S RAPPORTS ANNUELS
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ait l'objet pas hors essité de négliger iplis chaà adopter de Comer l’objet les intenement, la elle était ces deux es induste que sa cessaire.
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jourd’hui Montréal Montréal ligne de Is qu’elle eur de la A. G. W.
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Cette de Comersonnes
‘ Conformément à la 37me Victoria, chapitre 51, pour autoriser l’incorpo- Fondateurs. ration des Chambres de Commerce du Canada, les soussignés, marchands, commerçants, courtiers, artisans, fabricants, agents de compagnie d'assurance ou gérants de banqu:, domiciliés dans le district de Montréal, au nombre de 135, déclarent s'associer comme Chambre de Commerce, sous le nom de Chambre de Commerce du district de Montréal, et que nous avons élu M. G. W. Parent, agent d'immeubles, comme secrétaire de la dite Chambre de Commerce.”
‘* En foi de quoi nous avons signé.”
Su'vent les noms des signataires auxquels un grand nombre de membres se sont ajoutés depuis.
Aumond Alph. Bessette D. Z. Dansereau P, Arcand Zéph. Brunet A. Derome L. ]J.
Archambault A. L. Beaubien Ls. Duclos Jos.
Arpin L. G. Blondel E. Daigle Jos.
Brodeur C. Delorme S. O.
Boivin L. ]J. Blanchet L. Durocher J. l3.
Brosseau D. C. Bourassa B. Desmarteau C..
Beauchemin L. O. Bossière H. Daveluy G.
Bertrand H, Bcssière R. Dubuc A.
Beullac R. Dufresne ]J. M.
Belcourt F. À. Contant ]J. Dupuis J. O.
Beauvais Ed. Courtemanche O. Dansereau |]. C. Beaudry N. Cadieux H. C. Dénard C.
Bélanger À, Collette Ed Dupuis F. X.
Bousquet J. S. Craig Michel Dupuy Louis Beauchamp À. A. Cusson À. Dupuy Alex.
Beaugrand H,. Coté V. L. Dépatie Arcade Brosseau H. Chivé T. Delorme D.
Barsalou Jos. Cousineau L. Dupuis Alex.
Barsalou A. Chanteloup E. De Tonnancour A.
Boisseau L, H. Crevier T. Desormeau |. Z.
Boisseau L. Cadieux H. J. Dagenais ].
Bossé Ch. ]. Charlebois C. T. Desjardins A.
Barre J. L. Charron F. Dussault À. P.
Beauvais ]. C. Chartrand KR. Drolet M. J. E.
Barbeau T. Chapleau G. Delorme G.
Boismenu F. Dussault A.
Brunet J. W. Desjardins A. Denis L. N.
Brunet P. Deschamps L. U. Decung À. M.
Fondateurs.
De Martigny A.
Fortier Jos.
Frechon L.
Forget L. ]J.
Fabre Gus.
Frappier Onésime Fortier J. M.
Foisy Th, Filiatrault C.
Girard À.
Goudron Jul.
Gagnon À. E.
“Généreux E. A.
Gravel À, Garand U. R.
Gohier KR.
Gravel J. A.
Gagnon A.
Gauthier Th.
Grenier Jacques
Grenier M. Antoine
Gratton C.
Grothé Ls.
Granger F. L.
Galarneau J. H, Gagnon Chs.
Gagnon A.
Gilbert L.
Gray H. K.
Giroux Jos.
Giguere J. B.
Hebert L. H, Hérard L, ].
Hudon P.
Huot O.
Hamelin A. S.
Hamelin J. À.
Hurtubise L, N.
Hurteau N. À.
Helbronner ].
Havely À.
Hébert L. P,
Laporte H.
Lachance S.
Larue J. L., jr.
Letang C. L.
Larivée N.
Laviolette D.
Lacroix Em.
Lefèbre N. F.
Lanctôt C. B.
Labbé G. H.
Lajoie Jos.
Laviollette |. G.
Lefort E, Lacaille Ch.
Labelle J. B.
Lacoste A.
Lapierre À.
Lefebvre M. T.
Lefebvre Théodore Lefebvre Nap.
Labine Jules Laurence O.
Lanctôt J. B.
Lavoie O. M.
Lafrance P.
Lespérance A.
Lamalice P, S.
Lacasse ]. Langlois Chs.
Lionais Alph.
Lafrance P.
Lamarche N.
Lalanne Louis Leclaire Jean Leclaire Alph.
Leroux Damase Lamarre J.
Lemieux E.
Lesage À.
Laberge E.
LeTourneux |].
Larivière P, A.
Lamarche À.
Lessard J.
Morin L. E., Jr.
Mercier P.
Mathieu F, À,
Mailloux P RK.
Madore D.
Martineau E. A.
Martin P. P.
Moisan F. X.
Moquin Louis Mailloux ©. H.
Marsoin F. X.
Marchand J. C.
Michaud H.
Morin C. D.
Marcou J. L.
Marsan L.
Nathan A.
Nadeau L. A.
Olivier L. S.
Piché Gust.
Perreault J. X.
Perrault J.
Pratte L. E. N.
Parent G. W.
Prendergast M. J.
Periard A, Parizeau D.
Pelletier J. L.
Prévost Sinaï Pelletier Jos.
Patenaude Alexis Paquette Joseph Poulin Pierre Perrault Ls.
Parent E. H.
Pinsonnault M. P.
Painchaud G.
Quintal L, E,
Racine À.
Rivet J.
Kobert O.
Robert A.
Rheaume N.
Raza À.
Rheaume Hormisdas
Rousseat Rolland | Robert C Resther | Robillard Reinhard Richard |
Shallow Senécal ] Senécal ] Surveyer Simard 4 Senécal |
Le 2 sation de Sous la la Charte
Un la Cham Prés M. J. M.
Cons À. lin, vice- National Boisseau
Fabre, — sions:
viale : C gnie tran se: Fré agriculte neurs,.
