‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières; première periode de 1860-à 1874Chapitre 64 sur 84 · PIE IX PAPE · texte numérisé non relu

PIE IX PAPE

Chers fils Salut et Bénédiction Apostolique.

Nous avons reçu votre adresse dans laquelle vous Nous exprimez et la soumission filiale que vous professez à Notre égard et à l'égard de ce Siège Apostolique, et les sentiments de filiale douleur dont vos cœurs sont remplis à la vue des persécutions et des tribulations que Nous endurons de la part des impies.

Ce témoignage de votre affection Nous a surtout été agréable, chers fils, en ce qu'il Nous fait clairement apercevoir que cette guerre terrible dirigée contre l'Eglise et ce Siège Apos tolique, devient pour vous un motif de vous attacher encore plus étroitement à Nous, et de réchauffer plus efficacement et plu"? profondément dans vos âmes votre amour et votre zèle pour la cause de Dieu et de la Religion. Mais rien ne Nous sera plus consolant, rien ne Nous sera plus agréable que vos prières constantes pour implorer sans cesse la divine clémence pour Nous et pour l'Eglise ; que vos soins et vos efforts soutenus, comme Nous ne doutons pas que vous le faites, à

servir la Divine Majesté, par une foi fervente, nue véritable justice, et l'exercice de toutes les vertus chrétiennes.

Pour Nous, tout eu louant vos pieux sentiments. Nous prions humblement Dieu d'affirmer vos excellentes dispositions pour le bien et par la puissance de sa grâce, de vous fortifier, de vous soutenir dans les travaux du Saint Ministère, dans les peines ou épreuves de cette vie, dans l'action du bon combat de la foi, et la correspondance à ses bienfaits.

Enfin, comme gag-e de Notre affection toute spéciale et augure des dons célestes, Nous vous donnons, dans l'effusion de Notre cœur, Notre Bénédiction apostolique à vous tous et à chacun de vous, Nos chers fils, qui avez signé l'adresse qui Nous a été remise de votre part, ainsi qu'à vos familles, selon votre prière

Donné à Ivome, près St-Pierre le 29 jauv. 187-3, De Notre Pontificat l'an vingt-septième.

Pie IX Pape.

Ce mois de janvier fut employée la préparation plus prochaine des examens qui commencèrent le 27 et se terminèrent le 8 février en donnant un très-bon résultat.

Au mois de janvier, ou vit disparaître de la scène de la vie, deux hommes dont les sentiments à l'égard du Collège des Trois-Rivières avaient été bien différents. M. l'avocat C. B. Genest, un de nos plus fervents amis et de nos bieufaiteurs, fut enlevé prématurément à l'affection de sa famille et à l'est,ime de ses confrères du Barreau dout il était un membre distingué. Quelques jours plus tard, messire Robert AValsh, un des professeurs du Séminaire de Nicolet, était lui aussi ravi d'une manière tout à fait inopinée à l'affection de ses amis et aux légitimes espérances qu'il donnait à l'iustitutiou dout il était membre. Il avait toujours été l'adversaire déclaré du Collège des Trois-Kivières.

A quelques jours de là, la mort faisait, ainsi c|ue nous l'avons déjà vu, une nouvelle victime dans la personne de M. L. St- Arnaud, jeune ecclésiastique du Collège des Trois-

Tiivièros dont le " Journal " du 17 février a fait un élogo bien mérité ; éloge que je trouve résumé dans cette phrase : " A toutes les époques de sa vie, on aurait pu lui appliquer avec vérité ces paroles du Divin Maître, " Beaii mvndo corde, quoniam ipù Deum videbunt. "

Comme avaient passé les premières semaines de l'année, ainsi s'écoulèrent les suivantes. L'immutabilité de la règle ramenait chaque jour, à heure fixe, la même série d'exercices^ prières, études, classes, récréations, etc. etc. Chaque semaine avait .son petit congé, chaque dimanche, ses divers exercices religieux.

YIII — Les fêtes du mois de mars.

Cependant le mois de mars approchait. C'était le mois consacré à honorer S. Joseph, c'était aussi durant ce naois que revenait la fête de S. Thomas d'Aquin, patron de l'académie. Les académiciens chômèrent leur fête patronale le 12 par une séance publique à laquelle furent priés d'assister M. l'administrateur, les messieurs de l'évôché et ceux du Collège. Ce fut M. le supérieur qui ouvrit la séance par la lecture de la lettre vénérée du Souverain Pontife, reçue depuis quelques jours seulement.

Puis M. le président, D. Houde donna le panégyrique de 8. Thomas. Le discours de M. Houde. écrit dans un style riche et pompeux convenait parfaitement à la grandeur du sujet. Il s'est appliqué surtout à faire ressortir dans son héros la grandeur du saint et le génie du savant. Il fut écouté avec une religieuse attention et fréquemment applaudi.

