‹ Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme]Chapitre 43 sur 153 · D, —, | TROT · texte numérisé non relu

D, —, | TROT

Etatsment d diat, ce avantag les yeu Pa

QAE l'Améri nant le chaqu reste & Ss

Nord, 410,26 à dédui la Gran retours 1838, de LU (Q quelque la popu produit:

les Eta chandis individu Ma échange était pré leur ma Lot Peel, cr Cette lo droits s

d'un che trois ch directen tout le | moulins que cett Cet 23 juin ment de d'origin impérial

Pr

Etats-Unis afin de permettre aux navires de cette dernière nation d'entrer libre- 183343

nd nie Sn ct ALL: leutious d'afot tomes te blbie | ment dans les ports canadiens. Même cet arrangement n'eut pas d'effet imme- EnanEe en diat, car le système de proctection qui existait encore en Angleterre donnait un Augleterre. $ avantage réel aux colonies sur le marché anglais et les empêchait de tourner À

les yeux vers d'autres débouchés.

Parlant devant le parlement anglais en 1839, lord Stanley pouvait dire :-— 3

‘En 1837, le montant total des importations dans nos possessions de l'Amérique du Nord a été de £3,844,000, et en 1838 de £3,648,000, ou en prenant le terme moyen, sur le pied de £3,700,000, et sur cette somme il n’y eut, chaque année, que pour la valeur de £700,000 provenant de pays étrangers, le reste étant exclusivement entre nos mains, et le produit des manufactures anglaises. Le montant total du commerce de nos possessions coloniales avec le Royaume-Uni, comprenant les importations de l'Amérique Britannique du \; Nord, des Antilles anglaises, et de l'Australie, n'a pas été moins de ; £:10,261,000 en 1837, et de £10,5380,000 en 1838, et il n'y a qu'environ £ 200,000 à déduire de ce montaat, pour les marchandises ne venant pas directement de la Grande Bretagne ec n'étant pas le produit des manufactures anglaises. Les retours ou importations de nos colonies ont été en 1837, de £11,360,000, et en

or cs TT

1838, de £ 12,540,000 ; et ces importations vont toujours en augmentant. Li ‘ Comparé à ce commerce, à quoi se réduit celui que nous faisons avec n

quelque nation que ce soit ? Dans l'Amérique Septentrionale Britannique dont la population n'excède pas 1,340,000 âmes, il y a eu une consommation de nos produits manufacturés au taux de trente-six schelings par tête, tandis que dans les Etats-Unis, peuplés de 17,000,000 d'habitants, la consommation des marchandises anglaises n'a pas excédé £7,233,0c0, soit huit s. cinq d. par individu. ""*

Malgré toutes ces raisons et bien d’autres semblables, le triomphe du libreéchange devenait de jour en jour plus clairement inévitable. Le peuple anglais était prêt à renoncer au monopole du marché des colonies pour obtenir à meilleur marché les grains et les matières premières dont il avait besoin.

Lord Stanley, devenu secrétaire des colonies dans le cabinet de sir Robert Peel, crut arrêter le torrent en faisant adopter en 1843, le ‘Canada Corn Act.” Cette loi eut le meilleur effet au Canada, tant qu’elle dura. Elle portait que les droits sur le blé et la farine du Canada importés en Angleterre ne seraient que d'un chelin par ‘‘ quarter,” à la condition que le Canada imposât un droit de trois chelins sur le blé américain. Les droits sur le blé américain importé directement en Angleterre dépassait de beaucoup quatre chelins, de sorte que tout le blé du nord de l'Amérique destiné au marché anglais, prit la route des moulins canadiens pour être transformé en farine. Lord Stanley avait déclaré que cette farine était ‘un produit manufacturé du Canada.”