Commerc Arb E. À, G À. Desja L'éc teur Thi la loi, au la part d suivent f ‘0 du distri tion de | question
Rousseau J. A. Savignac J. R. Thibaudeau R. Éougeteurs: Rolland J. B. L. St. Charles F, T. B. Turgeon T. Robert C. St. Louis E. Turcotte Alf.
Resther J. B. Sigouin EÉlzéar Thibault F.
Robillard Jos. St. Germain FE. Tourville Ls.
Reinhardt C. T. Sancer L,. G.
Richard Jos. Schwersewski D. Vallée C. A.
Sicotte À. Valiquette Alphonse Shallow F. D.
Senécal Euz. Turcot À. P. Weir W Senécal L. H. Tassé E. M. Watier Geo.
Surveyer L. P. Tassé Jos.
Simard A. Telmosse L. W. Young W. T.
Senécal L. À. Tessier P. L.
Le 2 février 1887, eut lieu la première assemblée convoquée pour l'organi- presibte As sation de la Chambre, après son incorporation par le gouvernement d'Ottawa. gulière. Sous la présidence de l'échevin Grenier, l'assemblée prit communication de la Charte, puis les règlements nécessaires furent adoptés. Un comité de dix membres, chargé de soumettre une liste des officiers de la Chambre, présenta le rapport qui suit et qui fut adopté à l'unanimité. Président :—M. Grenier, président de la Banque du Peuple ; vice-président, M. J. M. Dufresne. | Conseil. Banque : MM. Grenier, président de la Banque du Peuple, Hame- JA lin, vice-président de la Banque Jacques-Cartier, Vallée, caissier de la Banque Nationale, Nouveautés :--MM. Thibaudeau, sénateur, Perrault Jérémie, Dupuis, Boisseau Ls.— Epiceries : Telmosse, Quintal, Dufresne. Fer. : Hébert, Piché, Fabre.,—Faience : Dumont, Laviolette.—-Bois: Parizeau.— Grains et Provisions: Saint-Charles. Assurances : Bossé Chs., inspecteur.—Navigation fluviale : Capitaine Labelle.— Navigation maritime: Boivin, agent, de la Compa- S gnie transatlantique.- Finance : Forget, agent de change.-—Ornements d'Eglise: Fréchon, secrétaire chambre française.—Industrie Agricole : Perrault, agriculteur. Construction: Allard, président de l'Association des Entrepreneurs.— Pharmacie : Contant.- Presse: Shallow, propriétaire du ÆAoniteur du Commerce.
P. Arbitres du tribunal de Commerce. MM. Alphonse Leclaire, Jos. Barsalou, É, À, Généreux, Sinai Provost, Louis Tourville, P, P. Martin, À. de Martigny, À. Desjardins, Chs. Lacaille, J. A. Gravel, H, C. Cadieux, J. X. Perreault. L'échevin Grenier fut ensuite couduit au fauteuil presidentiel par le sénateur Thibaudeau et M. Allard, qui lui administra le serment d'office, exigé par la loi, au milieu des acclamations de l'assemblée. Après des remerciements de la part de M. Grenier pour l'honneur qui lui était fait fait, es propositions qui suivent furent adoptées à l'unanimité.
‘Que cette chambre fait appel au concours de tous les hommes d’affaires du district de Montréal, à quelque spécialité qu'ils appartiennent, sans distinction de parti politique, afin de lui permettre de traiter avec autorité toutes les
isdas questions se rattachant au commerce et à l'industrie, et d'exercer, auprès des
Résolutions
M Dufresne, Président.
autorités gouvernementales et autres, l'influence nécessaire à leur solution favorable et immédiate.”
‘ Que la proposition de MM. Parent Frères, de mettre leurs magnifiques bureaux à la disposition de cette chambre, pendant toute l'année 1887 et sans rémunération, soit pour les assemblées générales ou de comité, soit comme salle de réunion quotidienne, doit être acceptée et que des remerciements soient votés à ces messieurs pour leur généreux concours.”
‘Que les membres de cette chambre, désireux de se rencontrer pour la transaction de leur affaires commerciales, se réunissent, tous les jours, de midi à une heure, dans les bureaux de cette chambre et qu'une salle de lecture et de renseiwnements soit immédiatement organisée, en rapport avec ces réunions quotidiennes.”
‘Que cette chambre, tout en adñptant comme organe officiel de ses délibérations, le Moniteur du Commerce, que tous les membres voudront bien recevoir, pour se tenir au courant de ses opérations, compte aussi sur le bon vouloir de la presse de la province, pour la publication des rapports de ses assemblées et pour l'envoi des journaux à sa salle de lecture.”
‘ Que des remerciements soient votés à M. J. X. Perreault, pour l'habileté, l'énergie et le zèle qu'il a déployés dans la création de cette chambre et que le président soit prié de les lui remettre avec l'expression de notre reconnaissance.”
La chambre s'ajourna alors jusqu’au premier mercredi de mars, après une séance des plus intéressantes et qui augura bien de son avenir.
M. Jacques Grenier n'ayant pu rester à la présidence à cause de ses nombreuses occupations, il fut remplacé dans le cours de l'année par M. J. M. Dufresne, et M. J. X. Perreault succéda à ce dernier comme vice président. Des sa fondation, la Chambre se mit résolûment à l'œuvre pour faire connaître les besoins du commerce,
Règlements de Une des premières questions traitées fut celle de la réforme des règle-
Douane,
ments de douane, dont tout le commerce de Montréal avait si cruellement souffert depuis quelques années. La résolution qui suit fut adoptée sans retard pour la gouverne des autorités fédérales.
‘Que la Chambre de Commerce du district de Montréal condamne, de la manière la plus complète, l'espionnage organisé et les règlements de douane vexatoires qui ont eu pour résultat de mettre en suspicion les opérations commerciiles de nos négociants les plus honorables, et que cette résolution soit adressée à l'honorable ministre des douanes, avec prière de les modifier et de régler au plus tôt d'une manière définitive, les réclamations existantes.”