Après ce discours qui formait la partie principale de la séance, deux nouveaux membres académiciens MM. Gr. Lamothe et J.M. McDougall vinrent prendre leurs sièges et adresser quelques mots de remerciements pour leur admission dans la société.

Alors, M. le supérietir reprenant la parole, exalta S. Thomas d'Aquin, le proclamant l'Aigle de la science et en disant que ses nombreux écrits sur toutes les questions les plus

ardues de la Théologie et de la Philosophie étaient immaculés de toute erreur. La fanfare s'était chargée de la partie musicale de la fête et elle s'acquitta fort bien de sa tâche. Avant cju'on levât la séance, M. le curé émit une proposition qui ne pouvait déplaire aux jeunes écoliers. Il proposa que le prochain petit congé fut converti en un grand, en l'honneur de S. Thomas et de ses fervents disciples, messieurs les académiciens ; M. le supérieur ayant jugé bon de seconder la motion, elle ne rencontra pas, comme bien on le pense, d'opposition chez les élèves !

Le 19 mars, reprenant les vieilles traditions du passé, les élèves s'unirent aux membres de l'Union St-Joseph pour la célébration d'une messe solennelle à la cathédrale, eu l'honneur de leur commun Patron. Le chœur des élèves, sous la direction de M. Nap. Rivière Eccl., exécuta avec succès une messe complète en quatre parties. Le sermon de circonstance fut donné par M. l'Administrateur qui s'appliqua à développer les motifs de confiance que nous devons avoir eu la protection de S. Joseph. Le 23 mars, ce fut à l'académie, nouvelle séance publique à l'occasion de la fête du Collège. M. l'Administrateur du diocèse, M. le curé des Trois-Rivières, tous les prêtres de l'évêché et ceux du Collège assistaient à cette fête intime- La séance fut ouverte vers 8 heures P. M. par un morceau de music[ue exécuté par la fanfare du Collège, puis Mr Jacques exposa le programme de la séance, en annonçant une joute oratoire où l'on devait faire l'éloge des cjuatre derniers siècles du moyen âge. Mr P. Cloutier parut d'abord à la tribune comme avocat du lie siècle, Mr O. Pleau l'y suivit comme défenseur du 12e siècle, Mr Aug. Beaudry vint ensuite faire l'éloge du 13e siècle, enfin Mr J. Harnois fit l'apologie du 14e siècle. La lutte fut des plus intéressantes et la palme du triomphe chaudement disputée.

Mr Alexandre Dugré, taut en son propre nom qu'au nom des autres juges ses collègues, résuma la discussion, en criti- ([uant avec délicatesse les rares défauts des orateurs et en donnant à chacun sa part d'éloges et de félicitations bien

mérités. Voici en quels tonnes il a i'orniulé son jugiiment : " Mr Cloutier a plus de mérite que ses collègues sous le rapport des recherches historiques ; Mr Pleau au contraire l'emporte sur tous par la grandeur, la justesse et l'harmonie de son plan ; tandis que Mr lîeaudry domine ses adversaires par l'élégante facilité de son élocutiou et la synthèse toujours juste de ses idées. Le mérite particulier de Mr Harnois se trouve dans l'habilité supérieure avec laquelle il a lait ressortir un siècle en apparence inférieur aux trois autres. "

Les discours des orateurs furent entremêlés de morceaux de musique vocale et instrumentale, et cette séance à laquelle tous les auditeurs parurent prendre le plus grand intérêt ne fut levée que sur les dix heures.

Un mois plus tard, le 24 avril, Mgr Lalièche arrivait de Rome, après avoir accompli un voyage des plus heureux sous tous les rapx)orts, ainsi qu'il le dit lui-même dans sa réponse à l'adresse de bienvenue qui lui fut présentée par Mr le maire .T. N. Bureau, au nom des citoyens des Ïrois-Rivières. Le retour de Sa Grrandeur, après une absence de quatre mois, donna lieu aune série de démonstrations d'autant plus sympathiques c|u'elles étaient plus spontanées. D'abord à Montréal, bien que le convoi qui amenait l'illustre voyageur et ses compagnons arrivât tard dans la soirée, une foule considérable les attendait à la gare Bonaventure pour leur souhaiter la bienvenue. Les ovations dont Mgr Laflèche fut l'objet à St- Jean, à St-Henri des Tanneries et à Monterai furent sans doute plus éclatantes et plus grandioses, mais ne furent pas plus chaleureuses ni plus sincères c|ue celles cjui lui furent faites à chaque endroit de son diocèse, traversé par le chemin de fer et surtout à son arrivée dans sa ville épiscopale. Toute la population était accourue sur son passage pour l'acclamer, recevoir sa bénédiction et lui faire un cortège triomphal jusqu'à l'église paroissiale où fut lue l'adresse des citoyens et où fut chanté le Te Deum solennel d'action de grâces. Cependant la population trifluvieune subissait dans ce moment-là même, la dure épreuve d'une inondation qui couvrait la moitié de la ville et qui menaçait de devenir aussi considérable et aussi

désastreuse que celle de 1865. Cette circoustance avait jeté un voile de tristesse sur la joie de la démonstration de ce jour. Aussi, dans sa réponse, Sa G-randeur ne put s'empêcher de rappeler ce malheur dont souffrait sa ville épiscopale et exprimer l'espoir que les leçons que la Providence nous donnait, en nous envoyant ces fléaux, seraient enfin comprises et qu'on s'eiforcerait de fléchir la colère du Bon Dieu par uu« conduite plus chrétienne et un emploi plus juste et plus modéré des biens de la terre.

