‹ Histoire du commerce canadien-français de Montréal 1535-1893 [microforme]Chapitre 65 sur 153 · IMAGE EVALUATION TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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Taxes Provin- par le gouvernement de la province de Québec pour équilitrer le budget provin- autres p: cial, est d'opinion : 1? Que le parlement de la province pourrait opérer des contre u économies plus grandes que celles qu'il a déjà faites dans les services publics ; Chambre 27 Que les nouvelles taxes imposées sur le commerce de cette province par tateurs d l'Acte 53, 56 Vict., chap. 10, 13, 17, sont excessives et injustes, parcequ'elles spécialer sont mal réparties ; 3% Que, en vue de l'opposition manifeste au paiement de retard, p ces taxes, le gouvernement provincial soit prié d'en retarder la perception péen par jusqu'après la prochaine session du parlement, afin de permettre au commerce de démontrer qu’elles sont nuisibles au développement matériel de notre province. ?

Les Travaux Au sujet des travaux du havre, la résolution suivante fut adoptée es Les

Résolu : Que, vu l'importance des travaux entrepris par la commission du Morin, a havre dans le port de Montréal, et les grands intérêts en jeu ; vu qu'il est ru- Mem meur dans le public que les travaux de la grande jetée dans le port, commencés Aumond, l'été passé, ne sont d'aucune valeur, mais plutôt faits en pure perte ; la commis- J. R. Sas sion du havre soit priée de permettre à la presse d'assister à ses délibérations, Remi Go afin de bien renseigner le public. Joseph H

Subséquemment, en vue d’une demande probable de subsides au gouverne- Arbi ment fédéral, le Conseil crut devoir attirer l'attention des représentants des Hon, L. comtés de Laprairie, Chambly et Verchères sur l’inopportunité d'accorder de tels Jos. Bars subsides, parce que cette digue causerait des dommages aux terres de la rive Fari Sud. bise, J. E

Le 21 novembre, le Conseil adopta la proposition suivante : — Prot

Exposition de Considérant que le gouvernement de la province de Québec a nommé une Bourassa

EHIGAGO: commission spéciale pour le représenter à l'Exposition internationale de Chica- Langlois go en 18093 ; Huil

Considérant que cette commission aura pour principal but de promouvoir Geoffrior les intérêts agricoles de cette province, et que son rôle ne pourra guère s'étendre Proa au-delà de cet objet ; : Cuir

Considérant que le commerce de cette province, qui contribue nour une très Z. Desor large part aux revenus du Trésor, n'est pas représenté dans cette commission, De t et qu'il est utile qu'il le soit, de manière à profiter des nombreuses occasions qui cette ann se présenteront de mieux faire connaître notre province, et d'y attirer des capi- Dès le 1c talistes et des industriels étrangers ; se consti

Résolu : Que cette Chambre prie le gouvernement provincial de bien vouloir système ( ajouter à la commission qui le représentera à Chicago une personne compétente s'est mis actuellement engagée dans le commerce ; Le :

29 Que cette Chambre suggère respectueusement la personne de son pré- lui faire « sident, M. L. E. Morin, sr., comme étant parfaitement qualifié à faire partie de Québec, |

4 la susdite commission dans les intérêts du commerce provincial, ment pro

Cette demande fut favorablement accueillie par l'honorable ministre de Le 9

l'agriculture. formant

» Dans le mois de janvier dernier, la nouvelle nous vint d'Angleterre que déclarait

l'Association des Importateurs de Produits, de Bristol, avaient décidé de classer gligence comme produits inférieurs le fromage de la province de Québec, qu'elle désignait loi.

généralement sous le nom de fromage ‘‘ /rom the French section.” Comme i Aprè

est avéré que notre fromage ne le cède en rien aux produits analogues des appuyée

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autres parties du Canada, des protestations générales s’'élevèrent de tous côtés contre une décision aussi dommageable à toute l'exportation du pays. La Chambre de Commerce joignit ses protestations à celles des fabricants et exportateurs de fromage canadien. Ie haut commissaires canadien à Londres a été spécialement chargé par le ministre fédéral de l’agriculture, de contrecarrer sans retard, par tous les moyens possibles, le mauvais effet créé sur le marché européen par la décision des marchands de Bristol.