L'honorable ministre des douanes nous ayant demandé de spécifier quelles réformes nous désirions, la résolution qui suit fut adoptée plus tard et adressée au gouvernement.
‘4 Résolu. Que relativement aux réformes à apporter dans les règlements de la douane, ce Conseil est d'opinion: 1 © Que l'importateur soit dégagé de toute responsabilité pour les marchandises déjà pa:sées en douane depuis quatre-vingt-dix jours, excepté pour le cas d'une action criminelle, intentée devant les tribunaux, alors que le demandeur sera passible d'une action pour
dommages, si son action n'est pas maintenue, 22 Que, dans aucun cas, les évaluateurs ou les agents de douane ne
devraient infraction
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infraction aux règlements.
3° Que cans chaque cas. la preuve de la fraude, pratiquée au détriment de la douane, doit être à la charge de ses employés.
4° Que chaque fois que l'importateur peut établir, d’une manière satisfaisante, que certaines marchandises ont été mises dans ses caisses SANS Sa connaissance personnelle, la saisie de ces marchandises sera levée sur paiement des droits.
32 Que toutes les marchandises confisquées par la douane doivent être
‘endues par encan public, au profit du trésor fédéral seul.
62 Qu'un bureau général d'évaluateurs compétents devrait être établi pour contrôler les entrées en douane de toutes les parties de la Puissance, de manière à assurer l’uniformité dans les évaluations et dans l'imposition des droits sur les marchandises importées, spécialement sur les liqueurs.
:° Qu'un tribunal spécial d'experts devrait être crée pour le règlement définitif de toutes les difficultés existant entre les employés de la douane et les importateurs.”
La Chambre a eu la satisfaction de constater que ces réformes urgentes, qu'elle avait eu l'honneur de recommander, ont été réalisées en grande partie.
La Chambre se déclara ensuite en faveur de la réduction des droits de pas-
sage sur les canaux du Saint-Laurent à deux centins par tonneau, et plus tard, lorsque le canal Erié fut livré gratuitement à la navigation, elle réclama l’abolition absolue de ces droits.
Elle prit aussi l'initiative de l'agitation en faveur d’un tribunal de juridiction sommaire pour le recouvrement des créances de $23 et au-dessous. Cette demande fut accordée l'année suivante.
En mème temps elle réclamait pour la ville de Montréal un plus grand nombre de députés à Ottawa et à Québec et l'usage du marché Bonsecours pour les assemblées publiques, deux demandes qui ont depuis té accordées.
Les améliorations à faire dans le hâvre attirèrent aussi de bonne heure l’at- StAlontEuR
tention de la Chambre, qui formula ses vues par les résolutions suivantes.
4 Résolu :— Que la Commission du Hävre de Montréal soit priée :
“19 De réparer sans retard le mur de revêtement de la rue des Commissaires, qui menace ruine, et de profiter de cette occasion pour donner plus de largeur à cette rue, maintenant insuffisante pour les besoins du commerce.
“29 Driger sur les quais une grue assez puissante pour soulever les plus lourds fardeaux.
“39 De faire l'acquisition d'une balayeuse à cheval, de manière à entretenir les quais convenablement et à enlever la boue. qui, jusqu'ici, a fait le dèsespoir des piétons et un dommage considérable aux marchandises d'importation et d'exportation.
‘42 De construire des rampes de pente douce dans la baie d'Hochelaga, pour faciliter le charroi des charbons, dont le Pacifique consomme des quantités immenses et dont la livraison est aujourd’hui très coûteuse et très pénible, parce que la Commission du Hâvre à négligé de construire des rampes convenables dans cette partie importante de notre ville.
“57 D'ériger un plus grand nombre de fontaines et d’ abreuvoirs sur les
Péage sur les
mt a mi DIET ARENA SEE RENAN EP
Améliorations quais, pour le comfort des hommes et des équipages, employés au service du La port, surtout pendant les grandes chaleurs de l'été. tion su “69 D'arroser les quais d'une manière systématique, pour mettre fin aux Beaugre nuages de poussière qui ont prévalu jusqu'ici. voyage ‘© De placer des lumières électriques dans la baie d'Hochelaga, pour parler d faciliter les opérations de nuit, et particulièrement au débarcadère du traversier Av: de Longueuil, où plusieurs accidents sont arrivés par la négligence de la Com- QUE mission du Hâvre, qui n'a pas suffisamment éclairé les quais, pendant la saison existant d'automne. obstacle “8© D'autoriser la Compagnie du Richelieu d'ériger des hangars pour la HG protection du foin et de la paille pressés, ainsi que des autres marchandises et Saint-J: produits agricoles, arrivant par bateau et destinés aux marchés de Montréal. ans de “99 De construire une passerelle au pied de la Place Jacques-Cartier, de menaça la rue des Commissaires aux quais, pour permettre aux voyageurs de se rendre SEC aux bâteaux commodément, et sans ire exposés aux accidents de voiture ou de tion d'u chemin de fer, dont ils sont menacés aujourd'hui. Etats-L ‘ Que toutes ces améliorations sont essentielles au commerce de notre ville pays et et que messieurs les membres du Conseil assistent à une assemblée de la Com- intèress mission du Hâvre pour les faire valoir et obtenir leur adoption immédiate.” MC ‘ Considérant : 1 ? Que le port de Montréal est le plus important de la et que « Confédération, soit par le nombre des vaisseaux qui le fréquentent, soit par la Comme somme des droits prélevés sur les marchandises importées. cours. ‘29 Que la commission du hâvre est impuissante à donner à nos vais- MC seaux transatlantiques et à nos voies ferrées les facilités de chargement et de nommé déchargement que réclament l'augmentation toujours croissante de leurs ce Con; transports. On ‘32 Que le creusage du Saint-Laurent, l'aménagement de ses eaux, le furent « pilotage des vaisseaux, l'éclairage et le balisage des côtes, les agrandissements un meil du hâvre exigent aujourd'hui une administration vigoureuse et responsable, La sous la direction des ingénieurs du gouvernement les plus compétents, aidée des térèt q1 capitaux de toute la puissance, pour faire de Montréai un port libre. Canada “ Il est résolu :- Que les honorables ministres de la marine et des travaux assurer
publics soient priés d'assumer la direction et l'exécution des travaux du Saint- Laurent et de donner ainsi un caractère national a notre grande voie de naviga-
tion fluviale, des bords de l'Atlantique au fond du lac Supérieur.” LX 5 , ; re : 5 : 4 € L'avitation vigoureuse qui suivit l'adoption de ces résolutions eut pour effet
de réveiller quelque peu les commissaire du hâvre.