Monseigneur parut particulièrement heureux de se retrouver au milieu de ses enfants du Collège des Trois-Rivières et dès le lendemain de sou arrivée, il venait dire la messe de communauté et visiter nos classes.

IX — Le mois de mai. — Une visite de Mgr Bourget.

Le mois de mai fut inauguré par la consécration épiscopale de Mgr Fabre, nommé évèque de Gratianapolis, avec droit de succession au siège de Montréal. Puis, dans la seconde cjuinzaine du même mois, eut lieu à Québec le cinquième concile provincial auquel assista Mgr Laflèche, avec M. le G. Y. C. 0. Caron et M. l'abbé H. Dorion, curé de Yamachiche pour théologiens.

En revenant du concile, Mgr Bourget désirant témoigner son estime et sa reeonnaissance à son collègue, notre digne pasteur, avait accepté l'invitation de s'arrêter une journée aux Trois-Rivières. Sa Grandeur fut reçue par les trifluviens avec tous les égards dus à son âge et à sa dignité. A l'arrivée du bateau, le mardi soir 27 mai, une grande foule se pressait sur les quais, la bande harmonique de la ville faisait entendre ses joyeuses fanfares et la compagnie No. 2, en uniforme et portant des flambeaux était là pour faire un cortège d'honneur aux deux vénérables prélats. Au moment où Leurs Grandettrs montaient dans la voiture qui devait les conduire à l'évêché, des acclamations enthousiastes les saluèrent et les mêmes d'monstrations de respectueux hommages furent répétées, lorsque le cortège arriva au palais épiscopal. Avant de des-

ceudre de voituiv, Sa (xrandeur Mgr do Montréal, remercia les citoyens des Ïrois-Kivières de leur cordiale bienvenue et des sym])athic[ues démonstrations dont il était l'objet.

Le lendemain 28 mai, c'était un jour d'allégresse pour le Collège des Trois-Rivières. La communauté était honorée de la visite du doyen de l'épiseopat canadien qui vint la voir, accompagné de Mgr des Trois-Rivières et d'un grand nombre de prêtres, parmi lesquels on remarquait entr'autres M. le chanoine Dufresne de l'évêché de Montréal, les grands vicaires C. O. Caron et ïhs Carou, MM. H. Dorion, Bailiargeon, Douville, Bouchard, Vict. Carufel etc. La façade du Collège avait été ornée de verdure et de banderoUes et au-dessus de la porte d'entrée on lisait: Ad mitUos annos! Nos Seigneurs furent accueillis aux sons harmonieux de notre fanfare. La grande salle du Collège avait été décorée pour la circonstance avec beaucoup de goût et on lisait au-dessus des sièges préparés pour Leurs Grandeurs plusieurs inscriptions de bienvenue. Une magnifique adresse pleine d'admiration et d'éloge pour les travaux apostoliques et les vertus du vénérable évêque de Montréal lui fut présentée au nom de la communauté.

Sa G-randeur répondit avec une exquise délicatesse à cette adresse. Elle parla du bel avenir de la maison, assuré par la protection de S. Joseph, et encouragea les élèves à puiser sous la direction de leurs professeurs, en même temps que la science, les vertus et les principes qui font les excellents prêtres et les bons citoyens. Pour donner plus d'efficacité aux excellentes paroles que Sa G-randeur venait d'adresser à la communauté, elle y joignit la faveur de sa bénédiction.

M. le grand- vie. C. 0. Caron, supérieur de la maison, remercia le Vénérable Prélat des encouragements et des espérances cj[u'il venait de donner au Collège confié à sa direction et dit à Sa G-randeur que toutes les institutions du diocèse travaillaient avec ardeur sous la tutelle de leur bien-aimé Pasteur pour un même but : le plus grand bien delà Religion et de la Patrie, Une jolie cantate composée pour la circons-

tance en l'honneur de Mgr de Montréal fut alors chantée avec entrain par le chœur des élèves. Enfin Sa Grrandeur Mgr Laflèche adressa à sou tour quelque mots de remerciements à son Vénérable Collègue dans Tépiscopat pour le bienveillant intérêt qu'il montrait à la communauté, et les bonnes paroles qu'il venait de lui adresser. Puis Nos Seigneurs laissèrent la salle au son d'une joyeuse musique que la faveur d'un grand congé, accordé par Leurs Orandenrs, rendait encore plus délicieuse pour les élèves.