Les élections de 1893 donnèrent le résultat suivant :—Président, M. L. E. Morin, ainé ; vice-président , M. H. Laporte.

Membres du Conseil : MM.G. Boivin, J.D. Rolland, L. E. Geoffrion, Alphonse Aumond, Joseph Contant, Joseph Fortier, G. G. Gaucher, Théodule Lefebvre, J. R. Savignac, Alphonse Racine, F. D. Shallow, D. Parizeau, C. H. Catelli, Remi Gohier, G. Marsolais, L. E. Beauchamp, Ans. Labrecque, J. B. A. Lanctot, Joseph Haynes, L. H. Painchaud, J. C. Jacotel, J. H. Pellerin.

Arbitres du Tribunal de Commerce : Alp. Leclaire, J. Grenier, J. D. Rolland, Hon. L. Tourville, J. E. Robert, Ovide Dufresne, D. C. B'osseau, D. Parizeau, Jos. Barsalou, L. H. Hébert, F. X. Dupuis.

Farines et Grains : Hon. L. Tourville, G. G. Gaucher, J. P. Daigle, Hurtubise, J. P. Lebel.

Provisions, Beurres et Fromages : Emile Lavigne, 1, À, Vaillancourt, J. B. Bourassa, J. M. Dufresne, Thos. Gauthier, J. X. Perreault, H. Laporte, Charles Langlois.

AHuiles et Foissons : L. W. Telmosse, J. Bte. Martin, J. E. Quintal, L. E. Geoffrion, D. C. Brosseau, L. E. Morin, jr.

Produits Chimiques : J. Contant, S. Lachance, A. Robert, Dr ]. Leduc.

Cuirs et Peaux : S. O. Delorme, G. Boivin, Emile Lavigne, J. L. Pelletier, Z. Desormeau, ]. H. Pellerin, S. Coté, secrétaire.

De toutes les questions qui ont préoccupé la Chambre de Commerce durant cette année, la plus importante est indubitablemeut celle des taxes provinciales, Dès le 10 mars 1893, sur proposition de messieurs Lanctot et Fortier, le conseil se constituait en commission spéciale pour l'étude des réformes à apporter au système des taxes en vigueur dans notre province. Inutile de dire que le conseil s'est mis à l’œuvre et qu'il a tenu à ce sujet des délibérations fréquentes.

Le 19 mai, le conseil demanda au Trésorier de la Province de vouloir bien lui faire connaître la valeur totale cotisée de la propriété dans la Province de Québec, et aussi, la somme requise pour les frais d'administration du gouvernement provincial, en plus de la somme produite par les taxes de 1891.

Le 9 juin, le conseil reçut une lettre de l'assistant secrétaire provincial, l'informant de l'envoi des statistiques municipales à cette Chambre, Cette lettre déclarait en même temps que ces statistiques étaient incomplètes, grâce à la négligence de certains secrétaires-trésoriers de municipalité de se conformer à la loi.

Après délibération, la résolution suivante, proposée par M. Parizeau, M. P.P., appuyée par M. G. Boivin, fut adoptée à l'unanimité :—

Exportation du Fromage.

Officiers pour

T xes Provinciales.

Taxes Provinuciales,

‘ Considérant que cette Chambre s'occupe actuellement du meilleur mode de taxes à établir dans cette province ;

+ Considérant que l'honorable Trésorier de la province a déjà consulté cette chambre ainsi que d’autres institutions sur cette matière importante ;

‘ Considérant que pour faire cette étude avec profit, il est nécessaire de posséder la statistique de la valeur imposable dans cette province ;

‘ Considérart que cette statistique a été demandée par cette Chambre, le 19 mai dernier, et que cette de: ande a été référée le 21 du même mois à l'honorable Secrétaire de cette Province ;

‘* Considérant la lettre de l'assistant Secrétaire en date du 2 juin, informant cette Chambre de l'envoi des rapports municipaux ;

‘ Considérant qu'il est admis, dans la lettre ci-haut, que ces rapports ne sont pas complets, vu qu'un grand nombre de secrétaires-trésoriers de municipalités négligent de transmettre leur rapport officiel exigé chaque année ;

‘ Considérant que cette négligence est préjudiciable aux intérêts de cette province,

Résolu : —Que cette Chambre prie respectueusement l'honorable Trésorier Provincial d'appliquer, dans toute sa sévérité, la loi exigeant des secrétairestrésoriers de municipalité les statistiques et rapports concernant leur municipalité respective, et ce dans l'intérêt du commerce de cette province et de la bonne administration des affaires provinciales.”

