j'avais à le livrer à la publicité, et qui vous explique l'épigraphe qu'il porte en tête : Hœc acribiinus vobis, ut g'ciudeatis. I S. Joan 1.4.

Ce qui me porte à croire que la publication de ce livre fera plaisir à nos anciens élèves, se sont les sentiments que j'ai moi-même éprouvés en y travaillant. Oh ! que de douceurs et de charmes j'ai goûtés, à évoquer tous ces souvenirs du passé, à faire revivre ces scènes de la vie de Collège, à

m'eutreteuir aveo vous tous, de nos joies et de nos douleurs, de nos luttes et de nos triomphes, de nos jours de fête et de nos jours de deuil.

Il connaissait bien le cœur humain cet ancien poète qui chantait : Qkœ fait durum pâli, memennse diilce est ! Oui, c'est précisément parce que le Collège a connu les longs jours de l'épreuve et de la soutFrance, qu'il lui est si doux aujourd'hui de se rappeler son passé glorieux ! C'est parce que j'ai été le témoin constant de ses grandes tribulations, quand toutefois je n'étais pas le patient même, que j'ai dû prendre sur moi la tâche de conserver tous ces souvenirs aujourd'hui si pleins de douceur, memenisse dulce est.

Cependant, bienveillants lecteurs, je vous avouerai en toute franchise que, c[uand j'ai commencé à recueillir les notes qui ont servi de base à ce travail, j'étais loin de soupçonner que je serais un jour l'historien du Collège. Plus tard, quand cédant aux instances des amis de l'institution qui me pressaient de mettre un peu d'ordre à ces notes, j'ai travaillé à leur donner une forme ; alors encore, je n'avais pas d'autre but que de laisser dans les archives de la maison, des matériaux que des mains plus habiles pourraient, à l'heure voulu»', aisément exploiter.

Mais, voici que ceux-là même qui m'avaient poussé à écrire mes souvenirs du passé, me pressent maintenant de les livrer à la publicité et de les offrir à nos anciens élèves, à l'occasion des noces d'argent du Séminaire et de la première grande réunion de la famille trifluvienne. Il ne m'appartient pas absolument de juger s'ils ont eu tort ou raison de me donner de tels conseils, et de m' avoir persuadé que mon travail intéresserait tous ceux qui sont passés par le Collège des Trois-Rivières. Vous en jugerez vous-même, quand vous

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