‹ Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme]Chapitre 132 sur 153 · STANISLAS COTE · texte numérisé non relu

STANISLAS COTE

M. Sraxiszas Coté, le secrétaire de la Chambre de Commerce, est n& à Saint-Jean d'Iberville en 1846. 11 commença ses études chez les Frères des Ecoles Chrétiennes dans cette localité. En 1850, il entra au collège de Montréal où il demeura jusqu'en 1866 ; c'est avec les Jésuites qu’il termina son cours classique en 1867. La même année, il commença ses études de droit avec MM. Loranger & Loranger, et il suivit durant trois ans les cours de droit de l'Université Victoria. Il fut admis au barreau avec distinction. Au bout de quelques mois, il laissa le droit pour se livrer au journalisme qu’il n’a guère quitté depuis. Il a collaboré successivement à l'Opinion Publique, au Monde Illustré, au Nouveau-Monde, au Monde, au Journal d'Agriculture, enfin au Moniteur du Commerce, dont il est depuis plusieurs années le rédacteur-en-chef. Le trait distinctif des écrits de M. Côté est une grande connaïssance de l’économie politique, de la géographie et des ressources du Canada, de l’histoire de notre pays et du droit administratif. Dans ces matières, son opinion est considérée comme une bonne autorité, Sa carrière dans les affaires et le journalisme, lui à donné une grande expérience des hommes et des choses. Aussi est-il un des rares écrivains canadiens dont les œuvres contiennent des le-

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çons pratiques pour notre ouvrière. Surtout depuis Commerce ‘! a abordé une tant à l'éducation, à l’indus- Ï articles ont été sances variées et le sens chez leur auteur, Ces artireproduits par la presse éloge.

Au commencement de merce du district de Mon- A cette époque, cette instiforce de patier.ce, de tenacité cre les plus grandes difficulsur un pied tel, que son facon notable dans les affai-

population commerçante et qu'il dirige le Moniteur du foule de questions se rapportrie et au commerce ; et touremarqués pour les connaispratique qu'elles dénotent cles ont très souvent été entière de la province, avec

1889, la Chambre de Comtréal le nomma son secrétaire.

tution périclitait, mais à

et de tact, il parvint à vain-

tés, et à placer la Chambre influence se fait sentir d’une res publiques. M. Côté

déclare à qui veut l'entendre, que, dans ses travaux pour la Chambre de Commerce, il a eu la bonne fortune d'être appuyé et encouragé loyalement par MM. J. M. Dufresne, D. Parizeau, M.P.P., L. E. Morin, senior, et H. Laporte, ses présidents, ainsi que par tous les membres du conseil qui se sont succédé depuis 1888, ainsi que par M. F. D. Shallow, le propriétaire-éditeur du Moniteur du Commerce.

Le fond du tempérament de M. Côté est un grand amour de l'étude des sciences économiques et sociales, doublé d'une tenacité et d'une patience que rien ne rebute.

[I n'y à pas beaucoup d'années encore que M. L.-O. David écrivait : ‘* Malheureusement le journalisme est loin d'être dans ce fays ce qu'il devrait être. Peu encouragé, avili par des luttes mesquines, il n'offre que des déboires à celui qui s’y livre ; on n’y entre plus qu'avec répugnance et l'intention d'en sortir le plus tôt possible.” Si vrai que ces paroles puissent être pour le grand nombre, il faut dire à l'honneur de M. Côté qu'il a été un des hardis pionniers qui se sont fait une carrière du journalisme et qui ont travaillé à rendre cette carrière digne d'eux et de tout homme honorable qui ne craint pas le travail, C'est précisément là son mérite, et il suffit pour mettre un homme au rang de ceux qui ont bien mérité de la patrie durant ces dernières années.

M. Côté est, du reste, aussi de ceux qui peuvent rendre d'utiles services au pays dans les sphères politiques ou administratives, non-seulement à cause de ses connaissances en matières de législation et de commerce, mais aussi par le fait qu'il s'exprime avec une égale facilité dans les deux langues.

Il faut noter que M. Côté a donné à plusieurs reprises devant l'Union Catholique et le Cercle Ville-Marie, des conférences qui ne le cèdent en rien à ses écrits. La première

de ces associations notamment le choisit pour contribuer au triduum littéraire par lequel elle célébra le 25oième anniversaire de la fondation de Montréal.

ADHEMAR DELORME.

M. ADHEMAR DELORME, échevin de la cité de Saint-Henri, est un de nos jeunes compatriotes auxquels la fortune a sourit de bonne heure. Agé à peine de vingt-cinq ans, il a déjà reçu à maintes reprises des marques très flatteuses de la confiance et de l'estime de ses concitoyens, et il occupe sous tous les rapports une position des plus honorables. M. Delorme est né à Mon- tréal, paroisse Saint-Joseph, le 15 mars 1869, et il a fait son avenir au milieu de ceux qui l'ont vu grandir et qui ont pu apprécier ses excellentes quaiités. Ayant eu l'avantage de recevoir une excellente éducation commer- ciale sous la direction des Frères des Ecoles Chrétien- nes, il entra à l’âge de quatorze ans seulement au ser- vice de la maison Laporte, Martin & Cie, épiciers en gros, et depuis onze ans il n’a cessé de jouir de la con- fiance de ses patrons. Il occupe la position de comp- table. En 1886, M. Delorme alla demeurer à Saint-Henri, etil ne tarda pas à s’y faire un grand nombre d'amis. Entré de bonne heure dans les sociétés de bienfaisance, il devint secrétaire de l'Union Saint-Joseph, du Cercle Saint-Henri, de l'Alliance Nationale et de la Cour Ville-Marie de l'Ordre Indépendant des’ Forestiers, et trésorier de la section Saint- Henri de l'Association Saint- Jean-Baptiste. Après ces marques repétées de popularité dans tant de sociétés différentes M. Delormes pouvait légitimement aspirer à une position publique. En effet au mois de janvier dernier il a été élu échevin au Conseil de Saïint-Henri par le quartier de ce nom. Il est aussi membre de la commission locale d'hygiène.

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