Le 27 septembre dernier, l'honorable Trésorier informa le conseil de cette Chambre que le comité législatif sur les taxes devait se réunir bientôt pour demander des opinions sur un mode d'impôts convenable pour cette province.

Le 29 septembre, un comité composé du Président et de MM. Laporte, Geoffrion, Aumond, Boivin et du Secrétaire, fut chargé de s'entendre avec une commission qui serait choisie par le ‘ Board of Trade” pour faire l'étude de la loi des taxes provinciales, et préparer un rapport conjoint pour le soumettre au gouvernement provincial.

Le 20 octobre, le comité conjoint de la Chambre de Commerce et du *‘ Board of Trade,” après avoir mûrement délibéré sur cette question, proposa la résolution suivante à l'approbation de cette Chambre :

Résolu :--Que ce comité considère les taxes provinciales de 1892, telles que perçues aujourd’hui des classes commerciales dans cette province, comme onéreuses et excessives et recommande que ces taxes soient abolies et que, pour les remplacer, qu'un impôt de un millième soit perçu sur la propriété imposable, la base d'évaluation devant être les rôles dévaluation des c:tés et des municipalités, et que les dits impôts soient perçus par les officiers autorisés des dites cités et municipalités ;

‘4 Que le comité recommande de plus qu'il soit fait dans les dépenses des réductions suffisantes pour permettre au revenu produit par le dit impôt de un millième dans la piastre de faire face aux besoins extraordinaires actuels du gouvernement ;

‘6 Que ce comité es. sérieusement d'opinion que, vu la condition financière de cette province, toutes les exemptions de taxes devraient être abolies le plus tôt

possible ;

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“Et ce comité recommande respectueusement que cette recommandation Taxes Provinsoit prise en sérieuse considération par le gouvernement.

Cette résolution fut unanimement confirmée séance tenante. Le 21 elle était transmise par M. J. D. Rolland, le président du comité conjoint, à l’honorable Trésorier provincial au bureau du gouvernement.

Le 27 du même mois, le comité chargé de s'occuper de cette question de taxes, fut continué dans ses fonctions et autorisé à surveiller à la prochaine cession de la législature les projets de loi sur cette matière.

Le 3 mars 1893, les deux résolutions suivantes furent adoptées :

Proposé par M. Boivin, appuyé par M. Gaucher :

Résolu :—-Que cette Chambre considérant qu'il est utile que la cité de Mont- Représentaréal soit représentée dans la Commission du Havre par un des membres du con- Commission seil de ville, actuellement en office, et, pour éviter, à l’avenir, des conflits possi- FR bles résultant du fait qu'un ex-membre du conseil de ville continuerait de rester membre de la Commission du Havre, après l'expiration de son mandat, suggère respectueusement au conseil de ville de Montréal de demander au parlement fédéral que l'Act 37 Vict., ch. 31 des Statuts du Canada, soit amendé de manière que le maire de Montréal, soit ex-officio membre de la Commission du Havre pendant la durée de son mandat.

Proposé par M. Contant, appuyé par M. Geoffrion :

‘ Que l’Acte 37 Vict., ch. 31 des Statuts du Canada soit amendé par le parlement fédéral, de manière que la Chambre de Commerce du district de Montréal soit représentée par son président dans la Commission du Havre au même titre que le “ Board of Trade ” et la Hall aux Blés de cette ville et que cette résolution soit adressée au Ministre du commerce à Ottawa.”

Quelques jours après, l'honorable Alphonse Desjardins, Sénateur, et l'honorable J. J. Curran informaient le président que le vœu de la Chambre de Commerce avait été soumis aux ministres fédéraux.

Durant la dernière session du parlement fédéral, sur l'initiative de l'honorable J. A. Ouimet, Ministre des Travaux Publics, de l'honorable J. J. Curran, Solliciteur Général, la composition de la Commission du Havre fut modifiée par le parlement fédéral par le Statut 36 Vict., ch. 21, de telle manière que cette Cham. bre de Commerce fut représentée par un de ses membres dans la dite commission.

