‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières; première periode de 1860-à 1874Chapitre 65 sur 84 · CHAPITRE TRENTE-SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-SEPTIÈME

Appréciatiox générale de la treizième année.

Pendant que Ton travaillait à élever, à grands Trais, l'édi- Rce matériel du Collège des TroisTiivières, l'édifice intellectuel avait grandi dans des proportions analogues. Pour favoriser le développement de ce dernier au cours classique proprement dit, l'administration s'était attachée des professeurs prêtres dont le dévouement à la maison était aussi intelligent que désintéressé. L'on avait en outre chargé spécialement un prêtre, M. Elp. Godin de diriger les classes du Cours commercial.

Aussi, en présence des efforts faits par les directeurs de la maison pour mettre sur un bon pied cette partie du nouveau programme d'études, la confiance ^u. public ne fit-elle que s'accroître de plus en plus, et l'on en vit une preuve manifeste dans le nombre toujours plus considéraole d'élèves qui demandaient leur admission.

Inutile de faire l'éloge de ces bous enfants ! Le fait seul d'accepter les conditions de la vie de communauté, telles qu'elles se présentaient alors au Collège des Trois-Rivières où ie trop grand nombre d'élèves devenait pour chacun l'occasion de sacrifices journaliers, parle suffisamment en leur faveur. D'un autre côté, nous avons vu en quel honneur avaient été les études historiques et les travaux littéraires par les séances publiques si pleines d'intérêt, données par me>ssieurs les académiciens.

Parmi les souvenirs qui sa rattachirout à Tanuée scolaire 72-73, la lettre du St-Père et la bénédiction de la pierre angulaire du nouveau Collège resteront sans doute les plus saillants et les plus beaux ; mais les visites distinguées de Mgr. Faraud et de Mgr Bourget ne pourront non plus jamais être oubliées. Le revers de la médaille ne porte guère autre chose que quelques insignes de deuil, se rapportant à des personne»-indirectement liées à l'histçlre du Collège?.

Les élèves sortis durant le terme scolaire 71-72 avaient porté le nombre des anciens à 411 ; c'est-à-dire qu'il y en eut 89 qui allèrent rejoindre leurs confrères déjà engagés dans les divers états de vie. Parmi eux, trois sont devenus prêtres dans le clergé sé-ulier, MM. Greorges Brunel, François Lessard et Andrew Egan ; deux autres se sont faits jésuites, Charles Caron et son frère Hormisdas ; deux autres étudièrent le notariat, Jos. Picher et Arth. Pichette ; quelques-uns embrassèrent l'agriculture, Hormisdas Duval et Fort. Lafontaine, un plus crrand nombre chercha à se caser dans le commerce, Arthur Brunel, Nap. Clément, Edm. Grenier, Méd. Tousignant, Frobey Yalentine et Zép. Prince. Comme toujours, la plupart des autres ne surent C[ue faire.

Les 205 élèves que nous avons eus cette année et sur lesquels on comptait 79 nouveaux, étaient répartis dans les (dasses comme suit : Philosophie 7, lihétorique 7, Belles- Lettres 13, Troisième 13, Quatrième 14, Cinquième 25, Sixième 34, Septième 35, Huitième et classe spéciale 57. H y eut 35 pensionnaires, 123 quart-pensionnaires et 45 externes. Les élèves de la ville et de la banlieue étaient au nombre de 72, cent autres venaient des différentes paroisses du diocèse. On comptait 33 étrangers dont le plus grand nombre vtMiait des Etats-Unis, et en particulier de Newark, N. .T ; car nous avions là un des nôtres, M. l'abbé P. S. Dagneault qui travaillait activement à envoyer des élèves à son Aima Mater.

La fanfare était alors formée des élèves suivants : Jos. Jacques, Alex. Dugré, Grust. Lamothe, L. D. Grenier, P. Cloutier, J. Harnois, Narcisse Grenier et Edm. Beaudoin.

Le bilan des finances de Tannée se résout dans les cliilIVes suivants : montant des recettes $8132.72, montant des dépenses $7616.11, montant de la dette active $1155.00, montant de la dette passive $1350.47, donnant en définitive une balance à l'actif de $321.14, c'est-à-dire, que la légère balancée passive de l'année dernière était passée à l'actif cette année, et accusait en conséquence une amélioration de $336 dans la somme totale des affaires de la présente année.

L'allocation du gouvernement ne fut cependant que de $1197 contre $1276 qu'elle avait été l'année précédente. Cette diminution fort intempestive fut signalée à l'attention de l'Honorable Ministre de l'Instruction Publique dans le rapport annuel de la corporation en juillet 1873.

Celle-ci s'y plaint, en termes amers, de n'être pas secondée par le gouvernement dans un temps où ses besoins sont centuplés par la construction qu'elle est à faire, et qui ne devra pas coûter moins de $60,000.00.

Déjà elle avait dépensé $11,000 sur le nouvel édifice et cette somme provenait uniquement des souscriptions et autres contributions volontaires fournies par les citoyens des Trois- Rivières. La bâtisse du nouveau Collège avait donc été l'unique préoccupation de la corporation durant l'année qui venait de finir ; et les nombreuses assemblées qu'elle eut à tenir n'eurent point d'autre objet ; soit qu'il s'agit de considérer certaines propositions de l'entrepreneur, ou d'apporter certaines modifications dans les marchés, ou de décider de certaines augmentations jugées nécessaires.

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