X — Bénédiction de la pieijee angulaire du Collège,

Aussitôt que le retour de la belle saison le permit, l'entrepreneur du Collège reprit activement ses travaux et vers la fin du mois de mai, les murs du rez-de-chaussée étaient entièrement terminés et les soliveaux de ce premier étage posés ; en sorte qu'il fut décidé que la bénédiction de la pierre angulaire aurait lieu le 1er juin, jour de la Pentecôte.

En annonçant cette bonne nouvelle, le " Journal des Trois-ïvivières " fit de judicieuses remarques sur la grandeur et les difficultés d'une entreprise comme celle de fonder et de bâtir une grande maison d'éducation. Cependant cette entreprise allait recevoir un gage de succès dans la bénédiction de l'Eglise et dans l'acceptation en quelque sorte officielle que celle-ci allait faire de l'offrande et des sacrifices des citoyens. Ces sacrifices généreux des citoyens, pour payer le terrain et commencer la bâtisse, méritaient sans doute de grandes et légitimes louanges, mais sans l'énergie, le zèle et l'activité de M. l'abbé Baillargeon, curé des Trois-K-ivières, on ne verrait pas sans doute l'édifice déjà commencé, on n'aurait pas l'espoir d'y voir ajouter deux nouveaux étages durant la présente saison et d'y installer probablement les élèves, dès l'automne de 1874 Ainsi, tout en louant les trifluviens de leur générosité et de leur esprit de sacrifice, le " Journal " ne manqua pas de faire à M. l'abbé Baillargeon la part de mérite qui lui rev/ient dans cette œuvre. Il n'appartenait qu'à ce digne prêtre de pouvoir exploiter avec autant de succès et de bonheur la bonne volonté de tous !

Comme la cérémouio de la béuécliclion de la pierre angulaire du uouveau Collège est uu des faits les plus saillants de la présente année scolaire, autant par son importance intrinsèque que par le discours vraiment remarquable qu'y prononça Mgr des Trois-Eivières, il est très à propos d'en noter exactement tous les incidents et de donner une analyse aussi complète que possible de ce discours qui détermine parfaitement bien l'attitude cju'avait prise Sa Grandeur à l'égard du Collège des Trois-Rivières. Or jV^ trouve cette page d'histoire écrite au lendemain même de cet événement dans le " Journal " du 2 juin.

" L'imposante cérémonie de la bénédiction de la pierre " angulaire du Collège des Trois-Rivières a été faite hier " après-midi par Sa Gr. Mgr Laflèche, en présence de toute la " population de la ville et avec une grande solennité. La "joie qui rayonnait sur toutes les figures, indiquait assez que " l'événement dont chacun voulait être le témoin, était consi- '' déré comme un heureux présage de prospérité pour la ville, " sous le double rapport moral et matériel. Tous comprenaient " qu'ils venaient demander la bénédiction du ciel sur une *' grande œuvre dont les fruits, chers à la Religion et au pavs, " les dédommageraient amplement des sacrifices qu'ils ont •' déjà faits et devront faire encore pour y mettre la dernière " main. "

" Après un salut solennel, rehaussé par du chant et de la " musique choisis, tous les paroissiens se formaient en proces- " sion et se dirigeaient de la cathédrale vers l'emplacement ^■' du nouveau Collège en chantant les litanies des Saints. La " procession s'ouvrait par une bannière suivie des élèves des " Ecoles Chrétiennes, puis les élèves du Collège à la suite '' desquels venaient, en grand uniforme et drapeau en tête, ■' les différentes compagnies du service du feu ; la bande har- ^' monic|ue trifluvienue suivait; immédiatement après, mar- "' chait le nombreux clergé qui accompagnait Sa Grrandeur, *' puis la foule des assistants.

" Les travaux de fondation du nouvel édifice, élevé jus- •56

'* qu'ail dessus du rez-de-chaussée, avaient été ornés de verdure '' et d'iuscriptions. Sur l'estrade où Mg'r des Trois-Rivières " devait béuir la pierre angulaire, ou voyait un beau dessin "• représentant le nouveau Collège tel qu'il sera une ibis ■' terminé.

•' Arrivée sur le terrain, la foule se pressa autour de l'es- " trade, et Mgr des Trois-Rivières prononça une allocution '■ magnifique dont nous ne pouvons donner qu'une anal)^se " très imparfaite. Il avait pris pour texte ces paroles du psalmiste : " N/si Doininus œdificaverit domum, in vniniin laboravenint qui œdificant eam.'" Sa Grrandeur dit qu'elle voyait avec bonheur une g-rande foule de peuple pour participer à une œuvre aussi excellente que celle de la fondation d'une maison d'éducation. Elle ne doutait pas que ce spectacle consolant c|ui faisait voir l'unité et l'harmonie des sentiments de la population, serait agréable à Dieu et ne manquerait pas d'attirer les plus abondantes bénédictions du ciel sur le nouvel établissement. Elle fît voir combien cet événement est important au point de vue chrétien et au point de vue social.

