‹ Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme]Chapitre 21 sur 153 · UR LA LIGNE · texte numérisé non relu

UR LA LIGNE

ORTIFICATIONS DE MONTREAL.

Guet Disette.

moins dévoué à sa patrie; quand on a eu besoin de soldats pour chasser les Iroquois ou combattre l'invasion anglaise, il a toujours noblement répondu. C'est lui aussi qui, en dépit de l'opposition des gouvernants, avait si bien consolidé l'influence française dans l'Ouest que l'on ne songeait plus à disputer ce précieux domaine à la France lorsque la politique des courtisanes remit tout en jeu.

M. de Frontenac ne manque pas de s'élever dans ses lettres au ministre contre les gens qui vont en traite dans les lieux défendus et qui portent leurs pelleteries aux Anglais. De son côté l'intendant Duchesneau, accusait M. de Frontenac d'être en ligue avec les rebelles. ‘‘]Je n'ai pu m'empêcher de lui déclarer, écrivait-il au ministre, que c'était une véritable honte de voir les ordres d'un monarque qui a l’Europe à ses pieds méprisés aussi ouvertement dans une colonie qui a reçu tant de preuves de sa bonté et de sa tendresse paternelle.”

Toute cette indignation ne pouvait être que de l'hypocrisie. Ceux qui étaient sur les lieux devaient comprendre que c'était par l'influence des Français qui vivaient au milieu d'eux que les sauvages étaient empêchés d'aller porter euxmêmes leurs pelleteries à Albany, où les marchandises étaient à des prix bien plus bas qu'à Montréal. Si les coureurs-de-bois allaient parfois s'approvisionner à Albany, c’est que les édits du roi de France les y forçaient.

En 1679 la rumeur se répandit que certains coureurs-de-bois voulaient conduire les Anglais au lac Supérieur, ce qui aurait été la ruine du commerce de Montréal. On comprit qu'il était temps de rouvrir les portes aux coureurs-debois ; l’intendant Duchesneau lui-même recommanda au roi de leur accorder une amnistie. L'’amnistie arriva en 1681, accompagnée d’une nouvelle défense de s'en aller dans le bois à l'avenir sans une permission ou congé du gouverneur.

C'était tout simplement permettre à cet officier de faire, par l'entremise de ses favoris, ce que les coureurs-de-bois avaient fait de leur propre chef. M. de la Barre, le successeur de M. de Frontenac, usa largement du privilège. En 1682 il envoyait pour seize mille livres de marchandises dans l'Ouest ; malheureusement les Iroquois rencontrèrent ce riche convoi et le pillèrent.

Ce fut l’occasion d’une nouvelle guerre avec les cinq nations, qui, nous dit l'abbé de Belmont, ‘‘fut particulièrement excitée par l'avarice des marchands, lesquels avaient, sous M. de la Barre, toute licence d'acheter de lui autant de congés qu'ils voulaient, y ayant cette année-ci (1684) cent-cinquante canots aux Outaouais.” Les Iroquois, soutenus par les Anglais, parcoururent le pays et firent partout, mais surtout à Lachine, de terribles massacres. En 1692 on comptait sur l'île de Montréal cent-soixante-sept âmes de moins qu’en 1681. Les communications avec l'Ouest étaient presque interrompues. Les sauvages de ces régions, pour faire leur paix avec les Iroquois, portaient leurs fourrures aux Anglais. Les colons ne pouvant plus se risquer aux champs, la disette, se mit dans le pays. Le commerce fut ruiné.

Dans ce désastre l’imprévoyance et les vues étroites de l'autorité étaient pour beaucoup.