PAR ES Parmi les autres questions traitées durant l'année furent la revision de la loi Me des chemins de fer pour prévenir les accidents, la réduction des prix de passage REU ! sur ces chemins, l'observation du dimanche, l'établissement d'un jardin botanique Gus, P à Montréal, la protection de la ville et des paroisses environnantes contre les FE Par inondations, l'abolition des taxes municipales sur les transactions des voyageurs MOntEN de commerce, l'expédition des marchandises par l'administration des postes, les A? chemins de fer élevés et les tramways, les ports d'hiver et les modifications au Génére tarif. Sur ce dernier point, on obtint des concessions importantes du gouverne- Prevos ment ; sur tous les autres les représentations de la Chambre eurent une grande ÆE
influence auprès des autorités compétentes. JD 'RE
1 service du La Chambre durant l'année fit tout en son pouvoir pour provoquer la discution sur les questions commerciales par des hommes compétents. M. H. ttre fin aux Beaugrand donna sous ses auspices, au mois de mars, une conférence sur son voyage de Montréal à Vancouver. M. Erastus Wiman, sur son invitation, vint elaga, pour parler de l'union commerciale avec les Etat-Unis. u traversier Avant ça, la Chambre avait adoptée les résolutions suivantes : de la Com- ‘ Considérant Qu'il est urgent de régler toutes les difficultés maintenant conaades nt la saison existantes entre les Etats-Unis et le Canada, et de faire disparaître tous les Commerce.
rars pour la handises et Tontréal.
-Cartier, de le se rendre niture ou de
e notre ville de la Comdiate.”
ortant de la , soit par la
à nos vaisement et de e de leurs
ses eaux, le ndissements ‘esponsable,
ts, aidée des
des travaux ix du Sainte de naviga-
ut pour effet
ion de la loi de passage in botanique s contre les s voyageurs s postes, les ifications au [u gouverne- | une grande
obstacles à une entente cordiale et aux relations commerciales les plus étendues.
‘ Considérant-Que les négociations diplomatiques entre Île cabinet de Saint-James et le gouvernement de Washington ne sont arrivées, après vingt ans de pourparlers infructueux, qu'à une législation et des mesures hostiles, menaçantes pour la paix et la prospérité commerciale de ce continent.
‘ Qu'il soit résolu— Que cette Chambre prenne l'initiative de la convocation d'un congrès international des Chambres de Commerce du Canada et des Etats-Unis, pour discuter à l'amiable les difficultés pendantes entre les deux pays et arriver, d'un commun accord, à une solution satisfaisante pour tous les intéressés.
“ Que ce congrès ait lieu à Montréal, la première semaine de juin prochain, et que des invitations soient immédiatement adressées à toutes les Chambres de Commerce du Canada et des Etats-Unis, avec prière de lui donner leur concours,
‘ Qu'un comité conjoint des deux Chambres de Commerce de Montréal soit nommé pour prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer le succis de ce Congrès.”
On ne donna pas suite à ce projet, car sur les entrefaites des négociations furent ouvertes entre les deux gouvernements d'une manière qui faisait espérer un meilleur résultat que par le passé.
La Chambre durant l'année adopta plusieurs résolutions témoignant de l'intérèêt qu’elle portait à l'établissement des lignes directes de paquebots entre le Canada et la France ainsi que l'Asie. Elle commença aussi des démarches pour assurer la représentation du Canada à l'exposition de Paris.
L'élection des officiers pour 1888, donna le résultat suivant : — Président, J. M. Dufresne ; vice-président, J. X. Perrault ; secrétaire, |. W. Parent.
Membres du conseil. MM. D. C. Brosseau, L. E. Morin, jr., R. Thibaudeau, J. O. Dupuis, F. B. Labelle, F. D. Shallow, T. Gauthier, D. Laviolette, Gus. Piché, A. S. Hamelin, C. À. Vallée, D. Parizeau, À. Gagnon, L. J. Boivin, H. Parent, H. Laporte, U. Garand, J. Perrault, Ls. Boisseau, L. J. Forget, J. Contant, L. W. Telmosse, J. Monier, L. Fréchon, À. Girard, S. Prevost.
Arbitres du tribunal de commerce. MM, À. Leclaire, E. DeMartigny, E. A. Généreux, A. Desjardins, Ls. Tourville, €, Lacuille, J. Barsalou, J. Gravel, S. Prevost, H. C. Cadieux, P. P. Martin, ]. X. Perreault. MM. Ls. Tourville, F. X. St-Charles,
Examinateurs des farines el grains.
J. P. Daigle, Hurtubise, Aug. Girard.
Officiers pour
Officiers pour
M. S. Coté nominé Secrétaire.
Barrières de Chemin de Fer.
Le Hâvre.
Bœuf et lard.—MM. Chs. Lacaille, J. B. Bourassa.
Beurre et fromage.— MM. J. M. Dufresne, Thos. Gauthier, Ls. Beaubien, H. Laporte, J. X. Perrault.
Poissons et huiles.— MM. L. E. Morin, L.
N. Quintal, À, Cusson.
Potasses.— MM. J. Barsalou, J. Contant, T. Chivé, C. D. Morin, A. Robert.
Peaux et cuirs.—MM. S. Delorme, J. Derome, J. Richard, J. Pelletier, P. Claude.
