‹ Histoire du Collège des Trois-Rivières; première periode de 1860-à 1874Chapitre 68 sur 84 · CHAPITRE TRENTE-NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-NEUVIÈME

[ — "Le Collège des Trois-Riviêres " va devenir "Le Séminaire des Trois-Eiviêres. "

Si l'année scolaire 73--74 s'écoulait dans un grand calme, et restait comme l'écho des dernières vacances quant à la sobriété des événements intérieurs, en revanche il se traitait, dans les hautes régions de l'administration collégiale, des affaires d'une extrême importance qui devaient influer beaucoup sur les destinées futures de l'institution. C'est le temps de faire une courte analyse de ces faits.

Le 7 novembre, M. Baillargeon réunit les membres de la corporation du Collège pour leur donner communication d'un rapport qu'il avait préparé avec soin sur les travaux de la nouvelle bâtisse. Il commençait par constater la somme d'ouvrages déjà exécutés et de ceux qui restaient à faire pour finir l'extérieur de la maison. Il donnait ensuite un état détaillé des sommes payées sur l'entreprise, de celles qui restaient encore dues, de celles enfin c^u'il faudrait encore débourser pour tendre la maison logeable. Il était d'avis que la corporation devait faire en sorte que la maison fut prête à recevoir les élèves à l'ouverture prochaine des classes. Il fallait donc aviser aux moyens de continuer incessamment l'entreprise et travailler à en assurer le succès. Or, il ne savait plus où aller frapper pour se procurer l'argent nécessaire ; déjà il avait fait des emprunts assez considérables, pour faire face aux premières obligations que les divers extra ajoutés au contrat primitif avaient portées à !ii;39730.00. Du reste, il ne croyait pas prudent d'engager trop le crédit de la corporation.

Après avoir rappelé les intentions des fondateurs du Collège qui voulaient en faire une institution ecclésiastique, i>ntièrement sous le contrôle de l'évoque, aussitôt que les eirl'onstances le permettraient, il était d'avis que le temps favorable pour réaliser ces intentions était arrivé. Les raisons que l'évèque avait eues jusqu'ici de rester étranger à l'administration des affaires du Collège, à cause de l'embarras des finances épiscopales, devaient aujourd'hui se trouver un peu modifiées ou être moins graves, puisque la situation financière de l'évêché s'était considérablement améliorée. En conséquence, Mr Baillargeon terminait son rapport par les conclusions suivantes :

" Je crois donc que le moyen le plus sûr et le plus prati- " cable de continuer sans interruption l'œuvre de ce Collège. " c'est de le transmettre purement et simplemeni à l'évèque *' aux conditions suivantes :

4 " lo De payer toutes les dettes dues par la corporation du *' Collège jusqu'à ce jour.

" 2o De fair3 achever la bâtisse actuelle.

'' oo D'ériger le Collège de St- Joseph des Trois-Rivières en " Séminaire diocésain et d'y faire donner l'enseignement col* " légial ordinaire en cette province.

" Sur l'acceptation de ces conditions par l'évoque, la " corporation du Collège devra lui transporter toute sa pro- " priété, meubles et immeubles." (livre des délibérations page 61).

Les membres de la corporation appelés à prendre une décision sur les conclusions de ce rapport ne voulurent pas le faire avant d'y avoir mûrement réfléchi, et avoir de nouveau discuté cette grave affaire dans une seconde assemblée tenue le 11 novembre suivant et à laquelle assistèrent, sur convocation spéciale, tous les membres sans exception.

II — Requête de la coeporation et réponse de Mgr Laflèche.

A cette assemblée il fut résolu sur motion régulière passée à l'unanimité que la requête suivante fut adressée à Monseigneur des Trois-Eivières.

A Sa Grandeiir Monseigneur L. F. Laflèche,

Evéque des Trois-Rîvières, etc., etc.

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