‹ Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme]Chapitre 24 sur 153 · RAS · texte numérisé non relu

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MON FREAL EN iS))

Nouvelle rmission de Cartons.

SOUVENIR DE LA CHAMBRE Di

E 1er octobre 1711, les autorités de la colonie firent une nouvelle émission de monnaie de carte pour la somme de quatre cent cinquante mille livres, composée de trois mille cartes de cent et de trois mille cartes de cin-

quante, disposées comme suit :

L'écriture des cartes de cent en travers, sur des cartes noires entières.

Et l'écriture des cartes de cinquante de haut en bas, sur des cartes rouges entières.

Les empreintes des poinçons à chacun des coins, savoir :

1® Celui où il y a une fleur de lys sur un piédestal avec un cordon de petites fleurs de lys autour, en haut, au côté droit.

2° La mème empreinte au bas, au côté droit.

3° Celui de M. de Vaudreuil, représenté par trois écussons fascés deux en chef et un en pointe, surmonté d'une couronne de marquis avec un cordon autour, au bas, au côté droit,

43° Etcelui de l'intendant représenté par un croissant surmonté d'un épi de blé couronné de quatre étoiles avec deux potences au cordon, en haut, au côté gauche.

Cette émission fut le coup de grâce pour cette monnaie de carte. Les trésoriers généraux ne purent faire honneur à leurs obligations et les cartes tombèrent à cinquante pour cent de leur valeur nominale. Il yen avait alors encirculation pour deux millions de livres.

Les faillites devinrent générales, à commencer par celles des sieurs Aubert, Veret et Gayot qui avaient la ferme du castor. La position financière de la France, épuisée par les guerres de Louis XIV n'était guère plus brillante que celle de sa colonie. Cependant le ministre Ponchartrain voulut venir en aide aux Canadiens, et promit que la monnaie de carte serait rachetée à la moitié de sa valeur rominalc. Le remboursement devait se faire au moyen de lettres de change ; mais ces lettres, à leur tour, ne furent pas honorées, de sorte que les négociants préférèrent garder leur carton. Mais la Cour était décidée à retirer entièrement cette monnaie, et le 3 juillet 1717, le roi donna ordre que ‘‘toutes les dites monnaies de cartes seront rapportées, à commencer du jour de l'enregistrement des présentes, au commis

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