‹ Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme]Chapitre 61 sur 153 · D'APRES SES RAPPORTS · texte numérisé non relu

D'APRES SES RAPPORTS

N présentant le deuxième rapport annuel de la Chambre de Commerce du district de Montréal M. j. M. Dufresne, alors prisident, pouvait dire avec une légitime satisfaction :

** Avant d'entrer dans le résumé des diverses questions qui ont fait l'objet des discussions et des résolutions du Conseil de cette Chambre, il n'est pas hors de propos d'attirer l'attention du commerce canadien-français sur la nécessité de se bien rendre compte de l'extrême utilité qu'il y a pour lui de ne rien négliger de ce qui peut l’aider à se tenir au courant des progrès immenses accomplis chaque jour dans le développement du commerce du Canada et des moyens à adopter pour faciliter chaque jour davantage ces développements. La Chambre de Commerce du district de Montréal, a été spécialement fondée pour rencontrer l’objet que nous venons de mentionner, Dans certains cercles animés de bonnes intentions, nous voulons le croire, mais où l’on ne saisit pas encore, complètement, la valeur de notre institution, on a voulu la déprécier, sous le prétexte qu’elle était de trop dans not'e ville, et, cependant, ce qu'elle a accompli durant ces deux dernières années, pour le bien des marchands, des manufacturiers et des industriels en général, de la langue française, est une démonstration éclatante que sa fondation était devenue non seulement utile, mais même absolument nécessaire,

‘La Chambre de Commerce ne représente pas seulement un commerce ou une industrie en particulier, maïs plutôt toutes les industries et tous les commerces légitimes, dans lesquels nos nationaux cananadiens-français ont engagé, soit leurs capitaux, soit leur travail.”

Ces paroles sensées s'appliquent encore avec plus de force aujourd’hui qu'alors. D’année en année la Chambre de Commerce du district de Montréal s'est fait une plue grande place dans l'estime des hommes d’affaires de Montréal et du pays entier, aussi bien par l’activité qu’elle a déployée que par la ligne de conduite qu'elle a su suivre Son histoire se trouve aux rapports annuels qu’elle publie depuis qu'elle existe, et nous ne saurions mieux faire pour l'honneur de la Chambre que de citer ces documents, rédigés avec talent, d'abord par M. G. W. Parent, et depuis 1888 par M. Stanislas Coté, secrétaire de la Chambre de Commerce.

Ce fut le 13 décembre 1886, qu'eût lieu la réunion préliminaire du commerce canadien-français, pour prendre en considération l'urgence de créer une Chambre de Commerce, chargée de défendre et de faire valoir les intérêts commerciaux et industriels de la ville de Montréal et de la province de Québec. Cette réunion nombreuse et influente décida de se constituer en Chambre de Commerce et la déclaration qui suit fut signée immédiatement par les personnes présentes.

‘ Con ration des commerça ou gérant 135, décla bre de Cc Parent, a; merce.”

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