En 1689 les étoffes se vendaient À Albany et à Boston pour la moitié et même pour le quart de ce qu’elles valaient à Montréal ; cependant il était défendu sous peine de mort de faire commerce avec les colonies anglaises. Le Cana-

da devai ne s'aper

ANS po bil

espèces, de quinz d’un moi de recev billets, F les troup À ce autre c abondan l’amusen assez CoI commun devinren Chaque signatur époque € qu'elles elles étai Ce seurs de

Alo abuse : | rent la monnaie ble ce q commer( gagna b une quai hommes coup mo de drog plus tard ont faite France bleues pl

Le du roi pour rés Le ferm en était

hasser les répondu.

ien consoisputer ce it tout en

1 ministre

les ordres t dans une nelle.”?

qui étaient

prix bien s’approvi-

laient con-

ureurs-der accorder lle défense du gouver-

tremise de ef. M.de ilège. En ; malheu-

li, nous dit narchands,

autant de canots aux le pays et in 1692 on qu’en 1681.

s sauvages s fourrures disette, se

rité étaient a moitié et

‘tait défen- Le Cana-

da devait être un marché pour les produits des manufactures françaises ; on 16891700.

ne s’apercevait pas qu’en ruinant les Canadiens on détruisait le marché.

ANS ces conditions difficiles, l'intendant de Meules, n'ayant pas d'argent pour payer les troupes, imagina de donner cours, au lieu d'argent, à des billets de cartes. ‘‘Je vous envoie, écrivait-il au ministre, des trois

espèces, l’une étant de quatre francs, une autre de quarante sols et une troisième de quinze sols, parce qu'avec ces trois espèces je pouvois faire leur solde juste d’un mois, j'ai rendu une ordonnance par laquelle j'ai obligé tous les habitans de recevoir cette monnoye en m'obligeant en mon nom de rembourser les dits billets, personne ne les a refusés et cela a fait un si bon effet que par ce moyen les troupes ont vescu à l'ordinaire.”

A cette époque, il n'y avait pas encore d'imprimerie dans la colonie, et d’un autre côté, comme peu d'habitants savaient écrire, le papier n'était pas en abondance. Mais pendant les longues soirées d'hiver, les jeux de cartes étaient l’'amusement favori de la population, et par conséquent, il s'en trouvait un dépôt assez considérable. C'est à cette ressource que l’intendant eut recours, et de communes cartes à jouer, coupées en quatre, leur valeur écrite à la main, devinrent le premier papier-monnaie qui ait été émis sur le continent américain, Chaque carte était timbrée à la cire à cachetée d’une fleur de lis, et portait les signatures de l’intendant et du secrétaire de la trésorerie de Québec. Une époque était spécifiée pour leur rentrée à la caisse du gouvernement, et après qu’elles avaient été converties en lettres de change tirées sur le trésor royal, elles étaient brûlées.

Ce moyen d'acquitter ses obligations était trop facile pour que les successeurs de M. de Meules n’y eussent pas souvent recours.

Alors il advint des cartons comme de toute monnaie fiduciaire dont on L'industrie se

abuse : le trésorier de la marine ne put pas les racheter, les habitants perdirent la confiance et les cartons leur valeur. Comme il n’y avait pas d’autre monnaie en circulation, les habitants s’attachèrent à produire autant que possible ce qui leur fallait pour leur propre consommation, et le mouvement du commerce intérieur diminua d'autant. Mais il faut ajouter que l’industrie y gagna beaucoup. Madame de Repentigny écrivait en 1708: ‘‘Il y a à présent une quantité considérable de métiers qui travaillent à faire de latoile. Les hommes ont goûté l'habillement. de peau de chevreuil, qui leur revient à beaucoup moins que les étoffes de France ; ils en ont presque tous avec des surtouts de droguets du pays pardessus.” Et l’intendant Begin disait quelques années plus tard : ‘‘ Les Sœurs de la Congrégation m'ont fait voir de l’'étamine qu’elles ont faites pour leur habillement et qui est aussi belle que celle qui se fait en France ; et on en fait ici des étoffes noires pour l'habillement des prêtres, et des bleues pour celui des pensionnaires.”

Le commerce des pelleteries était dans un état désespéré. L’ambition

du roi de donner au castor une valeur aussi fixe que celle de l'or avait eu pour résultat d’encombrer les magasins de fourrures qui ne s'écoulaient pas. Le fermier du revenu, qui était obligé de prendre quand même tout ce qui lui en était offert fit faillite ; et le roi appela tous les habitants du Canada qui dési-

Fondation de Détroit.

