EAL EN HIVER, DE LA MONTAGNE
Exportations et-:importa tions,
Améliorations Publiques.
velle source de profit pour le Canada. Les forêts de l'Ottawa furent aussitôt mises en requisition. Des scieries s'élevèrent partout. La construction des navires commença à Montréal en 1806. A Québec, où cette industrie était déjà exploitée depuis plusieurs années sur une grande échelle, il fut construit en 1807, vingt-six navires, jaugeant collectivement cinq mille cinq cent trente-six tonnes.
Montréal n'était pas encore à cette époque un port d'entrée. Tous les navires faisant le commerce extérieur étaient enrégistrés à Québec. Le nombre de ces navires fut en 1808 de trois cent trente-quatre, en 1809 de quatre cent quarante-trois, et en 1810 de six cent trente-cinq, jaugeant cent trente-huit mille cinquante-sept tonneaux. La valeur totale des exportations canadiennes en 1810, fut de £1,200,000, soit une moyenne de £30 par tête de la population. Après l'Angleterre, l'Espagne, le Portugal et les Indes Occidentales étaient alors les meilleurs clients du Canada.
Les importations durant cette période augmentaient aussi rapidement, bien que pas autant que les exportations. Les impôts prélevés sur les importations et sous forme de licenses s'élevèrent en 1809, à plus de £67,000. L'importation du sucre, du thé et du café, qui étaient a'ors des articles de luxe, s'était plus que triplée depuis 1795, ce qui est une preuve palpable de la richesse croissante de la population.
EST durant cette période de 1793 à 1810 que le commerce d'exportation qui était presqu'exclusivement aux mains des Ecossais depuis la conquête, passa en partie aux Anglais et aux Irlandais. Il était encore bien rare de
voir un Canadien-français engagé dans le commerce extérieur, mais ils avaient la grande part du commerce local.
S’animant sous le souffle de la prospérité générale, Montréal brisa la vieille coquille qui arrêtait son développement et entra dans l'ère de progrès et d'amé. lioration qui dure encore aujourd’hui.
in 1709, la législature autorisa la démolition des anciennes fortifications et rendit le terrain qu'elles occupaient à ses anciens propriétaires. Les travaux de démolition commencèrent peu de temps après. Maïs un quart de siècles plus tard il restait encore des bouts de murs qui n'avaient pas été attaqués par autre chose que le temps. En 1820, la porte de Québec, située à l'extrémité est de la rue Saint-Paul, près de la place Dalhousie, subsistait encore, et une sentinelle y montait continuellement la garde. Ce fut aussi en 1799 que la législature autorisa la nomination d'un ingénieur-inspecteur pour diriger l'ouverture de nouvelles rues et veiller à l'entretien des anciennes. A partir de ce moment des travaux considérables furent faits pour l'amélioration des voies publiques. Les rues Saint-Paul et Notre Dame furent pavées en pierre, et plusieurs rues nouvelles furent ouvertes. L'histoire de quelques-unes de ces rues donnera une idée assez exacte du développement de la ville. Au commencement du siècle il y avait cinq routes qui conduisaient hors de la ville ; les rues Sainte- Marie, Saint-Laurent, Saint-Antoine, Saint-Joseph et Wellington, La rue Panet fut percée en 1801 sur le terrain appartenant à l’honorable P. L. Panet.
L'ouverture de la rue Guy remonte à 18153. En cette année les magistrats ordonnèrent ‘‘ l'ouverture d'un chemin à travers les propriétés d'Etienne Guy,
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