Quelques changements devinrent nécessaires dans le courant de l’année, par suite de la démission de M. G. W. Parent, le premier secrétaire de cette Chambre, que ses trop nombreuses occupations empêchaient de remplir les fonctions du secrétariat comme lui-même l'aurait désiré.
Le conseil néanmoins, tout en ayant accepté cette démission, rendit hommage au zèle et au dévouement que M. Parent déploya pour le succès de la Chambre de Commerce du district de Montréal. M. S. Coté, rédacteur du ‘* Moniteur du Commerce,” fut choisi pour lui succéder, et les membres n’ont eu qu’à se féliciter de ce choix, car le succès toujours croissant de la Chambre de Commerce est en grande partie dû à son travail énergique.
Pour faciliter les réunions et les travaux de la Chambre, le conseil crut devoir accepter l'offre que lui fut faite alors par MM. F. D. Shallow & Cie, les propriétaires du ‘* Moniteur du Commerce” de mettre leurs bureaux gratuitement à la disposition de la Chambre de Commerce du district de Montréal.
Nous empruntons les détails qui suivent sur les travaux de la Chambre durant 1888, au Rapport Annuel : —
Une des premières questions dont se préoccupa le conseil de la Chambre de Commerce du district de Montréal, a été celle des barrières aux voies ferrées.
Les accidents malheureusement trop fréquents qui ont lieu aux traverses des chemins de fer, ont donné lieu à deux résolutions de la part du conseil. La première adoptée le 13 février 1888, à l'effet de prier le ministre des chemins de fer de faire amender la loi concernant les barrières aux traverses des voies ferrées. La deuxième en date du 22 du même mois, à l’effet de prier le conseil de ville de Montréal, d'intervenir auprès des différentes compagnies de chemins de fer pour les engager à élargir leurs barrières actuelles.
Cette question des améliorations à faire au havre de Montréal, a été l’objet d'une attention toute particulière de la part du conseil de cette Chambre, qui a soumis son projet, avec plans à l'appui, au comité d'inondation le 12 décembre 1887.
Un comité avait été nommé pour s'enquérir des améliorations les plus pratiques à faire au havre de Montréal. Un rapport de ce comité fut déposé sur la table du conseil, le 13 février 1888 Voici en substance ce que disait ce document :—
Le projet d'améliorations favorisé par la commission du havre est impraticable et trop coûteux, et il vaut mieux, au lieu de construire, à la Pointe Saint- Charles, un bassin qui n'offrirait que des inconvénients, étendre les travaux d'améliorations à la rade d'Hochelaga.
La discussion de cette question donna lieu à la résolution suivante qui fut
W. Telmosse, D. C. Brosseau,
adoptée à l'unanimité :-
Consic du havre, Pointe Sai pont Vict moyenne,
29 Q lement déj que des in
3° C fleuve coût les eaux pt
Qu'il
1° Q du bassin l’honorabl:
direction paroisses ressés ;
2,20 Travaux E Montréal, puyer la di
Subsé bre a cond l'Honorab et l’exécut:
En ra; libre de to:
des représ.
de et du bi
Cette wa. Lev circonstan(
Le vic bres de co:
de vouloir qu'il en a € demandé | écluses ent pieds, la g
Cette transport Supérieur, lutter avec
L'hon s'engager canaux re!
Considérant : 1 © Que le projet d'améliorations proposé par la commission Le Hâvre. >eaubien, du havre, consiste principalement dans la construction d’un nouveau bassin à la Pointe Saint-Charles et d’un brise-glaces d’un mille de longueur, s'étendant du pont Victoria jusque vis-à-vis le marché Bonsecours, a deux mille pieds en
3rosseau, moyenne, au large des quais actuels.
2° Que ces bassin et brise-glaces seraient un obstacle formidable à l’'écou- Faber lement déjà si difficile des eaux et des glaces du Saint-Laurent, surtout à l’époetier, P. que des inondations ; 3° Que ces travaux d'endiguement, de quaiage et de creusage du lit du nnée, par fleuve coûteraient des sommes énormes, pendant qu'il serait si facile d'utiliser te Cham- les eaux profondes et le port naturel de la baie d'Hochelaga ; fonctions Qu'il soit résolu :— 1© Que cette Chambre proteste contre la construction du brise-glaces et dit hom- du bassin projetés à la Pointe Saint-Charles, par la commission du havre et prie cès de la l'honorable ministre des Travaux Publics à Ottawa de vouloir bien assumer la cteur du direction et l’exécution des améliorations nécessaires, en protégeant ainsi les n'ont eu paroisses riveraines contre les inondations, en rendant justice à tous les intéambre de ressés ; 2© Que copie de cette résolution soit adressée à l'Honorable Ministre des iseil crut Travaux Publics, aux honorables députés fédéraux, représentant le district de x Cie, les Montréal, ainsi qu'aux maires des municipalités intéressées, avec prière d’apgratuite- puyer la demande de cette Chambre de leur influence auprès du gouvernement.” réal. Subséquemment, à la réunion du 14 mars 1887, le Conseil de cette Cham- Chambre bre a condamné le projet proposé par la commission du havre, et résolu de prier l'Honorable Ministre des Travaux Publics de bien vouloir assumer la direction ambre de et l'exécution des travaux nécessaires. errées. En rapport avec cette proposition et dans le but de rendre le port Montréal traverses libre de toute redevance, le président a fait partie du comité conjoint, composé seil. La des représentants du conseil ile ville, des chemins de fer, de la marine marchanemins de de et du bureau de la Chambre de Commerce. des voies Cette commission a présenté un rapport complet au gouvernement d’'Ottale conseil wa. Le vice-président de cette Chambre faisait partie de la délégation en cette chemins circonstance.
