EXPORTATIONS
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Les dernières annees du traité de réciprocité furent donc les plus prospères pour le Canada. Pour cette raison même et par suite des passions populaires allumées par l'affaire de Trent, les hommes politiques des Etats-Unis n’osèrent pas se prononcer en faveur de la continuation de la réciprocité. En dépit des résolutions que les Chambres de Commerce des Etats-Unis adoptèrent en faveur du traité, il fut dénoncé par le gouvernement américain et abrogé en 1866.
A continuation de ce traité n'intéressait pas spécialement les marchands de Montréal. Il avait plutôt pour effet de faire passer une partie du commerce canadien par les ports américains au détriment de Montréal. Le
commerce de Montréal n'augmenta que par suite de l’augmentation du commerce général du pays. Les importations par voie de Montréal, qui étaient de $14,014,788 en 1853, restèrent stationaires pendant plusieurs années ; en 1861, elles ne s'élevaient encore qu’à $16,814,161. L'augmentation des exportations fut plus rapide ; de $2,983,044, elles s'élevèrent à S10,415,738 durant la même période. L'exportation du beurre augmenta durant cette période d’une moyenne de 1,300,000 livres, à 3,978,000 livres en 1861, et à 5,530,000 livres en 1862. La première exportation de fromage eut lieu en 1861 ; elle fut de 1,223 boîtes. L'exportation du blé et de la farine, augmenta aussi considérablement, elle fut pour 1853, de 1,492,318 boisseaux, pour 1856, de 2,144,800 boisseaux, pour
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de 13,013,237 boisseaux. Cette augmentation ne se soutint pas durant les dix
années qui suivirent.
PET En 1860, le gouvernement avait décidé d’abolir les péages sur les canaux Mouvement RODULTS canadiens. On espérait ainsi attirer à Montréal une plus grande proportion ICAINS. des grains que l'Ouest américain exportait en Europe. Ces espérances ne
s'étant pas réalisées les péages furent rétablis en 1863.
Les principales importations étaient le thé, dont on importa pour 1,647,908
Er livres en 1854, et 4,870,882 livres en 1863, les cotonnades, dont on importa pour ee $2,353,309 en 1863, les lainages, importation de $2,340,690 en 1863, le fer et les “ articles en fer, et le sucre brut. L'importation de ce dernier article en 1854,
n'était que de 10,436,720 livres ; mais la rafinerie de sucre Redpath fut alors établie, et les importations s'élevèrent en conséquence d'année en année. En 1862, l'importation fut de 25,811,307 livres.
Le nombre de navires océaniques qui entrèrent dans le port s’éleva à deux cent cinquante-neuf en 1860, et à cinq cent so xante-quatorze en 1861. On compta trente-sept steamers en 1860, et quarante en 1861. En 1865, le creusement du chenal Saint-Pierre jusqu’à une profondeur uniforme de vingt pieds fut achevé, et dès l'année suivante une centaine de steamers visitèrent le
manière s causes.
AUS port de Montréal.
En 1861, eut lieu un recensement assez complet du Bas-Canada. La gecensement population de la province était alors de 1,111,366 âmes, et celle de la ville de SERIES re Montréal de 90,323 dont 43,309 seulement d'origine française. 9 601 L'agriculture s'était développée dans la province en proportion de l'augmen- 0,261 tation de la population, mais on pouvait pressentir une crise agricole. Les PRE cultivateurs affluaient déjà vers les villes, où ils trouvaient des placements plus prospères ÉNCIE EE pour leurs capitaux et des travaux plus rénumérateurs pour leur opulaires énergie. Ce fut le commençement du progrès de l'élément canadien-français n'osèrent dans le commerce de Montréal. Un plus grand nombre de nos compatriotes se dépit des lançèrent dans l'industrie et dans les affaires, et ils ont généralement réussi avec en faveur le temps. Fr ( à x 366. Nous avons déjà parlé de la fondation de la Banque du Peuple. En 1847, Re
la Banque d'Epargne fut établie, et elle compta dès le début un bon nombre de Canadiens-français parmi ses actionnaires. En 1833, la direction de cette ban-
hands de que passa entre les mains d'un de nos compatriotes, M. Edmond J. Barbeau. du com- En 1861, la Banque Jacques-Cartier fut fondée comme institution purement réal. Le canadienne-française. La Compagnie de Navigation du Richelieu, fondée dès du com- 1843 par un Canadien entreprenant, M. Sincennes, donna à ses affaires un étaient de développement considérable de 1850 à 1860. Enfin la fondation de plusieurs de en 1861, nos maisons commerciales date de cette époque.
ations fut Le recensement de 1861, nous montre que l'industrie commençait à se e période. développer à Montréal. La population est ainsi divisée par classes :
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ureau de la Commission du Favre.
Magasin d'Entrepot.