Cependant le mème gouvernement qui avait fait passer cette lui, envoyait, le 23 juin 1843, une lettre-circulaire à toutes les colonies, leur ordonnant virtuellement de ne plus faire de distinction dans leurs tarifs douaniers entre les produits d'origine britannique et ceux venant de pays étrangers. Le gouvernement impérial donnait pour raison de sa décision que la préférence accordée par les

* Traduction empruntée au travail inédit de M. L. E, Morin, père,

Premiers effets

en Canada

Reéimanieiment du Tarif

colonies aux produits anglais causait plus d'embarras à la métropole dans ses relations avec les autres nations qu'elle ne lui donnait d'avantages. Trois ans plus tard, sir Robert Peel, abandonnant absolument le principe de la protection fit abolir les ‘‘corn laws,” dienne.

et porta un coup fatal à plus d’une industrie cana-

Lord Elgin qui était alors notre gouverneur, écrivit à un ami : —

‘{ La loi Peel de 1846, a eu pour effet de faire prendre à tous les produits agricoles la route de New York, et a fait perdre ainsi au Canada les revenus que l’on attendait des canaux.

teurs et les marchands. Les propriétés sont invendables en Canada, et on ne saurait avoir un chelin sur le crédit de la province.”

Elle a ruiné à la fois les meuniers, les exporta-

La première pensée des marchands de Montréal en se voyant abandonnés par la métropole fut de se jeter dans les bras des Etats-Unis. Mais on différa sur les moyens pour atteindre ce but. Les uns voulaient répondre à la métropole en adoptant tout simplement ses principes de libre-échange et en cessant d'accorder aucune faveur aux produits anglais; d’autres se déclarèrent pour l'union politique, ou tout au moins l'union commerciale, avec les Etats-Unis.

L'honorable John Young s'était mis à la tête d’une association de libreéchangistes qui pendant seize mois firent paraître le ‘* Canadian Economist,” journal destiné à la propagation de leurs doctrines. Le ‘‘ Board of Trade ” organisé en 1840, et composé alors comme aujourd'hui en grande majorité Il demanda que tout ce qui était admis en Angleterre en franchise fut également admis en Canada, et l’abrogation des droits sur le blé et sur toutes matières premières venant des Etats-Unis. On exhorta le gouvernement à se hâter de parachever les canaux et les chemins de fer. Enfin on pria le gouvernement de demander l'abrogation des lois sur la navigation, lesquelles empêchaient les navires étran-

d'Anglais, épousa en quelque sorte la cause des libre-échangistes.

gers de venir chercher le grain à Montréal, et d'aider le plus possible au creusement du chenal Saint-Pierre.

Le gouvernement anglais accorda les changements demandés aux lois sur la navigation ; il abrogea même tous les droits prélevés pour la Couronne, et il retira ses douaniers du Canada. Le service des postes, qui avait été jusque-là sous le contrôle du gouvernement impérial, fut aussi confié au gouvernement

canadien. L'Angleterre ne pouvait se montrer plus désintéressée.

E son côté le gouvernement canadien s'efforça d'apporter quelque remède à

la situation en remaniant le tarif, Le taux moyen des droits, qui avait

déjà été augmenté après l'Acte d'Union jusqu'à 1014 pour cent, fut porté Les changements, préparés par M. Hincks,

une forte opposition, substituant, autant que possible les

en 1849 à et adoptés anrc droits ad %°: Bien que le nouveau tarif ne fut pas basé, dit +, sur Je principe du libre-échange, il faisait un grand pas vers Ja liberte con n'accordait pas assez de protection aux industries canadiennes ; M. Hincks dut leur faire quelques concessions. Louis-Joseph Papineau se déclara pour

pour cent.

ux droits spécifiques.

werciale. Les adversaires de la mesure trouvaient qu'elle

le libre-écha le nouveau t merciaux av donna au gx travaux con qu'on en à général du l'Angleterre tations cana durant les q 1846, notre terre ; dès 1 millions de | importation:

Mais ce la plus gran de fer améri américaines avaient eu p da d'importe La nav restait presc tions du por