Le vice-président a également fait partie d’une autre délégation des cham- res Canaux. té l’objet bres de commerce d'Ontario et de Québec, demandant au ministère des canaux | re, qui a de vouloir bien abolir les droits de péage sur la route du Saint-Laurent, ainsi \ bre 1887. qu'il en a été fait pour les canaux des Etats-Unis. La délégation a également | plus pra- demandé le creusage des canaux à quatorze pieds et l'agrandissement des à posé sur écluses entre Kingston et Montréal de cent quatre-vingt à deux cent cinquante disait ce pieds, la grandeur adoptée pour le canal Welland. Cette amélioration permettrait ka construction de grands bateaux pour le | L imprati- transport économique des grains de Port Arthur, ou Duluth, au fond du lac | ite Saint- Supérieur, jusqu'à Montréal, sans transbordement. Notre port pourrait alors ‘à travaux lutter avec avantage avec les Etats-Unis. | L'honorable Ministre des Canaux répondit à la délégation qu'il ne pouvait ! te qui fut s'engager à rien, mais qu'il recommanderait que la réduction des péages sur les
canaux reste la même pour cette année. Quant aux autres demandes, tout en
Représentatiouu à la Commission du Hâvre.
Marché Bonsecours.
Fils Télégraphiques,
Cessions de Biens.
Pavages en Bois.
étant personnellement en faveur, il ne pouvait engager la décision du gouvernement.
Le Conseil a eu la satisfaction d'apprendre que son projet d'amélioration du havre était approuvé par les ingénieurs les plus compétents du gouvernement d'Ottawa, pendant que celui proposé par la commission du havre était considéré comme impraticable.
Cependant cette Chambre ne s'est pas bornée à se faire l'écho des demandes du commerce à ce sujet, elle a voulu, de plus être représentée dans la commission du havre, et, le 27 mars, elle adoptait une résolution à l'effet d'être représentée à la commission du havre de Montréal par son président.
Durant l'hiver 1888, un incendie ayant détruit la bâtisse Tiffin, située à l’encoignure de la place Jacques-Cartier et des rues Saint-Paul et des Commissaires, le Conseil, à sa séance du 22 février, adopta une résolution qui approuvait fortement l'idée exprimée par les intéressés de prolonger le marché Bonsecours jusqu'à la place Jacques-Cartier, et priait le conseil de ville de Montréal de donner toute son attention à ce sujet, ce Conseil étant en même temps d'opinion que les frais d'expropriation devraient être à la charge exclusive de la ville.
Le conseil de ville de Montréal ayant jugé à propos d'autoriser une nouvelle compagnie de téléphone à faire circuler ses fils dans la ville de Montréal, en concurrence avec la compagnie Bell, le Conseil de cette Chambre a cru devoir féliciter la corporation de cette décision, mais en même temps, lui exprimer l'espoir que, dans un avenir rapproché, tous les fils des compagnies électriques seront placés sous terre, ainsi que la chose se pratique aux Etats-Unis et en Europe.
En outre de cette question de téléphone, le Conseil de cette Chambre, ayant en vue l’encouragement à nos industriels nationaux, adopta, le 11 mai, une résolution à l'effet de recommander à la corporation de la ville de Montréal d'accepter la proposition de MM. Craig & Fils d'éclairer la ville de Montréal au moyen de leur système, au prix payé aujourd'hui pour le gaz et le pétrole, attendu que l'offre de ces messieurs était de fournir 150/ de lumière de plus sans plus de dépenses.
Le 14 mars 1888, le Conseil résolut de mettre à l'étude les amendements nécessaires aux lois qui régissent les cessions de biens dans la province de Québec, et, de plus, la nécessité d'une législation spéciale pour obliger les marchands à tenir une comptabilité régulière.
Cette Chambre a dû, toutefois, s'opposer vigoureusement à un projet de loi sur les cessions de biens présenté à la législature provinciale et dont le but apparent était de confier l'entière disposition des biens des faillis à la gestion des protonotaires des districts ruraux. Ce changement à la loi actuelle a été considéré par le Conseil de cette Chambre comme pouvant être désastreux pour le commerce de cette province et a été rejeté par le parlement.
Le 11 mai 1888, les pavages en bois, pour faciliter le trafic dans les principales rues de Montréal, ont été l’objet d’une résolution spéciale de la part de ce Conseil. Cette résolution ‘‘ recommande à la municipalité de Montréal d’adopter dans les principales rues de Montréal, les pavages en bois, cette Chambre étant d'opinion qu’on réaliserait ainsi une economie de 50 sur le macadam actuei, et sur le pavage en pierre projeté pour la rue Craig.”
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Des saisies considérables, en douane, opérées dans le cours de l’année ont porté ce Conseil à demander au gouvernement de vouloir bien faire une révision des réglements douaniers en ce qui regarde les saisies.
La taxe de un pour cent imposée sur les ventes à l'enchère, soulève depuis longtemps de nombreuses plaintes dans une fraction du commerce, aussi cette chambre a-t-elle cru devoir demander au gouvernement de la province de Québec d'abolir cette taxe qui a pour effet de faire perdre à la ville de Montréal des ventes très importantes.
A la séance du 7 mai, le Conseil de cette Chambre résolut de recommander au gouvernement de le province de Québec de construire un palais de justice assez vaste pour faire face aux besoins du public surtout à ceux de la classe commerciale qui vont toujours croissant et de se servir de l'édifice actuel, pour y réunir les divers départements publics disséminés dans les différents endroits de la ville.
Une commission nommée pour aviser aux meilleurs moyens à prendre pour assurer la représentation du Canada à l'exposition de Paris, présenta à la séance du 9 juin 1888, un rapport qui donna lieu à la résoluion qui suit :
‘4 Que les gouvernements d'Ottawa et de Québec soient priés, dans l'intérêt ‘ de l'agriculture, de l’industrie et du commerce, de vouloir bien contribuer aux “ dépenses de transport, d'installation et de garde des articles que nos agricul- ‘teurs et nos industriels désirent expédier à l'exposition de Paris, dans le but ‘ d'étendre leurs relations commerciales avec les pays étrangers, et qu'une ‘ requête soit adressée par le président de cette Chambre aux trois branches de “ja législature de Québec ainsi qu'au gouvernement d'Ottawa, les priants de ‘ faire droit à cette demande.”
