EDIFICES PUBLICS
Bureau du Revenu de l'Intérieur.
Hotel des Postes,
Indusiries,
Les industries de la ville sont ainsi énumérées :
NOMBRE D'ÉMPLOYÉES.
NOMBRE D'Era- BLISSEMENTS,
GENRE DE L'INDUSURIE,
Moulins à farine ......... écrites ténttinsrs red 5 69 CES CC SR RO An 6 175 Filature de laine... ANT ASS Ne er UE CR RES ere Distilleries............. RU A nl NU PC ME ed PPASSGRION.. cinvmiorniemrummae ire & 39 TANTeIeS rer mumminananin Rte A 6 66 RONDES ro iateunerervercro LIEN 14 427 Autres fabriques.......... RS TE TT Poe ul er
La propriété foncière était alors évaluée à 828,976,270 ; et les revenus munipaux s'élevèrent à $468,961. Les produits réunis de toutes les manufactures sont évalués à $5,180,881 pour 1861.
La naissance de l'industrie, qui correspond avec une diminution dans l'im. portation des objets manufacturés des EtatstUnis et de l'Angleterre, avait été favorisée par des changements faits au tarif dans le but d'augmenter le revenu de la province et de faire face au déficit causé par le traité de réciprocité. veau tarif mis en vigueur en 1834, imposait un droit de douze et demie pour cent sur les cotonnades, les lainages, les soieries, et les articles en cuir. Ces droits furent augmentés en 1836, en 1837 et en 1838, et finalement en 1839, M. Galt, alors ministre des finances, soumit au parlement un nouveau tarif qui avait à la fois pour but d'élever les impôts, et de substituer les droits ad valorem aux droits spécifiques. Cette dernière réforme était réclamée par le ** Board of Trade ” de Montréal.
Par le nouveau tarif les droits sur la melasse étaient portés de dix-huit à trente pour cent ; ceux sur le sucre rafiné de vingt-six et demie à quarante pour cent, ceux sur les sucres non rafinés de vingt-un à trente pour cent, les droits sur les chaussures et les harnais furent élevés à vingt-cinq pour cent, et ceux sur les cotonnades, les soiries, les lainages et les articles en fer à vingt pour cent. M. Galt prétendit que le nouveau tarif n'aurait pas pour effet d'élever le coût des articles pour le consommateur, mais qu’il encouragerait l'importation directe des pays producteurs au Canada, au profit de Montréal et Québec. Malgré une forte opposition le nouveau tarif fut adopte.
Les droits sur les vins avaient été fixés à trente pour cent, et ceux sur l’eaude vie à cent pour cent. Mais l’année suivante le gouvernement réduisit les droits sur le vin à vingt pour cent, et ceux sur l’eau-de-vie à trente pour cent. Ces changements étaient faits dans le but de favoriser les produits français et d'obtenir en retour certains avantages de la France. En effet, le gouvernement français modifia son tarif de telle manière que les produits canadiens furent admis en franchise ou avec des droits peu élevés. Il en résulta un échange assez considérable de produits entre le pays et la France.
En 1862, les libéraux qui avaient combattu le tarif de M. Galt, arrivèrent
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IE pour effet d'encourager l'importation directe du thé de la Chine, et du sucre
brut de Java et du Brésil,
En 1864, M. Galt revenu au pouvoir, imposa de nouveaux droits sur les
tabacs et sur les spiritueux, et il créa un impôt de timbre sur les transactions
commerciales. En revanche, il abolit de nouveau les péages sur les canaux
canadiens.
E 17 mars 1806, le traité de réciprocité avec les Etats-Unis fut abrogé ; et He Gonfeérer le 1 juillet 1867, la Confédération des provinces de l'Amérique Britannique du Nord fut proclamée.
Tous ces graves évènements ne paraissent pas avoir affecté sensiblement le revenus progrès de Montréal, comme l'indique le tableau suivant des importations et nanufac- des exportations de ce port :
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No COR Cr 25,089,814 .19,100,413 -A trente ED ad part | 35:305:497 | 16,720,888 our cent, ——— Le. = s sur les L'exportation du beurre augmenta de 3,5350,700 livres en 1862, à 10,306,533 x sur les livres, celle du blé, qui était descendu à 7,546,362 minots en 1868, s'éleva pur cent. à 16,186,484 en 1871 ; l'exportation du fromage qui date de 1864, pour ains; r le coût dire, était déjà de 197,333 boîtes en 1871. L'exportation du bois de sciage qui n directe n'était que de $096,707 en 1867, s'éleva à $282,224 en 1871. L'exportation du
Malgré bétail ne se faisait pas encore de ce port.
Le recensement fait en 1871, donne une population de 107,223. La valeur RE ER ur l’eau- de la propriété foncière était alors de $53,992,000, soit presque le double de luisit les l'évaluation de 1861.
our cent. Les renseignements sur les manufactures, quoiqu'ils ne soient pas aussi ançais et complets que nous pourrions le désirer, établissent que le capital placé dans ces >rnement industries s'élevait déjà à $r1,101,031, le nombre d'employés est porté à 21,817, nt admis et leur salaire à $5,195,668 ; les produits de ces manufactures sont évalués à ssez con- $32,731,996, contre $3,189,881 pour 1861.
D'autre part le commerce général des provinces du Dominion ne paraît pas rrivèrent avoir souffert sérieusement de l'abrogation du traité de réciprocité.
Prosperité et Spéculations.
La Crise.
En 1863, les exportations des quatre provinces du Canada, de la Nouvelle- Ecosse, du Nouveau-Brunswick et de l'île du Prince Edouard, sont évaluées à 60,845,009, et leurs importations à $63,359,099 ; et on comptait alors dans chaque province comme importation et exportation les produits échangés avec une autre province. En 1867-68, les exportations de la nouvelle Confédération s’élevèrent à $57,507,888, et les importations à $73,459,644, ce qui indique une augmentation réelle sur 1863.
Ce progrès se maintint et même augmenta durant les premières années de la Confédération, comme on peut le voir par le tableau suivant :—