DE RAMEZAY, RUE NUTRE DAME
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augmenter ses profits. Nul commerce n'offrait de plus grandes occasions de tromper les sauvages et de les dépouiller que celui de l’eau-de-vie. Cette boisson se vendait au poids de l'or pour ainsi dire ; on y mêlait de l’eau salée et toutes sortes d'ingrédients ; et lorsque les sauvages étaient enivrés, les Français se payaient de leurs mains et suivant la mesure de leur cupidité.
Le Conseil souverain faisait ce qu'il pouvait pour règlementer ce commerce. Mais c'était peine perdue. Durant les quelques semaines que durait la traite, c'était une orgie effrayante. Les sauvages, suivant l'expression d’un vieux chroniqueur, ne buvaient que pour s’enivrer et ne n’énivraient que pour faire du mai. ‘Quand ils se sentent tourner la tête,” dit le même auteur, ‘‘ils s’en réjouissent et commencent à chanter leur chanson de mort, où ils mettent toutes