■' L'homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute "■ parole qui vient de Dieu. Cette vérité fait comprendre que " la nourriture corporelle n'est pas suffisante pour l'homme, ■' cju'elle n'est pas même la plus importante. De inOnne que " l'une donne de la force au corps, de même l'autre donne " la force à l'âme qui dirige les mouvements du corps. C'est " la parole de vie qui rend le citoyen honnête, le dépositaire " de l'autorité intègre, le sujet obéissant, qui élève l'homme '• et le conduit dans sa voie. On ne peut nier que les mal- " heurs qui afiiigent les sociétés et les familles proviennent " du fait que cette nourriture spirituelle n'est pas suffisamment '■ reçue et appréciée. Il suffit de jeter un coup d'ceil sur l'Eu- " rope pour comprendre toute l'importance de cette vérité."

" Quant à vous, votre présence ici, le concours que vous " apportez à cette œuvre, les prières que vous venez en ce "jour adresser au ciel, montrent que vous comprenez et pra-

*' tiquoz renseigMiomcMit du Christ. A^ons avoz raison. La " maison d'éducation qui a pris naissance on votre ville et qui " anjourd'hni s'élève superbement^ de terre, malgré les inmwi- " hnib/es dil/ic/f/lés qu'elle a éprouvées, est un gage de votre " avenir. Non seulement les générations qui grandissent, en "puisant ici une bonne éducation seront chrétiennes, mais " elles feront votre force. Qui a donné à nos compatriotes le " moyen de défendre daiKs les assemblées de la nation, notre " religion, nos institutions et notre société, si ce n'est la bonne " éducation que la jeunesse avait reçue dans nos maisons *' d'éducation. Il en sera de même pour vous, c'est en posant '' les assises d'une maison de haute éducation que vous for- *' merez des chrétiens et des citoyens qui seront eu état de faire " valoir avantageusement vos intérêts religieux et sociaux. " " Le collège que vous travaillez à fonder me parait avoir *' un grand avenir devant lui tant à cause des difficultés qu'il " a rencontrées, que par la nécessité de son existence. Vous *' le savez, c'est le désir de l'Eglise que la ville épiscopale *' possède une semblable institution et en secondant les vues " de l'Eglise, vous attirez sur vous les bénédictions les plus " abondantes.

" Sa Grandeur fit aussi quelques considérations très élevées sur l'enseignement primaire, sur la nécessité de diversifier l'éducation et le meilleur moyen d'obtenir ce résultat Les qualités intellectuelles sont aussi diverses que les qualités physiques : or, pour que chaque individu atteigne sa fin, il a besoin di^ l'éducation qui convient à ses aptitudes. ■Cette vocation de l'enfant se dessinera dès ses premières années

" Le meilleur plan d'enseignement qui puisse être suivi, "est donc celui qui comprenant les études les plus élémen- " taires et les plus usuelles, s'élève graduellement aux études " supérieures. De cette façon, la jeunesse qui suit ces cours " s'arrête justement là où ses aptitudes ne lui permettent pas " d'aller plus loin, et elle reçoit une éducation qui lui est *' toujours utile dans le cours de sa vie et dans toute carrière " qu'elle embrasse.

'' J'ai observé que c'était une lacuue daus notre euseigne- " ment et lorsque j'étais à Nicolet j'ai travaillé à la réparer " et ici j'ai opéré une réfori^ie plus radicale en ce sens. Autre- " fois ou recevait une éducation qui ne convenait qu'aux hom- " mes de lettres, et ceux qui n'avaient pas l'avantage de ter- " miner leur cours ou cj[ui n'avaient pas les aptitudes uéces- " saires aux professions libérales, p.^rdaient ainsi presque " complètement le fruit de plusieurs années d'études. En " Europe, j'ai remarqué que l'éducation populaire et l'éduca- " tion supérieure ne sont pas proportionnellement aussi répan- " dues qu'ici, mais en général l'éducation industrielle et com- " merciale y est répandue dans une plus grande proportion.

" Dans la mesure de mes forces, je me propose donc " d'apporter la plus grande attention au cours d'études de la " maison que vous contribuez si généreusement à fonder et " de la perfectionner de manière à faire de cette maison une " institution qui réponde plus particulièrement à vos besoins.

' Sa Grrandeur termina en invitant chaleureusement la " population à prendre une partie des biens qu'elle consacrait " à ses amusements légitimes et à l'appliquer à la fondation " du Collège. Elle fit voir que quantité d'amusements, sont "des écoles d'immoralité qui pervertissent la jeunesse et la " perdent ; tandis qu'au contraire le surplus des biens que le " Bon Dieu donne aux familles pour leur existence, consacré " à une institution comme celle du Collège, est une source de " richesse pour toutes les familles, un sujet d'honneur pour la " ville et de gloire pour la religion.

