‹ Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme]Chapitre 41 sur 153 · INDUSTRIES. MONTRÉAL · texte numérisé non relu

INDUSTRIES. MONTRÉAL

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EPUIS assez longtemps les habitants de Montréal se plaignaient de l’inefficacité du gouvernement des magistrats chargés de l'administration de la ville. Le 6 décembre 1828, ils tinrent une grande assemblée et les résolu-

tions adoptées déclarent :—

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‘* Que dans l'état florissant de la population et du commerce de cette ville, l'autorité dont sont maintenunt revêtus les magistrats n'est pas suffisante pour en conduire les affaires municipales et pour en avancer et assurer le bien-être et la prospérité pour l'avenir.

‘Que parmi les maux qui sont la suite nécessaire du trop peu de pouvoir accordé à la magistrature, l'on peut compter l'inefficacité de nos règlements de police et le manque d’une comptabilité suffisante dans l'appropriation des revenus de la ville. L'état déplorable dans lequel sont restés depuis nombre d'années, au grand inconvénient du public, la grève et les terrains adjoignant la petite rivière, qui par leur insalubrité sont devenus dangereux pour la santé et le bien-être d'une grande partie de la population des faubourgs, le manque de moyens et d'autorité pour entreprendre et mettre à exécution un plan suivi et général d'améliorations, étant permis à chaque individu de mettre à l'agrandissement convenable de la ville, les obstacles que peuvent suggérer les vues rétrécies ou d'intérêts, ce qui ne peut manquer d'en retarder l'accroissement, et d'occasionner des dépenses auxquelles on pourrait obvier par un meilleur système.” Les habitants concluaient donc qu'il était urgent de demander à la législature d'incorporer la ville et de constituer un conseil municipal. Il formérent pour soumettre leur requête à la législature, un comité composé des messieurs dont les noms suivent : — Pour la ville, J. B. Rolland, P. McGill, J. Quesnel et A. Laframboise ; pour les faubourgs Saint-Antoine, Sainte-Anne et des Récollets, John Try, Frs. Desautels, John Torrance, Chas. de Lorimier, C. Wagner et H. Corse; pour le faubourg Saint-Laurent, C. S. Delorme, A. Tullock, père, A. Tullock, fils, Jean-Bte. Castongué, B. Hall et Louis de Chantal ; pour les faubourgs de Québec et Saint-Louis, John Richelieu, Ls. Parthenuis, Frs. Derome et C. S. Rodier.

Après avoir hésité pendant quelque temps la législature se rendit à la demande des citoyens en 1832. La nouvelle ville fut partagée en huit quartiers, à savoir; les quartiers Est, Ouest, Sainte-Anne, Saint-Joseph, Saint-Antoine, Saint-Laurent, Saint-Louis et Sainte-Marie; chacun de ces quartiers élisait deux représentants.

lieu le 3 juin 1833, et M. Jacques Viger, y fut élu Maire de la Cité de Montréal, charge qu'il continua de remplir jusqu'à l'époque de la seconde incorporation en

Les premières années qui suivirent l'élévation de Montréal à la dignité de

La première réunion ou assemblée de la corporation eut

ville incorporée et de port d'entrée ne furent pas aussi prospères qu'on avait pu l'espérer. L'arrivée d'un grand nombre d'immigrants ressources qui répandirent le choléra dans le pays fut aussi désastreux qu'aurait pu l'être le passage d’une armée ennemie. Les troubles de 1837 et 1838 vinrent d'autre part paralyser le commerce, de sorte que de 1832 à 1840 les affaires sont restées stationnaires. En 1832, il partit de Québec mille cinquante-trois navires, portant deux cent quatre-vingt-un miile cinq cent quatre-vingt-dixhuit tonneaux. Des deux ports de Montréal et de Québec, il ne partit en 1833, que neuf cent soixante-neuf navires, portant deux cent quarantesept mille neuf cent trente-trois tonneaux, Voici du reste le chiffre des

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importations et des exportations du port de Montréal durant les huit premières années.

Les Citoyens demandent un Gouvernement Municipal.

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