Le gouvernement nous ayant malheureusement refusé son concours, le Canada ne put pas être représenté à l'Exposition Universelle de Paris.
Sur l'invitation du supérieur du collège commercial de Varennes et de l'avis du Conseil de cette Chambre, le président nomma une délégation pour assister à la distribution des diplômes et des prix, pour l'année scolaire 1888, aux meilleurs élèves du collège de Varennes. Cette délégation se rendit en effet à Varennes, le jeudi 20 juin, en réponse à l'invitation qu'elle en avait reçue.
Le discours d'ouverture fut prononcé par M. J. X. Perrault, le vice-président de cette Chambre, qui insista sur le fait que l'éducation commerciale à été négligéee dans le pays.
M. Massue remercia ensuite la Chambre de Commerce d'avoir délégué plusieurs de ses membres pour procéder à l'examen annuel, et de leur bienveillante assistance à la distribution des prix.
Le sujet de la consolidation de la dette municipale de la ville de Montréal a attiré l'attention de ce Conseil qui, à sa séance du 12 septembre 1888, a adopté la résolution suivante : ‘‘ Considérant que d'après les dispositions du réglement soumis au Conseil de Ville le nouvel emprunt ne pourra se faire qu'à Londres et en bons payables en livres sterling ;
‘ Considérant qu'il est dans l'intérêt de la ville de Montréal que cette opération financière puisse se faire à Paris, à New-York ou à Montréal aussi bien que
sur le marché de Londres ; ‘Résolu : Que ce conseil prie le président du comité des finances de bien
Saisies en Douane.
Taxe sur les Enchères.
Palais de Justice.
L'exposition de Paris,
Instruction Commerciale,
Dette Muni-
cipale.
Chemin de Fer de la Rive sud,
Affranchissement des Lettres,
Colis Postaux,
La Visite de M. Rameau
vouloir modifier son projet de consolidation en laissant toute liberté aux délégués chargés de l'opération de l'emprunt à Paris, à Montréal, à New-York ou à Londres, payable en dollars, en francs ou en livres sterling, de manière à obtenir pour Montréal les conditions d'emprunt les plus favorables sur les marchés monétaires les plus avantageux, sans ètre forcément restreint au marché de Londres.”
Le Conseil s'est occupé de cette question à plusieurs reprises et enfin, le 9 février dernier, il adoptait la résolution suivante :
‘* Que cette Chambre prie l'honorable Ministre des Chemins de fer et Canaux de bien vouloir proposer au parlement fédéral que le chemin de fer de Montréal et Sorel et cette partie de la mème ligne projetée jusqu'à Lévis soient complétés par le gouvernement fédéral comme continuation du chemin de fer Intercolonial jusqu'à Montréal et comme tête de ligne.”
Au sujet du chemin des Basses Laurentides, cette Chambre à insisté auprès du premier ministre de la province de Québec pour obtenir la construction sans retard des 16 milles de chemins nécessaires pour relier le chemin des Basses Laurentides à la jonction du chemin de fer du Lac Saint-Jean.
La Chambre s'est vivement préoccupée de la question si importante de l'af: franchissement des lettres, et le 26 décembre 1888, il a été résolu ‘d'attirer l'attention du gouvernement fédéral sur l'importance de l’affranchissement des des lettres entre les Etats-Unis et le Canada ; actuellement, les frais de poste étant pour les premiers de 2 cents l'once et de 6 cents pour le dernier.” Il a été de plus résolu de prier le Ministre des Postes de faire diminuer l’affranchissement de 3 cents à 2 cents ou au moins augmenter le poids des lettres d'une demionce à une once.
A la session suivante des Communes, le Ministre des Postes a déclaré officiellement que désormais le poids des lettres serait augmenté d'une demi-once à une once.
Le Conseil, au sujet de cette question, à cru convenable de faire parvenir ses remerciements au Maître Général des Postes.
Les colis postaux ont été l'objet de deux résolutions : la première en date du 18 janvier à l'effet de prier le département des postes de permettr® la t:ansmission par la malle des liquides, pourvu qu'ils soient empaquetés dans des boîtes incassables, comme la chose se pratique aux Etats-Unis ; la deuxième à l'effet de demander que les conditions de transport des colis postaux venant de France avec celle des colis venant d'Angleterre soient assimilées.
Un événement qui ne pouvait passer inaperçu aux yeux du Conseil de la Chambre de Commerce du district de Montréal, a été la visite faite au Canada par un écrivain français auquel nos compatriotes doivent certainement de la reconnaissance, pour les avoir rappelés au souvenir de l’ancienne mére-patrie, la France. Aussi, c'est avec plaisir que la Chambre de Commerce a pris l'initiative d'une démonstration publique en l'honneur du grand écrivain comme marque de reconnaissance pour ce qu’il avait fait dans le but de renouer les relations d’affaires et de sympathie entre le Canada et son ancienne mère-patrie, en lui donnant un grand banquet public.
Le 3 octobre 1888, la résolution suivante fut votée : ‘Que le haut commerce soit prié de refuser toute décharge à un incendié dont le fonds de commerce
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Le conseil dans sa réunion du 12 septembre 1888 décida de visiter officielle- puis aux ment les principaux établissements industriels et commerciaux de Montréal afin ment Indusde constater sur les lieux quels progrès ont été réalisés par nos compatriotes $ dans les diverses branches d'industrie et quels sont les besoins du commerce, et le 20 septembre les membres du Conseil de cette Chambre, accompagnés de plusieurs personnes du haut commerce et de la finance se sont transportés à la manufacture de MM. Robert & Fils, située sur le chemin Papineau et dont ils ont fait la visite en détail, Après cette visite le Conseil a adopté à l'unanimité la résolution suivante : ‘‘ Que ce Conseil, après avoir visité les ateliers et les dépôts de bois bruts et ouvrés de la maison Robert & Fils, est unanime à reconnaître l'intelligence qui a présidé à leurs dispositions pour faciliter les opérations journalières de leur immense entreprise. Que ce Conseil est unanime aussi pour féliciter ces messieurs sur le succès qui a couronné leurs efforts et qui place leur maison au rang des premières de Montréal dans leur spécialité. Que ce Conseil offre à ces messieurs des remerciements pour la manière charmante avec laquelle ils ont accueilli sa visite, ainsi que celle des hommes distingués qui les accompagnaient.