" Cette pierre angulaire que nous allons bénir, a dit Sa " Grrandeur, ne peut se maintenir toute seule, il faut des bras " et de l'argent pour l'élever, et des prières pour la sanctifier, " venez mes frères et mettons-nous à l'œuvre et le Seigneur " bâtira avec nous, car vous le savez : Nisi Dommus œdificaveril " domum, in vannm laboraverunt qui œdificant eain. "

" Après le sermon, Sa Grrandeur, assistée du Très Rév. C. " O. Caron, V. G., supérieur du Collège et de deux diacres, " fit la bénédiction de la pierre et invita les citoyens à venir

" mettre la main au marteau et frapper sur cette pierre eu tô- " moiguage de leur zèle et de leurs sympathies pour le succès " de l'entreprise.

" Son Honneur le maire .T. N. Bureau et Mr Malhiot M. " P. P. à la tète de l'assistance, se rendirent à l'invitation de " Mgr, et la cérémonie ne se termina qu'après que chacun eut " mis la main au marteau et donné son olIVande. La coUecti- " s'est élevée à $265.00.

" La date de cette bénédiction sera certainement consi- " gnée avec bonheur dans les annales religieuses des Trois- " Rivières et son souvenir fera toujours la joie comme l'éloge " de tous ceux qui s'imposent des sacrilices pour le succès du " nouveau Collège St-Joseph."

Cette pierre qui reçut la bénédiction de l'Eglise est justement la première au-dessus du rez-de-chaussée à l'angle sud de la maison. On y pratiqua une cavité dans laquelle on scella vin parchemin sur lequel était écrit en langue latine, le procèsverbal de la cérémonie, signé de tout le clergé des Trois- Rivières, des membres de la corporation du Collège, anciens et nouveaux, de Son Honneur le maire de la Cité, de bon nombre de citoyens, des représentants de toutes les classes qui jusque-là étaient passés par le Collège, enfin de tous les professeurs et élèves, actuels, etc., etc.

Les travaux du Collège désormais sanctifiés par les prières de l'église, furent poussés avec une vigueur nouvelle et l'entrepreneur se fit fort d'exécuter toute la somme d'ouvrage qu'on voulait avoir cet été.

Le trois juin était l'anniversaire de la prise de possession du siège épiscopal des Trois-Rivières; un certain nombre de prêtres vinrent s'unir aux fidèles de la ville épiscopale pour remercier le Bon Dieu des grâces accordées au diocèse par le ministère et l'enseignement de son premier Pasteur. Le lendemain, Mgr commençait sa visite pastorale pour la continuer sans interruption jusqu'au 21 juillet.

La mort venait de frapper une victime dont la Province de Québec entière devait porter le deuil et auquel le Collège

des Trois-Rivières si petit qu'il fut était lui-même redeA^able de plusieurs services signalés. Sir G-. E. Cartier était mort à Londres, vers la fin du mois de mai, mais le Canada ne pouvait laisser les restes de ce grand patriote reposer sur une t'-rre étrangère. La dépouille mortelle du Baronet fut rapportée au Daj^s par le vapeur Prussiau qui arriva à Québec le 8 juin. Dès lors commença une longue série de pompes funèbres qui suivirent les restes mortels du défunt juscj[u'à sa dernière demeure au cimetière St-Antoine de Montréal. Aux Trois-Eivières, jamais on ne vit eu aucune circonstance, pareil déploiement de pompes funèbres, soit dans les rues par où le cortège devait passer, soit même à la cathédrale dont l'intérieur disparaissait sous les tentures de deuil. Il y eut oraison funèbre par le graud-vic. C. O. Caron. libéra solennel et chant de l'absoute.

Une fois de plus, la ville des Trois-Rivières venait de prouver par la spontanéité et l'éclat des hommages qu'elle avait rendus au grand chef conservateur, avec quelle convenance elle sait remplir ses devoirs et combien aussi elle était attachée d'âme et de cœur aux grands principes d'ordre et de religion qu'avait toujours patronnés l'illustre défunt.

Le mois de juin allait bientôt finir et avec lui s'en allaient les derniers travaux de l'année scolaire, les derniers soucis des professeurs, ceux de préparer convenablement leurs élèA'es à subir de bons examens. Pas n'était besoin pour eux de s'occuper du programme de la fête dt^ St-Louis. Depuis aue le nombre des prêtres commençait à se multiplier, il avait été réglé que la fête du supérieur seul serait chômée. Pour les autres, une députation de quelques élèves pourrait leur porter les hommages de la communauté, puis quelques cantiques n la messe, c'était tout ce qu'on avait à faire !

