‹ Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme]Chapitre 131 sur 153 · GUILLAUME-NARCISSE DUCHARME · texte numérisé non relu

GUILLAUME-NARCISSE DUCHARME

M. GUILLAUME-NARCISSE DUCHARME, conseiller de la municipalité de Sainte-Cunég'onde, est un enfant du comté de Chateaugay, où il est né le 3 janvier 1851. Après avoir fait de bonnes études au collège de Montréal, il voyagea pendant quelque temps dans les Etats- Unis du Nord: et en 1870 il se fixa à Montréal. Jusqu'à 1881, M. Ducharme exerça la profession de commis-marchand. En cette dernière année il se lança dans les affaires pour son propre compte ; mais il abandonna bientôt le commerce pour accepter les positions plus lucratives qui lui étaient offertes à Sainte-Cunégonde. Il fut successivement nommé secrétaire-trésorier du bureau des commissaires d'écoles, maître de poste et secrétairetrésorier de la corporation de cette municipalité. M. Ducharme a rempli ces positions de haute responsabilité depuis plusieurs années de manière à satisfaire complètement le public. Comme secrétaire-trésorier de la corporation surtout, M. Ducharme a rendu de grands services à la ville de Suinte-Cunégonde, et il a été très utile aux membres du conseil. Fidèle à ses amis et partisan sans peur des idées qu'il croit propres à faire la prospérité de Sainte-Cunégonde, M. Ducharme n'hésita pas en 1891 à donner sa démission de secré-

taire-trésorier pour travailier les. Le peuple approuva sa reprendre sa place aussitôt ment, pour des raisons pertrouvé dans la nécessité de secrétaire-trésorier de la mu-

dans les élections municipaconduite, et il fut prié de après les élections. Récemsonnelles, M. Ducharme s’est donner sa démission comme

nicipalité de Sainte-Cunégonde. [la aussitôt été élu membre du conseil par les électeurs de cette ville.

Lorsque l'honorable À.

teur en 1892, un grand nomcomté d'Hochelaga le priepour Île siège qui devenait des communes. Mais M.

me pressé ; et voulant faire de division dans les rangs du son nom. Cependant Îles électeurs du comté d'Hochelaga ne l'ont pas perdu de vue etil se fait encore à l'heure qu'il est un fort mouvement pour l'engazer à accepter la candidature pour les prochaines élections fédérales. On considere à juste droit que grâce à sa longue expérience des afFaires publiques et aux relations qu'il possède M. Ducharme serait en état de rendre de grands services à ses électeurs, et on espère qu'il cèder: enfin au désir de ses nombreux amis.

Outre les positions civiques qu'il occupe, M. Ducharme est aussi gérant de la succursale de la Banque Jacques-Cartier à Sainte-Cunégonde, président de la Société Saint- Jean-Baptiste de cette paroisse, membre de la Chambre de Commerce et du ‘‘ Board of Trade,” et directeur de plusieurs associations financières, entre autres de la ‘ Standard Light and Power Company,” dont il est le vice-président, de la Compagnie de Lumière Auer, et de la ** Citizens Light and Power Company.”

Comme sa carrière l'indique suffisamment, M. Ducharme est un homme aux vues larges, ayant à cœur tout ce qui peut contribuer à l'avancement du pays et de l’île de Montréal en particulier, Il est un des chauds partisans du projet pour réunir à la ville de Montréal toutes les municipalités environnantes— projet qui mettrait la métropole di Canada au rang des premières villes du continent, et qui assurerait aux ditférentes municipalités annexées, comme aux anciens quartiers, des avantages très importants. Depuis qu'il est dans la vie publique il a constamment travaillé à préparer les Voies pour la réalisation de ce projet, de concert avec plusieurs des hommes les plus éminents dont s'honore Montréal. L'influence qu'il a exercée dans Sainte-Cunégonde a été tout entière dans ce sens, et il lui revient une large part du crédit d'avoir formé l'opinion publique, en faveur des améliorations publiques qui permettront à Sainte-Cunégonde d'entrer dans Montréal sur un pied d'égalité avec les plus anciens quartiers de la ville,

Le 6 juillet 1880, M. Ducharme a épousé Mile Maria-Delia Rivet, fille de M. Léon Rivet, ingénieur civil, et il est aujourd'hui le père de cinq enfants,

Desjardins fut nommé sénabre de conservateurs du rent de se porter candidat ainsi vacant à la chambre Ducharme n’est pas un homdisparaître toute possibilité parti conservateur, il retira

FRANCÇOIS-KXAVIER CHOQUET, CR.