Nouveaux Règlements Arbitraires,

raient faire le commerce des pelleteries à se former en compagnie pour recueillir la succession. Il ne fut permis à personne de s'abstenir. La nouvelle compagnie héritait de l'ancienne de six cent mille livres de castor pour lequel elle n'avait aucune demande.

Le sieur de Lamothe-Cadillac proposa alors au roi d'établir une nouvelle ville, à Détroit, qui serait le siège principal de la traite. Par ce moyen il prétendait pouvoir empècher qu'il ne descende du castor de l'Ouest à commencer de 1700 jusqu’à la fin de 1702. Durant ce temps on pourrait écouler ce qu'on avait en magasin, croyait-il. Le projet fut agréé et plusieurs marchands de Montréal fournirent de grandes quantités de marchandises à Cadillac pour son nouvel établissement. La création de ce nouveau comptoir eut pour effet de faire oublier complètement la route de Montréal aux sauvages de l'Ouest qui firent leurs achats chez eux par la suite ; maïs la valeur du castor ne se releva pas.

En 1706 la Compagnie des Habitants du Canada remit ses privilèges à une autre compagnie qui continua le même système et aboutit au même résultat,

D'Iberville et les Raudot avaient conseillé au roi de rendre le commerce libre, prétendant que par ce moyen les choses s'arrangeraient d’elles-mêmes ; mais c'était trop simple pour être compris. On ne voyait pas de voie en dehors du monopole et du paternellisme. À mesure que les désastres s’accumulaient on multipliait les privilèges et les règlements arbitraires. On ne se contenta plus de fixer le prix des marchandises importées et exportées et du pain ; il fallut encore des tarifs pour la viande et presque tous les articles nécessaires à la vie. En 1712, les boucheries de Québec furent adjugées pour neuf ans à cinq particuliers ; et le même arrêt portait défense aux bouchers de Montréal d'acheter ou d'enlever les bestiaux dans le gouvernement de Québec sous peine d'amende. Le conseil souverain alla jusqu'à passer un arrêt ne permettant aux aubergistes d'acheter au marché que le vendredi et en même temps que les bourgeoïs.

Les plus petits détails du commerce étaient arbitrairement règlés ; l'initiative privée était autant que possible écrasée par le gouvernement.

Le commerce avec les nations étrangères était toujours défendu. Le ministre écrivait à l'intendant Bégon en 1714 : ‘* Monsieur le marquis de Vaudreuil m'a marqué que les Anglais de la Nouvelle-Angleterre prétendent que par le traité de commerce ils étaient en droit d'apporter des marchandises en Canada et les échanger contre le castor et autres effets du pays, mais qu'il n’a point voulu le permettre, en quoi Sa Majesté a fort approuvé sa conduite. Ce n’est point son intention que les Anglais fassent aucun commerce dans la colonie, ni que les habitants portent à Boston aucun castor ni aucune sorte de pelleteries.”

L'année suivante le même écrivait au même :

‘ Je vous recommande de veiller toujours avec beaucoup de soin que les Anglais ni autres étrangers fassent aucun commerce au Canada. Il est très important de l'empêcher absolument. Sa Majesté l’a fort à cœur et vous ne pouvez trop vous y appliquer.”

Néanmoins on conçoit qu'il n’était pas façile de surveiller un territoire si vaste et si peu peuplé.

En 1716, la proclamation suivante fut lancée :

‘Et à Orang font pass tent à M nes, mou en y alla de liberti préjudici ressés en ne pas se anglaises l'entremi portées nance de nance po d'en rap] de contit et ordon de cette 1707 et | ‘6 N qu'elle s ton et at le gouve nous, à | contreve du casto en ce p peines p juillet 17 Dar départir accorde Chambr eus de Mon cipal ma impossit liberté leurs afi l'utilité établi dé certaine accorde pour let permett cune de

recueillir le compalequel elle

e nouvelle en il pré-

mmencer couler ce marchands illac pour pour effet Ouest qui se releva

ges à une Ésultat.

herce libre, es ; mais dehors du ulaient on tenta plus 1 ; il fallut s à la vie.

cinq partil d'acheter d'amende.

ubergistes 0îS.