Cependant à la St-.Iean. Baptiste, il fallait bien être un peu patriotes ; ainsi nos élèves assistent à la messe et à la procession. Dans l'après-midi, les académiciens donnent leur séance puplique accoutumée ; ce sont MM. Gr. Brunel, EccL président honoraire, D. lïoude, président actif et Edouard

Méthot qui t'ii l'ont Ifs Tniis, en doiiiiaiit trois lunguiliquos discours. La t'anfartî du Collège cnibcllissait la l'èto.

Mais si l'on n'avait pas eu à s'occuper de fêter M. le directeur, ni M. le préfet, il fallait, (-ette année, prépar.'r le prog-ramme de deux séances publiques. Les étudiants actuels désirant apporter une pierre au monument que l'on étiit à bâtir, avaient eu la permission de donner, le lundi soir 30 juin, une soirée dramatique et musicale, dans la grande et magnifique salle de l'Hôtel-de-ville. Moyennant 25 centins d'entr^^e, ils promettaient de donner une des plus intéressantes soirées c]^ui se puissent voir dans un collège. Le Journal de lundi matin fut chargé de porter à toutes les familles de la ville l'invitation d'aller à la représentation du soir. Cet appel fub entendu et à en juger par la foule des auditeurs, toutes les familles de la ville devaient y avoir quelques représentants. C'est un fait digne des plus grands élogr-s Cjue cet élan généreux de la population trifluvienne à favoriser en toute occasion, l'œuvre de son collège et à ne pas compter avec les sacrifi(;es pour aider à la construction du nouvel édifice qui bientôt élèverait ses gracieuses tourelles et appellerait sous son toit un nombre encore plus considérable d'élèves.

De son côté, le clergé du diocèse avait cessé d'être indifférent ou hostile. Déjà les bourses commençaient à s'ouvrir et des dons magnifiques, offerts en vue de contribuer à la construction de l'édifice étaient venus prouver sa générosité. Le grand nombre de ceux qui viennent en cette occasion, assister à la soirée et à la distribution des prix, prouve leur sympathie et l'encouragement qu'ils veulent donner aux professeurs et aux élèves. Aussi, il n'y a pas que leurs confrères du Collège qui voient cette attitude avec plaisir, la ville toute entière le constate avec non moins de satisfaction et de bonheur.

La soirée fut présidée par le M. le grand vie. C. 0. Caron, supérieur de la maison, entouré d'une quarantaine de prêtres. Le parterre de la vaste salle était rempli d'une foule d'élite.

La séance s'ouvrit par un joyeux air de bande et un morceau de piano exécuté par Mr T. N. Kay, après quoi la tragé-

die intitiilée " Le Faux baron de Rochemairre " fut lieiireusemeut rendue. Cette pièce a pour thème un épisode de la 8me croisade. La noblesse, l'élévation des sentiments dans certains rôles, la délicatesse et la générosité dans d'autres, le crime poursuivi par le remord et puni par ses propres intrigues dans le faux baron, enfin les variétés de caractère des chevaliers, héros de la pièce, en font un drame palpitant d'intérêt et d'une grande moralité. Les jeunes acteurs au nombre de 18, tant cheA'aliers que pages et gardes, se sont tous acquittés de leurs rôles d'une manière digne d'éloges, comme l'ont prouvé les applaudissements répétés de l'auditoire.

Sans ôter à aucun la part de mérite qui lui revient, nous mentionnerons les MM. suivants qui ont excellé dans leurs rôles : lefavx baron, par O. Pleau, h vrai baron, par A. Beaudry ; ses deux fils, M. E. Genest et J. Grenest, Godfride, par P, Cloutier, Philippe le Hardi et Robert de Flandres, par MM. Duplessis et Jacques et enfin les troubadours par MM. Grenier et Pratte qui ont exécuté un duo et des soli charmants. Les entr'actes étaient aa'réablement remplis par différents chœurs se rapportant à l'acte qui devait suivre et ajoutant ainsi un nouvel intérêt à la pièce.

Après la tragédie, une charmante pièce comique anglaise, fut jouée par les élèves venant des Etats-Unis. Elle a pour titre : " The Great Elixir " et est une fine critique du charlatanisme médical. Tous les acteurs, M. Kay en tête s'acquittèrent à merveille de leurs rôles et furent applaudis à outrance La séance se termina par la comédie française intitulée " Le Désespoir de Jocrisse, " Cette dernière pièce amusa l'auditoire au plus haut degré. Les sorties de M. Plumet, les naïvetés de Jocrisse, ses malheureuses aventures et surtout son prétendu suicide au vin de Champagne, produisirent une hilarité générale qui ne fut interrompue que par les applaudissements les plus chaleureux. M. N. Duplessis a parfaitement rendu ce rôle de Jocrisse ; on peut en dire autant de MM. Jacques, Cloutier, IToude et Dugré, pour les autres personnages.