On le v à 1847, n'es tations est C'est le seul depuis son «

ans ses le libre-échange absolu, mais il se rallia à M. Hincks, parce qu'il trouvait que ‘frs. rois ans le nouveau tarif se rapprochait de ses idées et qu'il faciliterait les rapports com- ounerte tection merciaux avec les Etats-Unis. Le nouveau tarif subsista jusqu'en 1834. Il États-Unis. e cana- donna au gouvernement un revenu considérable, ce qui permit de poursuivre les

travaux commencés, mais sous d’autres rapports il ne produisit pas tout le bien qu'on en attendait, surtout pour les marchands de Montréal. Le commerce

roduits général du Canada se releva promptement, car ce qui fut perdu du côté de revenus l'Angleterre fut vite regagné du côté des Etats-Unis. La moyenne des imporxporta- tations canadiennes ne fut durant les cinq années 1841-46, que de $10,800,000 ; t on ne durant les quatre années 1850-53, elle s'éleva à plus de $22,000,000. Jusqu'à 1846, notre commerce se faisait pour soixante-quinze pour cent avec l'Angledonnés terre ; dès 1849, nous importions pour cinq millions des Etats-Unis contre sept [ais on millions de la Grande Bretagne. De 1850 à 1834, quarante pour cent de nos ndre à importations venaient des Etats-Unis.

inge et Mais cette augmentation de commerce avec les Etats-Unis se faisait pour décla- la plus grande partie au profit du Haut-Canada. Le canal Érie et les chemins vec les de fer américains transportaient les grains de l'Ouest à New York. Les lois américaines abolissant les droits sur les marchandises importées en transit e libre- avaient eu pour effet d'engager un grand nombre de marchands du Haut-Canaomist,” da d'importer par la voie des Etats-Unis. Trade ” La navigation prospérait sur les grands lacs, mais le port de Montréal Mouvement najorité restait presque stationnaire. Voici le tableau des importations et des exporta- NE manda tions du port de Montréal, de 1841 à 1853 : —

imis en

emières | achever !NAVIRES OCÉANIQUES.

Ne VALEUR DES VALEUR DES mander ANNEE, | — ee | EXPORTATIONS. | IMPORTATIONS. s étran- No. TONNAGE.

u creu- = : TOM ere 208 50.277 $2,737,772 $S:5,0063,248 lois sur HALO en enr 172 43,156 1,714.644 8,075,840 ne, etil TS Be ce mr 11 33.682 1.512,192 4,745,540 sque-là TON ere 207 49.035 | 2,992,076 9,092,124 nélnent POUR aa momuin 210 51,049 2,777,000 10,4359,044 TOO ere mu 219 55,366 2,017,220 0,215,032 DO ae ne 234 63,381 3.303,068 8,233,080 HÉASUR D 102 41,011 1,542,310 6,829,7306 TOO. 144 37245 1,933:502 6,749,630 mède à 1550............ 211 40,150 1,744772 7:174,780 uéavelt POS rent ner: BI 55.660 2,319,228 9,179,840 ; HS SD Pros 184 45,439 2,727,464 9, 243.884 1 PURES HA ut he lea 30,300 2,983,044 14,014,788 Hincks, | ible les Re . ee fut pas On le voit la moyenne des importations qui avait été de $8,515,324 de 1843 and pas à 1847, n'est plus que de $7,835,773 de 1848 à 1832 ; et la moyenne des exporqu'elle tations est baïissée, pour les mêmes périodes, de $2,632,450 à 82,053,874. Hincks C'est le seul exemple d’une diminution de longue durée dans les affaires du port ra pour depuis son ouverture en 1833, jusqu'à la grande crise de 1873-78.

Mouvement

du Port de Montréal.

Commence-

ment de l'""mi-

gration aux Etats-Unis.

Les tableaux suivants feront voir maintenant avec quels pays les marchands de Montréal faisaient affaires de 1840 à 1850 :

Page 1