; l'initiati-

endu. - Le is de Vaunt que par andises en is qu’il n’a duite. Ce ins la colole sorte de

oin que les Il est très et vous ne

erritoire si

‘* Etant informé que plusieurs habitants de ce pays entretiennent commerce 1716-17. Relations avec

à Orange, Mannatte, Boston, et autres lieux de la domination anglaise, qu'ils y

font passer turtivement du castor par l'entremise des sauvages qui en rappor- Angleterre.

tent à Montréal en écarlatines, calmandres, et autres étoffes de laines, indiennes, mousselines et crépons ; qu'il y en a qui font par eux-mêmes ce commerce, en y allant sans permission, ce qui les entretient dans un esprit de fénéantise et de libertinage, les engage de quitter le défrichement de leurs terres et est très préjudiciable à la colonie, aux manufactures du royaume et aux droits des intéressés en la compagnie des castors ; que ces derniers prennent des mesures pour ne pas se trouver chargés du castor qu'ils font passer dans les dites colonies anglaises, ni des étoffes qu'ils en font venir à Montréal, se servant aussi de l'entremise des sauvages, et qu'ils se croient par ce moyen à couvert des peines portées par l'arrêt du Conseil d'Etat du Roy, du 23 juin 1707, et par l’ordonnance de Sa Majesté, du 6 juillet 1709, parce que le dit arrêt et la dite ordonnance portent seulement défense de porter du castor dans les dites colonies, et d'en rapporter en ce pays des étoffes, ce qui est un prétexte aux dits habitants de continuer le dit commerce qui a été non seulement défendu par les dits arrêts et ordonnances, mais encore par plusieurs autres rendus depuis l'établissement de cette colonie. À quoi étant nécessaire de pourvoir vu le dit arrêt du 25 juin 1707 et la dite ordonnance du 6 juillet 1709.

‘ Nous faisons défense à toute personne de quelque qualité et condition qu'elle soit d'aller sous quelque prétexte que ce soit, à Orange, Mannatte, Boston et autres lieux de la domination anglaise, sans une permission de monsieur le gouverneur, ou de celui qui commandera en ce pays, en son absence, visée de nous, à peine de deux mille livres d'amende pour la première, contre chacun des contrevenants soit qu'il Soit justifié ou non que les dites personnes aient porté du castor dans les dites colonies ou qu’elles en aient rapporté ou non des étoffes en ce pays, et de punition corporelle en cas de récidive, sans préjudices des peines portées par le dit arrêt du 25 juin 1707 et par la dite ordonnance du 6 juillet 1709.”

Dans les premières années de son administration, le Régent paru vouloir se

départir des règles appliquées jusque-là par la cour de France au Canada et Commerce

accorder quelque liberté aux habitants. En 1717 il autorisait la formation d’une Chambre de Commerce dans la colonie par l'arrêt suivant :

‘ Sur la requête présentée au roi par les négociants des villes de Québec et de Montréal dans la Nouvelle-France, contenant, que le commerce étant le principal moyen par lequel la colonie peut se soutenir et s'augmenter, il est comme impossible qu’il y puisse jamais fleurir, tant que les négociants n'auront pas la liberté de s'assembler dans un endroit convenable pour y traiter entre eux de leurs affaires ; que les assemblées des négociants ont paru si nécessaires pour l'utilité du commerce, que dans toutes les villes de France où il s’en fait, il a été établi des lieux pour ces assemblées qui sont appelées la place ou l'échange dans certaines villes, et dans d’autres la bourse ; que si Sa Majesté veut bien leur accorder la même grâce, ils espèrent que les mesures qu’ils pourront prendre pour leur éommerce le rendra dans peu florissant ; suppliant * à Majesté de leur permettre de s'assembler tous les jours dans un endroit convenable dans chacune des dites villes de Québec et de Montréal, pour y traiter entre eux de leurs