Le 7 août 1893, en conformité aux dispositions de la loi précitées, la Chambre de Commerce fit, à l'unanimité, le choix de M. L. E. Morin, son président; pour la représenter dans la Commission du Havre de Montréal.

A la suggestion de M. Rolland, et sur la proposition de MM. Contant et Langlois, le 27 mars 1893, il fut résolu qu'une lettre soit adressée à l'honorable Ministre des Postes lui demandant que la malle du Nord, depuis Saint-Jérome jusqu'à Sainte-Agathe, soit expédiée 7/4 le chemin de fer Canadien du Pacifique, afin de rendre plus facile et plus prompte la correspondance des marchands des localités situées sur le parcours de ce chemin, avec les grands centres de com-

merce.

Le gouvernement fédéral a fait droit à cette demande.

A la suite de plusieurs entrevues avec des producteurs et des manufacturiers de tabac canadien, un comité composé de MM. Parizeau, M. PP., Boivin et du

| Tarification Secrétaire fut chargé de faire une étude spéciale sur la question de la tarification des tabacs.

Le 30 juin, ce comité fit son rapport comme suit :

‘“ Attendu que l'intelligence et le travail des cultivateurs du Canada peuvent dans la production de leurs tabacs, pourvu qu'ils soient appuyés par une législation pratique et exempte d'exclusivisme, fournir au marché des qualités de tabac égales aux qualités des beurres et des fromages qui ont placé notre pays au premier rang des pays producteurs, ainsi qu'il vient d’être démontré à l'exposition internationale de Chicago, il soit résolu :

1? D'imposer sur les tabacs importés de l'étranger un droit unique et suffisant, à leur entrée dans le pays, pour favoriser généralement la culture et la préparation des tabacs indigènes ;

2% De dispenser tous les tabacs importés dans le pays, et ayant payé les droits de douane, ainsi que tous les tabacs indigènes destinés à la consommalocale, des charges et des procédures de l'accise.”

Ce rapport fut adopté à l'unanimité et une copie en a été adressée au gouvernement fédéral.

Livralsontdés Les compagnies de chemin de fer s'étant départies de l'usage de compren-

Marchandises... qans leurs charges de fret le coût des livraisons aux magasins, ce qui occasionnait beaucoup de troubles inutiles aux consignataires de marchandises, le conseil de cette Chambre, sur la proposition de MM. Geoffrion et Catelli, adopta la résolution suivante le 3 mars 1893 :

Résoiu :-—-Que les compagnies du Grand Tronc et du Pacifique, ainsi que les autres compagnies de transport soient prices de revenir à l’ancien usage qui consistait à inclure dans le coût du fret les frais de livraison aux consignataires.

Et oo A la séance du conseil du 10 Novembre 1893, M. Rolland attira l'attention théqués, des membres sur une anomalie dans le code de procédure au sujet d'une insufi- /À sance de la loi qui, dans les cas de vente par le Shérif des propriétés hypothéquées, ne protège pas au moins la première hypothèque, lorsqu'il arrive que l'adjudication qui constitue un titre définitif à l'acquéreur ne s'élève pas au chiffre du capital représenté par cette première hypothèque. Sur cette proposition, le conseil se constitua en comité général avec pouvoir d’adjoindre des légistes membres de cette Chambre pour étudier la question. REÇSNre Le 10 mars 1893, le conseil de la Chambre recevait une circulaire du Procureur Général de la Province demandant des opinions au sujet d'une refonte du code de procédure civile. Un comité composé de plusieurs membres fut chargé d'étudier la procédure relative aux cessions de biens et à la distribution des deniers réalisés par les curateurs sur la vente des biens des débiteurs, ce comité devant faire rapport au rer mai.

HOSRERE Le 1er décembre, le conseil reçut un projet d'amendements à la loi actuelle des liquidations des faillites, amendements proposés par la Chambre de Québec. Le =2 décembre, sur la proposition de M. H. Laporte, la résolution suivante a été adoptée :

Résolu : Qu'une loi de faillite applicable à tout le Canada est devenue d'urgence, vu le défaut d’uniformité des lois des différentes provinces sur cette matière, défaut qui, dans la plupart des cas de faillite, est la cause que les créan-

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Le 11 décembre, la Chambre en assemblée générale avait pris communication d'un projet proposé par M. Desjardins, M. P.P., ayant pour objet de faire choisir le liquidateur à un faillite dans le district judiciaire où réside le failli. La Chambre se déclara carrément contre ce projet que son auteur, du reste, eut le bon sens de retirer à temps.

