ASS
VRE DE MONTREAL EN iS98,
Le ‘‘Committee of Trade.’
Creusement du Chenal St- Pierre.
Origine de la Commission du Hâvre.
faire partie du bureau de direction, qui se composait de treize membres.
Cédant devant les protestations de nos compatriotes, le gouvernement anglais ne donna pas de suite à son projet d'union. Le2s difficultés entre le Haut et le Bas-Canada furent temporairement réglées en 1824 par des arbitres qui accordèrent à la première de ces provinces une somme £ 12,220, en dédommagemeni des pertes passées. Il fut aussi décidé que pendant quatre années, à commencer de 1824, le Haut-Canada recevrait un quart du revenu perçu par le Bas-Canada sur les marchandises importées. En 1823, la législature du Haut-Canada demanda à celle du Bas-Canada d'imposer certains droits spéciaux pour l'aider à payer l'intérêt sur un emprunt qu'elle avait fait, maïs cette demande fut poliment refusée.
Les marchands du Canada furent aussi grandement alarmés en 1824, par un message que le président des Etats-Unis envoya au Congrès, dans lequel il invitait ce corps à réclamer pour les Américains le droit de naviguer librement sur le Saint-Laurent depuis les lacs jusqu'à la mer. Toutefois cette prétention ne fut pas prise au sérieux par les hommes d'état et l'alarme se dissipa bientôt.
ES membres du ‘‘ Committee of Trade ” étaient trop Anglais et trop pratiques pour s'attarder longtemps à des questions réglées. En 1825 ils commencèrent une agitation en faveur du ‘‘ creusement du chenal du lac
Saint-Pierre à une profondeur suffisante pour permettre aux navires de deux cent cinquante tonneaux de remonter jusqu'à Montréal avec leur cargaison, durant toute la saison de la navigation.” Cette requête, qui paraît bien modeste aujourd'hui, était une grosse affaire à cette époque. ture provinciale reçut la demande favorablement. Le projet fut mis à l'étude, et l’année suivante, M. James Leslie, député de Montréal à la Légisiature, étant devenu plus hardi, demanda que le chenal fut creusé jusqu’à seize pieds. En 1830, la commission des commissaires du hâvre fut instituée, rable George Moffatt en fut le premier président. aux deux quais qui existaient en haut de la place de la Douane, un quai qu'on appela le ‘ quai du canal,” qui avait mille deux cent soixante pieds de long, et au bout duquel il y avait cinq pieds d’eau.
Néanmoins la législa-
L'hono- Depuis 1823 on avait ajouté
Les commissaires du hâvre se mirent à l'œuvre dès leur entrée en charge, et de 1830 à 1832 plusieurs des quais qui existent aujourd'hui, y compris le quai de l'île, furent construits sur pilotis. L'étendue des quais fut ainsi portée à quatre mille neuf cent cinquante pieds. Devant certains quais l’eau avait une profondeur de vingt pieds. L'année suivante Montréal devint un port d'entrée.
Cependant le commerce reprenait tranquillement son essort. Les importations, qui n'étaient que de £674,:36 en 1819, s'élevaient dix ans plus tard à 41,416,530, c'est-à-dire qu'elles s'étaient plus que doublées, navires entrés dans le port de Québec en 1819, n'était que de cent quarante-sept mille sep‘ cent cinquante tonneaux ; en 1829, il s'éleva à cent quatre-vingt-onze mille cent quatre-vingt-dix-neuf tonneaux, et en 1832 à deux cent quatre-vingtun mille cinq cent quatre-vingt-dix-huit tonneaux. 1
Le tonnage des
Les exportations n'étaient pas aussi considérables que les importations, mais cependant en 1820, elles s'élevaient à £S04,460.
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nembres, Presque tout notre commerce se faisait encore avec la Grande Bretagne et !519:32: ernement ses colonies. Nos importations venaient des pays suivant :-— ASUS s entre le ; ierre,
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a législa- très généreux pour Montréal. En 1827, on comptait que le gouvernement avait \ 1! , , . . . ÿ , . .
à l'étude, dépensé £277,501 dans le district de Montréal, dont £ 242,500 pour chemins et ire, étant canaux. Le gouvernement impérial encourageait ces dépenses dans l'espoir S. qu'elles contenteraient la population et dissiperaïient l'orage politique qui s'avan- L'hono- çait. Plusieurs des routes que l'on construisait à de grands frais devaient ait ajouté aussi faciliter l'établissement des colons d'origine britannique dans les townships ual qu on de l'Est. On pensait par ce moyen pouvoir noyer les Canadiens-français. Le de long, fait est que l'immigration était considérable. D'après les rapports officiels, 5, igration. hâvre se voici le nombre des immigrants débarqués à Québec de 1819 à 1831 :— sieurs des tutissur MO A a Ou à one dati Die 12,434 > cinquante HS2O NT oran AC RG D tort Hate 11,239 ‘ Te A ere nero NP tte PEN CO ae a .…., 8,050 rt pieds. à Ë TR A ND TE OT AO Honor EU 10,408 : DD ner rare crier matinale touts eee 10,238 importa- . 27 : PR etre en Ce Pintnaenni \ 6,615 us tard à 8 5 ie ER ae D En CAE 9,097 nage des Le ON FRS Eee METEO O UCET E O En PO DURE 12,000 ante-sept 8 F 1 es 27 LOT STE ee OO a CEE IC NN TE: PA A EM UE 15,045 ingt-0n2e ” 2) au) ; TORO rene tres FR 28,075 tre-vingt- g- à à en TO DA MAT A ina ÉD R n'étaient £ SA 820, clles Cette immigration, qui aurait pu avoir une grande influence sur le dévelop- > 5 9 > P
pement commercial du pays, ne resta pas au Canada. La plus grande partie
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