She

ee" rx ET

TT ERBELT rer in site S94JLIC AlIP quone|d2p © sun xne auourejd S92le1} juo13} Mb saone sjuaamp 53 “aJns8ejueae

er} -onbiyeud ej juop sadoaid sp juonç

À suejus 537 *surjuo SE UOIjENp2] 3p 133014 1nod s331noppai sap r15Anon a[[ruez 2p a1d T7 “vorpnrsur. uoy no junte Vo] txoanon À ino} € 1003 uney : 11042519d -de s3] anod 2Cojoriu 2p ulojaq sed jeu Henb aimueu 3p sutsd siofqo S2} “SImruue] sad quo inf syfay sa © SDDUEJJIOUUO) SJ 3p 2oyod ej 8 snjd 32} no ‘ a1opperes uO} EI ET nb ued ‘jueainy 3 DUPIAB 9348 B1IJIE] ‘auapasaid 131deq 3 30 jr0,p duos un 1jpl puSrep sed 1n2,u mb m2 € JUEAINJ SUTEUI3G ET SSHNEp e uo1q seu € ssuuoy12d sonbonb

CS: à)

#8 SNOY 3p UOIDEJSHey;. e[ inod rtoAnod uow € 01 fLnb juene 1jjrearn 2p ‘ SONEF re SnOA 9f snb so1souy ssiyo s2j auotuaysiduus 99AE ZIA3991 SNOA € ANJOIINO 91]0A J1019)E] nb sofqo sonne p no 3910) 31 HyDIDJar mod mb 59 sp auajaid onojip J18jeur

“nb 2% “suondumos sim] ai ju3$e:n05

“U3U *SINJON snoa onu2 p sinaynqd nb SIOA 9[ “Zo1a1n21 ua snoa anb soSejueae SI æd nb < swauwu-row 8 jioddez sed. sue sed

-24 ZJodo1d roae snoa 2p A9} où fSYNATISSIWN

SN4SAOLID XNV

‘LIATIUOUIN

SR DUPIQ % IA €} mog

Ti es egsnef n6ahôd mib 5 snb

Rsionüe::nbnesjqnon sop nb sadn0 an ezd:us-Zaiis + sN2A ju2p292id oü821 2f snoS PDO AU € Saouéouuoo sp I ARE, PS 4j0A ‘U0Q 3p no uoHyodyp 3 sans 4ed-“pou 2 1012 aq bdiaud; sun

SÉR'SAUET no 2j sure onge3 sud er -

Jamo EnbnE o0b. NAN Zs1pusrauod ShDA Het Sp Ajp.npR 2]. 2p sreur Med. Sous. Sun p.uog % 1aumuour Won apépar “p apind nb nb "er. 2enp Sud} Wu no nboqouq A 9109:3 He). yixa X ‘srewel uo-u A ‘ut p UOHDEJSNe] ef € Ju2puS3 inb sajoyo Saf9:2OS ne nb su2ano iyaany su suod sa} nb ‘jerus$ us sup mod uo ‘suoyqeq snou onb aa anb jueme juosSeinoous p UI0j2q rite nb souraoïq 2p nd 9 j] *1n0] UOJ eine UnJEU) SIEUI <sa1ne xne auosreçd2p © sun xne juoure]d s32me13 juo13y mb saineu sajuasgp s5"7 “anoBuueae “æ12} onbijeud ej auop sayd>a1id sp juonç À suejus s2"y “sueju2 se uonenp2] 3P 12m501d 1nod s331n0pja1 S9p 212001 2[1tue} 2p ar 27 “"orpniur. uoy no juouapnwe Oo} tJoAnoï À 103 € 100) uneyp : 110A3519d -de sa] anod 2Cojo1itt 5p utojaq sed peu Hnb siqueur 5p sjursd sisfqo sat sise]

