‹ Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme]Chapitre 110 sur 153 · AUGUSTE GIRARD · texte numérisé non relu

AUGUSTE GIRARD

M. AUGUSTE GIRARD est l’une des figures les plus sympathiques que l'on puisse ren-

contrer dans notre monde commercial.

C’est le type du parfait honnête homme, du cœur

généreux et patriotique. Ne sont-ce pas là du reste les qualités distinctives des fils de la vieille France ; et M. Girard en est un, car en effet, il est né Marseilles, ce boulevard enso-

leillé du patriotisme français.

se fixa à Montréal. Il commerce des grains, et il place éminente qu'il occupe branche du commerce. Memmerce et du Board of Trade Girard n’est pas du nombre tente de suivre les évènement son opinion. Parmi les Canadiens-français, M.

popularité, et il n’y eut qu'une nomination au poste de vicedeux ans. Durant le temps ble M. Girard a su faire honl’accomplissement de ses decomme lors des grandes fêtes marins français qui ont visité

l'urbanité la plus agréable et un tacte irréprochable,

Il vint au Canada en 18617, et mença aussitôt à faire le coms'acquit en peu de temps la encore aujourd’hui dans cette bre de la Chambre de Comdepuis plusieurs années, M.

des tapageurs. Il se conments et de dire tranquillenos amis de France et parmi Girard jouit d'une grande voix pour le féliciter de sa consul de la France il y a un qu'il occupé ce poste honoraneur à sa position. Dans voirs ordinaires de vice-consul données en l'honneur des le Canada, il a toujours montré

Le désir de tous les Canadiens

comme de tous les Français est de le voir vivre parmi nous pendant de longues années encore. Dévoué entièrement à la France, M. Girard a toujours observé une stricte

neutralité dans la politique canadienne.

JULES HELBRONNER.

SOUVENIR DE La CHAMBRE D

M. JULES HELBRONNER, journaliste, nè à Paris en 1844, est venu s'établir à Montréal

en 1874, après plusieurs années passées dans le commerce.

Ses goûts pour l'étude des

questions économiques le portèrent vers le journalisme dans lequel il occupe aujourd'hui une des premières positions. M. Helbronner a été rédacteur-en-chef du Wonrfeur du Commerce,

et est aujourd'hui rédacteurfait partie de la Commission par le gouvernement fédéral senta le gouvernement canasociale à Paris. Il n'y a pas bué dans ces dernières années sociales en ce pays, et il a èté utiles des revendications lé- Il a été l’inspirateur, le stravrières dans leurs luttes avec réal, et sa parole fait aujourquestions municipales. Les sont surtout remarquables abonde, par la lucidité et la dans l'exposition de sa thèse.

bronner est doué d'une énercommunes, et l'on compren-

en-chef de La Zresse, Il a royaie du travail, nommée en 1886, et en 1889 il reprédien au Congrès d'économie d'homme qui ait plus contria répandre le goût des études un des champions les plus

imes de la classe ouvrière.

tégiste des associations oule conseil-de-ville de Montd'hui autorité sur toutes les articles de M. Helbronner par le sens pratique qui y précision que l'auteur met Ajoutons à cela que M. Helgie et d’une persévérance peu dra facilement que sa plume

soit une puissance lorsqu'elle est servie par une immense publicité. On ne contestera pas non plus à M. Helbronner une grande dignité dans son style. C'est une indication de sa sincérité, dont il a donné des preuves à maintes reprises en défendant indistinctement les ouvriers et les riches chaque fois qu'ils ont été injustement traités.

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