La représentation terminée, chacun se retira enchanté du

beau succès des élèves et eu protestaut que les acteurs comme les chautres et les musiciens n'avaient guère besoin de l'indulgence que M. le supérieur sollicita pour eux de la part des auditeurs, à l'ouverture de la séance.

Le lendemain matin eut lieu dans la même' salle de l'Hotel-de-ville, la séance de la distribution solennelle des prix. Elle fut aussi brillante que la soirée^ de la veille Les MM. du clergé assistaient en aussi grand nombre, ainsi que les parents des élèves et les amis de l'éducation.

Après les joyeuses fanfares de nos musiciens comme prélu- 'de, M. J. Grencst prononça le dis^-ours d'ouverture avec éloquence. Ce jeune monsieur possède une voix sympathique qui de suite dispose l'auditoire en sa faveur ; des applaudissements chaleureux en ont été la preuve.

M. Kay exécuta avec talent sur le piano deux jolies compositions de " Strauss ; " puis MM. J. G-enest, J. Jacques, L. Lassalle et Alexandre Dugré, rhétoriciens, ouvrirent le concours de déclamation Tous prouvèrent, à l'éloge de leur professeur, que l'art oratoire est cultivé avec talent et goût au Collège St-Joseph. Chacun d'eux réunit de nombreux suffrages pour le prix d'élocution, mais comme un seul devait être couronné, M. J. Grenest eut l'honneur du concours.

M. le supérieur, adressa alors quelques mots à l'auditoire avec la clarté et réloc[uence qui le distinguent. Il expliqua aux parents des élèves et aux amis de l'éducation la méthode d'enseignement suivie dans la maison et l'utilité pratique des études qu'on y fait faire. Puis il remercia M. le maire et les échevins de la cité, pour la bienveillance avec laquelle ils avaient accordé l'usage de l'Hôtel-de-ville aux deux réprésentations des élèves, et enfin tous les citoyens pour les sympathies qu'ils venaient témoigner à la maison et aux élèves confiés à ses soins.

Après les paroles de M. le supérieur, un chaut montagnard d'une exécution dilficile fut rendu avec un entrain caractéristique par un chœur nombreux, habilement formé par M. Eichard.

Les élèves canadiens des classes anglaises donnèrent ensuite à l'assistance une belle preuve de leur avancement rapide, en jouant tout à fait bien une fort jolie comédie anglaise : A Public Benefarfor. " Tout le monde a admiré la facilité avec lac]uelle les je^unes acteurs maniaient la langue anglaise apprise en classe. On répéta avec le même succès c[ue la veille '■ Le Désespoir de Jocrisse, " puis le joyeux temps des vacances s'ouvrit avec la distribution des prix mérités par dix mois de travail et d'application.

Les élèves qui remportèr.nit les prix d'instruction religieuse, furent en Ire division, ]\DI. D. Houde, O. Pleau et J.* Jacques ; 2de H. Grouin, Gr. Moreau, L. Tourign}^ D. St-Quentin et E. Pager ; 3me Art. Milette et Tél. Gravel ; 4me Jos. Sauvageau et Nap. Panneton.

Les prix d'excellences furent resp^M^tivemeut remportés par MM. Pleau et Houde en Philosophie, J. Cienest et J Jacques en Ire ; Gr. Lamothe et L Pratte en 2de ; H. Grouin et G. Moreau en 3me ; D. St-Quentin et E. Pager en 4me ; J.-B. Grailloux et 01. Moreau en ôme ; Clo. Maigret et El. Déguise en 6me ; Théod. Beaudet et P. Lord en Tme ; Jos. Grailloux et H. Lacerte en 8me ; L. U. Costello et Myles Harrington classe spéciale. Je trouve aussi dans la liste des prix de catte année qu'au Cours commercial, on a voulu récompenser l'application et la bonne conduite. Comme rien n'est plus honorable pour un élève que de recevoir ce bon témoignage de son maître, l'histoire doit dire les noms, de ceux qui remportèrent de tels prix. Ce sont en ôme MM. O. Moreau, Léop. Girard et Art. Genest ; en 6me J. Trottier, E. Déguise, Ls Bergeron et J. Jourdain; eu 7me Q. Milette et M. Lowry ; en 8me A. Descoteaux et H. Neault, F. Aubry et Oct. Cloutier. Enfin Mr G. Gouin, un de nos généreux citoyens, ayant voulu accorder uii prix au mérite absolu; ce fut Mr F. X. Cloutier qui eut cet honneur parmi les élèves du cours latin, et J.-B. Gailloux, parmi ceux du cours commercial.

Outre les 35 ou 40 élèves plus haut nommés qui furent pour la plupart fréquemment appelés pour des prix de toutes

soïtos, luu' (iiuiuanlaiiu' d'aiiln-s au moins cuicnl aussi l'honn(nir du " Pahiuire'' pour prix et un nombre un [X'U moindre })our accessits. Somme toute, l'année avait été Ijonne sous tous rapports.

Page 1