"TVAHLNON V 4l14Nd TVNHNO! HAINAHd4 NG OHANWNN HAHINAHd

TRE nc &'éed vurd au Synoriaf Saloijeur 9p 217 -uenb spuri3 snjd sun expuotuos mb sjymax vT éprr-uisammenb sœwu £stog ef € snoi e asrejd 5p aapnomrp ef autod siouSi,u af ‘syt3 -nyur snjd sa; @ siuejntue snjd Sa 1811019

of snb xun2> 1519014 snoa mod it1pusid af anb uio a7 1ed qe, j & snou ou 519dy9 f Rime IT 9p s211vA XNE9IIOU Xne JUENL)

“Sat

- Xnop 525 1n0d 1043321 & sy901d2r unonz

MIOAU s1019 9{ souanbajuos us “321305 neauenb auajaid uorenay ej “row nb uaiq ne “SINSHJON ‘ Z2ABJ SOA : nuuo 2102U9 sed you 1aideg 9j onb na ‘juowaqyt1oa -V,p n°94 ‘ruapaid aj inod juonbueur 31e f % UN/T “2120 O[ HjorDQUI Justozmoct mb soueye ssp x sujqnd sjuowagr3at s3p ajpnog er mduss op 2Jodo1d sto12 wi 3

| “Hipnonied us unseyo un p 2% Sn0J 9p UODEJSHE]. E] 1nCd rtoanod uouu € jo197 ptnb juene 1ojjreaen 3p ‘souez re snoaA of snb soissut ssiyo saç auowyjsiduus 29AE Z3A3991 SNOA © SHJOHIND 91J0A J1O1)EI inb sjofqo sonne p no s91awum0S 34 yja1ayat anod 1ab 55 sp aiujaid omajip ej aiSqeuur ‘anb 2% “suondumnog sinay 1e jH38e2n09 -U2 WU SINSJOIN “SUOA 9nu2,p sinoynd snb SIOA 9[ “Zaiainai u> snoA anb ssSejuvae saf xd nb ‘ swat-row 8 E

L'ancien Régime Jugé

“deux systèmes se présen-

affaires de conimerce, comme aussi de nommer dans chacune des dites villes l’un d'eux pour faire au nom de tous, les représentations nécessaires pour le bien de ieur commerce ; à quoi Sa Majesté ayant égard, vu la dite requête, le rapport et tout considéré, Sa Majesté étant en son conseil, de l'avis de monsieur le duc d'Orléans, régent, a permis et permet aux dits négociants de s’assembler tous les jours dans un endroit convenable dans chacune des dites villes de Québec et de Montréal pour y traiter de leurs affaires de commerce, et de nommer dans chacune des dites villes, l'un d'eux pour faire au nom de tous, les représentations qui seront nécessaires pour le bien de leur commerce, au gouverneur-général et intendant de la Nouvelle-France.”

Malheureusement l’éducation recue depuis un demisiècle empècha les Canadiens de tirer tout le parti possible de la liberté qui leur était accordée. L’apathie du gouvernement fran- Gais devait du reste décourager les plus persévérants.

M. Rarneau, qui a exposé avec tant de talent les bons côtés de l’ancien régime, condamne sévèrement lapolitiquedugouvernement français sur ce point :

‘Quant au régime intérieur de la colonie,” dit-il,

taient; l'un, dans lequel la mère-patrie, s'attribuant tout pouvoir,toute direc‘ion, toute puissance, ne considère le colon que comme un ouvrier travaillant à sa tâche dans l'entreprise publique, dont le gouvernement est le promoteur et le maître absolu ; l’autre prenant le colon pour un agent intelligent, auquel il faut faire produire la plénitude de sa force et de son utilité, veut qu'il se rende compte le plus possible de l'œuvre générale et qu'il participe à sa direction ; en lui donnant ainsi le vif sentiment du but à atteindre, comme aussi des avantages et des difficultés dont il est entouré, on accroît chez lui l’esprit de ressources, d'initiative, et partant de sa puissance.

‘ La Cour de Versailles choisit naturellement le premier système ; on doit la blâmer, puisque ce système est le moins bon, mais on ne peut blâmer sa politique avec la même rigueur que son inertie, car il était difficile qu'elle agît autrement

dans le server qu latifs l’un fortement provincia soins et s'occuper à sa mém

“Tel

et abando

Page 1