M. FRANÇOIS-XAVIER CHOQUET, de la société légale Beausoleil, Choquet & Girard, est né dans la paroïsse de Varennes le 8 janvier 1831. Son père, M. Jean-Baptiste Choquet, appartenait à la classe des cultivateurs intelligents qui comprenaient l'importance de l'éducation. Il résolut de ne rien épargner pour donner à ses enfants le moyen de faire leur chemin dans le monde. Il se trouva admirablement secondé dans ce dessein par les heureuses dispositions de son fiis qui fait le sujet de cette notice. En effet, celui-ci montra dès son enfance un goût remarquable pour l'étude, et un esprit qui retenait facilement tout ce qu'on lui enseignait. Entré au collège de l'Assomption pour faire son cours classique, il remporta durant six années consécutives le premier prix d'excellence dans toutes ses classes. Ses excellentes qualités du cœur le rendaient aussi populaire parmi ses condisciples que parmi ses professeurs, et ils se plurent à rendre hommage à son mérite en l'élisant président de l'Académie Saint-François, société littéraire au sein de laquelle M. Choquet donna ses premières preuves comme orateur.

Ayant terminé ses études classiques au collècre de Montréal avec les mêmes honneurs, M. Choquet entra dans le bureau de l'honorable juge Jetté, qui pratiquait alors le droit avec MM. Archambault et Christin. En même temps il fit son cours de droit à l'université MeGill, et le 13 janvier 1875, il fut admis au

barreau après avoir subi ses succes.

Les avocats sérieux sont cier les jeunes débutants que gnés à l'attention du pubiic.

une place dans le bureau de

examens avec le plus grand

toujours heureux de s'assoleurs talents ont déjà dési- M.Choquet trouva facilement M Jetté, comme membre de Choquet,. Cette société

la société Jetté, Beique & ayant été dissoute après nomination de M. Jetté rieure, M. Choquet ouvrit un pratiquer ainsi jusqu’à 1886, époque à laqguelie il devint membre de la société Mer- cier, Beausoleil, Choquet & Martineau. Ses ainés dans ce bureau étant tous deux continuellement occupés d'affaires politiques, M. Choquet eut à diriger presque seul les causes les plus importantes qui vinrent au bureau, et il s'acquitta de cette lourde tâche de façon à faire honneur sous tous les rapports à la société.

En 1891 la société fut dissoute et MM. Beausoleil et Choquet gardérent l'étude, en s'adjoignant plus tard M. Girard,

Le 7 mars 1893, M. Choquet a été nommé Conseil de la Reine. Ce compliment rendu à son talent est d'autant plus flatteur qu'il vient de la part d'adversaires politiques.

Bien qu'il ait toujours suivi avec attention les affaires de son bureau, et qu'il ait toujours preféré sa profession à la politique, M. Choquet est un libéral dévoué, qui a servi son parti d'une manière efficace en beaucoup de circonstances. Depuis 1886, il est l'avocat attitré du parti libéral du district de Montréal pour les contestations d'élections, et en cette

quatre ans, à la suite de la comme juge de la cour supébureau seul. Il continua à

qualité il à plaidé avec un talent remarquable jusque devant la cour suprème. Sur les hustings il possède la force que donne le talent secondé par l'étude et la conviction. [est

un des fondateurs du Club National.

M. Choquet a rendu de grands services à ses concitoyens de la rive Sud du Saint- Laurent, notamment dans le règlement de reclamations en rapport avec le chemin de fer Montréal et Sorel. La Commission Royale nommée par le gouvernement de Boucherville pour faire une enquête sur ces transactions félicita publiquement M. Choquet, sur la manière claire et honnête dont il s'était acquitté de sa part de devoirs. [la depuis continuëé à s'intéresser à cette œuvre du chemin de fer de la rive sud, et il est l'avocat

de la compagnie qui a obtenu une charte d'incorporation à la dernière session de la Législature,

M. Choquet fait partie de la Chambre de Commerce depuis plusieurs années, et il est très populaire parmi les hommes d'affaires,

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