Plus tard, le 26 décembre, le Conseil qui porte un intérêt tout particulier à la gusre de fabrication du sucre de betteraves de cette province adopta la résolution suivante : Betteraves
“Que ce Conseil, après avoir examiné l'échantillon de sucre de betteraves qui lui a été adressé par la fabrique de Berthier comme produit de la campagne de 1888, a constaté avec plaisir le résultat obtenu et espère que le gouvernement | de Québec accordera aux cultivateurs une prime de production pour chaque tonne de betteraves livrée à la fabrique de manière à encourager la création d'une industrie aussi importante pour la province.
A la même réunion le Conseil adopta aussi la résolution suivante, relative encore à l'encouragement de l'industrie nationale.
“Que cette Chambre félicite la corporation de la cité de Montréal d’avoir encouragé l'industrie nationale en achetant des échelles de sauvetage de manufacture canadienne, de préférence à celles qui sont faites à l'étranger, et espère qu'à valeur égale, il en sera de même pour les pompes à vapeur et autres articles d'équipements commandés par la corporation.”
La brigade des pompiers de Montréal s'étant trouvée sans chef par suite de Le Chef des la mise à la retraite de M. Paton, le Conseil a cru devoir exprimer son opinion RES au sujet du choix de son successeur, et le 12 septembre, il passa la résolution suivante qui fut communiquée au conseil municipal :
‘ Que le Conseil de cette Chambre recommande aux honorables membres du Conseil de Ville la nomination du chef Benoit comme chef de la brigade du feu de Montréal, M. Benoit possédant mieux que tout autre candidat les qualifications requises par le comité du feu pour bien remplir cette position importante.”
Une série de congrès internationaux était convoquée à Paris pendant l’expo- Congrès 4 sition universelle pour discuter les questions les plus importantes par les hom- nr mes les mieux renseignés du monde entier.
La Chambre de Commerce a nommé comme son délégué spécial son viceprésident, M. J. X. Perrault, qui a bien voulu, avec sa bonne volonté habituelle,
Inspecteurs des Cuirs.
l'affaire LeBourdais.
Commerce avec les Indes Occidentales.
accepter cette mission à la fois difficile et honorable pour toute la durée de l'exposition.
La position d'inspecteurs des cuirs et peaux crues pour la division de Montréal étant devenue vacante, cette Chambre, en vertu des pouvoirs que lui confère la loi, a invité le 27 décembre 1888, les candidats à cette position À passe l'examen exigé. Le 31 du même mois, deux candidats se présentèrent devant les examinateurs, MM. G. Delorme, marchand de cuirs, J. L. Pelletier, fabricant de chaussures, et Joseph Richard, maître boucher. Ces candidats étaient M. Henri Genest, déjà inspecteur pour la division d'Hochelaga, et Louis Chevalier, marchand de cuirs et fabricant de chaussures. Le 9 janvier 1889, rapport fut fait au Conseil que le bureau des examinateurs était unanime à recommander M. Genest et M. Chevalier à la nomination d’inspecteurs des cuirs et peaux crues pour la division de Montréal.
Une accusation très grave, celle d'avoir voulu faire sombrer leur navire et frauder les assureurs, fut portée par un équipage indiscipliné contre le capitaine Louis LeBourdais, et son frère Joseph LeBourdais, le 22 septe bre 1888, devant les tribunaux criminels d'Angleterre, au moment où ils atterrissaient à Queenstown, après avoir, eux seuls, conduit leur navire à bon port, à la suite d’une traversée dangereuse, et après avoir été abandonnés de leurs matelots. Les accusés furent condamnés à dix ans de travaux forcés, malgré une preuve plus que suffisante de leur innocence. Ce pénible événement causa en Canada, une émotion facile à comprendre et le 18 janvier dernier, après avoir pris connaissance des faits qui s’y rattachaient, le Conseil passa la résolution ci-dessous : —
‘* Considérant que le navire ‘‘ Gylfe” parti de Québec pour l'Angleterre avec une cargaison de bois, a subi des avaries tellement considérables pendant la traversée, que l'équipage a déserté le navire en pleine mer, le croyant prèt à sombrer ;
‘“ Considérant que le capitaine LeBourdais, le second et un matelot sont bravement restés sur le vaisseau en détresse et sont parvenus à force de courage, d'énergie et de travail à le mener à bon port ;
‘* Considérant que sur la dénonciation des déserteurs, le capitaine et le second, au lieu d'être récompensés, comme le méritait un serrvotage aussi remargnable, ont été condamnés à plusieurs années de bagne ,
Résolu : Que ce Conseil prenne toutes les mesures nécessaires pour obtenir réparation contre ce déni de justice et prie l'Honoräble ‘Tinistre de la Marine et des Pêcheries et sir Charles Tupper, notre représentant à Londres, de bien vouloir s’enquérir immédiatement des circonstances de cette étrange condamnation par les tribunaux d'Angleterre.”
La sentence de LeBourdais fut réduite à un an d'emprisonnement.
Comparaison faite avec les Etats-Unis, le Canada n'a pas sa part légitime du commerce des Indes Occidentales,
On se demande s'il nous est possible d'entrer en lice avec quelques chances de succès contre une nation de soixante millions d'individus. Voici la réponse —les marchés existent et nous connaissons nos concurrents ; il est inutile d'espérer un changement dans les relations commerciales dans les circonstances actuelles, mais on peut opérer ce changement de la manière suivante :
marché et manuf:
dans le At tous le bles à dispose Sommi L’ autant pays m connai Sa autres ce qu'il comme à l'œu\ forme offre le tante l'établi
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