‹ Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme]Chapitre 133 sur 153 · JOSEPH NORMANDIN · texte numérisé non relu

JOSEPH NORMANDIN

M. JoserH NoRMANDIN, trésorier de la Société des Marchands détailleurs de la province de Québec, est né à Boucherville, le 6 janvier 1831. Après avoir reçu une excellente éducation commerciale dans son village natal, il vint s'établir à Montréal. [1 débuta dans la carrière commerciale comme caissier à l'emploi de la maison Dupuis & Labelle, marchands de nouveautés. Cinq ans plus tard il entrait au service de M. L. N. Duver- | ser, pour lequel il travailla pendant trois ans, et finale- ment il passa à la maison Prévost & Paré, où il est resté durant dix ans. M. Normandin, comme ses états de service l'indiquent suffisamment, à Su, par ses qua- litès de caractère et par ses aptitudes spéciales pour les affaires, se gagner et se conserver la confiance de ses patrons qui ont toujours été heureux de retenir ses services le plus longtemps possible. En dehors du ma- gasin c'est aussi un homme d'action, aux vues larges, qui porte beaucoup d'attention aux questions publiques. Conservateur convaincu, il a pris une part active dans toutes les élections, parlementaires ou municipales, qui ont eu lieu depuis quinze ans, et plus d'une fois il a rendu des services importants à son parti. Ila été un des membres fondateurs de la Société des Marchands détailleurs de la province de Québec, à laquelle il s'est dévoué avec le plus grand zèle, et son élection au poste de trésorier de cette société a été acceptée par tous ses confrères, comme une marque bien méritée de reconnaissance pour les services qu'il avait rendus. M. Normandin est aussi un membre zélé de l'Association Saint-Jean-Baptiste et de la Société Saint-Vincent de Paul,

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La CHAMBRE DE COMMERCE.

LECLAIR, M.P.

M. PIERRE LECLAIR, avocat et membre du parlement du Canada, est né à Sainte- Thérèse de Blainville, comté de Terrebonne, le 16 septembre 1860. Il a fait ses études classiques au séminaire de Sainte-Thérèse, et a été admis au barreau en 1883. Depuis cette dernière époque il a pratiqué sa profession à Montréal avec un succès remarquable,

devant les cours civiles et ment partie de la sociéié fers, et il a contribué pour pour ce bureau la position d'hui parmi la profession sa profession l'attention s'y faire un avenir, M. Les'occuper activement de polid'années. Partisan convainteurs, il s'est mis entièrement dans les luttes qui ont eu années. Sa voix sympathinaissances sérieuses de la ardeur, le placèrent de bonne remarquables de notre proélection sa parole exerça une sion des électeurs. Lorsque

criminelles. Il fait actuellelégale Augé, Leclair & Chafune Îarge part à conquérir enviable qu’il occupe aujourlégale. Tout en donnant à qu'elle exige de celui qui veut clair a trouvé le temps de tique depuis une douzaine cu des principes conservaà la disposition de son parti lieu durant ses dernières que et entraînante, ses conpolitique, sa verve et son heure parmi les tribuns vince; et dans plus d’une influence efficace sur la décil'honorable M. Chapleau

abandonna son mandat de députée pour devenir lieutenant-gouverneur de Québec, son manteau tomba d’un commun accord sur les épaules de M. Leclair, qui fut élu par accla-

mation dans son comté natal.

Depuis son entrée au parlement, M. Leclair a amplement

prouvé qu'il saurait marcher sur les traces du grand homme d'Etat Canadien-français.

JOSEPH-ELZEAR BOURDON.

M. Josepu-ELZÉAR BOURDON, marchand de bois, de charbon et de grain, est né à Boucherville, province de Québec, le 20 mars 1868, et par conséquent il dépasse à peine les vingt-six ans. Il n'en jouit pas moins parini les hommes d'affaires et du public en général d'une réputation que bien des hommes âgés pourraient lui envier. Bien qu'il ne soit établi

dans les affaires que depuis par sa conduite uniformément procédés honnètes envers spéciales pour les affaires, se teurs comme celle des fourtrouve au No. 966 rue Onprend le bois, le charbon, les toujours certain d'y trouver prix les plus bas du marché, nouvelle génération d'homve et entreprenante; et il ses amis qui espèrent pour place au premier rang dans Bourdon est membre de pendants, et il a été admis du district de Montréal, que il est conservateur. Au

le rer janvier 1889, il a su franche et loyale, par ses tous et par ses aptitudes gagner la confiance des achenisseurs. Son bureau se tario, et son commerce comgrains et le foin. On est une bonne marchandise au M. Bourdon appartient à la mes d’affaires, instruite, actidonnera sans doute raison à lui un avenir brillant et une le monde commercial. M.

l'Ordre des Forestiers Indéà la Chambre de Commerce le 13 août 1893. En politicours de ses affaires M.

Bourdon a visité New York, Boston, Chicago et autres grandes villes du Canada et des Etats-Unis. Voyageant en observateur, il a rapporté de ses voyages une quantité de renseignements utiles dont il saura sans doute protiter pour agrandir encore son commerce, Mais, quoiqu'il arrive sa fortune n’excèdera jamais les vœux de ses amis,

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