Le 6 novembre 1893, la proposition suivante de M. D. Parizeau, M. PP. et J. Contant fut votée :

‘Que le président de cette Chambre soit prié de se rendre auprès de l’honorable J. A. Ouimet, Ministre des Travaux Publics du Canada, pour le prier de bien vouloir insister auprès de ses collègues du parlement fédéral pour en obtenir la nomination sans retard d’un percepteur de douanes à Montréal ;

‘Que dans l'opinion de cette Chambre, il convient que cet officier soit choisi parmi ses membres ;

Que cette Chambre croit devoir recommander avec instance la personne de Guillaume Boivin, Ecr., pour remplir la charge de percepteur des douanes à Montréal, et ce pour l'avantage du commerce en général.”

La correspondance échangée sur cette matière indique que la question n’a pas encore reçue de solution de la part des ministres fédéraux.

Un comité spécial a été choisi pour étudier la meilleure méthode pour favoriser l'exportation du foin du Canada dans les pays étrangers, surtout sur les marchés européens.

Ce comité est encore à l'œuvre. Néanmoins le 7 juillet, en assemblée générale, M. H. Labelle, inspecteur officiel des grains à Montréal, soumit qu'il était opportun pour l'utilité du commerce des foins et leur exportation d'établir un étalon de qualité qui serait le suivant :

‘* Le mil No. 1 sera du mil ne contenant pas plus de 13 de trèfle, ou autres herbes, bonne couleur, bien séché ;

‘Le mil No. 2 sera du mil ne contenant pas plus de !; de trèfle, ou autres herbes, bonne couleur, bien séché ;

‘* Le foin No. 3 sera du foin contenant au moins 30 de mil, et le reste de trèfle, ou autres herbes, couleur moyenne bien séché ;

‘“ Le trèfle No. 1 sera du trèfle ne contenant pas plus de !{ de mil, ou autres herbes, bonne couleur, bien séché ;

‘Le trèfle No. 2 sera du trèfle ne contenant pas plus de !{ de mil, ou autres herbes, couleur moyenne, bien séché ;

‘ Déclassé : Toutes sortes de foin mal séché, taché ou mal conditionné.”

Sur la proposition de M. Rolland, la classification qui précède fut acceptée à l'unanimité pour valoir autant que pourra jusqu'à confirmation par le parlement du Canada.

La Chambre vota des remerciements à M. Labelle pour le travail qu'il s'était imposé.

Le 20 mars 1893, la résolution suivante a été unanimement adoptée sur la proposition de M. C. H. Catelli, appuyé par M. H. Laporte :

‘Que cette Chambre est d'opinion qu'il serait avantageux pour le commerce

Percepteur de la Douaue.

Exportation du Foin,

Chemin de Fer de Ceintu-

de la ville de Montréal et du district environnant que permission soit accordée à re:

Chemin de Fer de Ceinture.

Compagnie d'Assurance.

Le Port de Prescott,

la ‘ Compagnie du chemin de fer de ceinture de l'Ile de Montréal ” par les conseils municipaux de la cité de Montréal, de Sainte-Cunégonde, de Saint-Henri, de Lachine, de Maisonneuve et de toutes les autres municipalités situées sur la frontière de l’Ile de Montréal, d'entrer dans les limites de chacune des dites municipalités pour y construire, entretenir et exploiter un chemin de fer, aux termes de la charte accordée à la dite compagnie par la législature provinciale, le 29 Février ;

‘Que cette Chambre, en vue des avantages mutuels qui découleraient de communications plus rapides et plus faciles avec la cité de Montréal, croit devoir recommander respectueusement aux conseils municipaux des localités ci-haut mentionnées de donner la plus sérieuse considération à cette matière et d'accorder la permission demandée.”

Le 3 novembre 1893, la Chambre de Commerce reçut une demande de la part des promoteurs de la ‘‘ Compagnie d'Assurance des Marchands ” d'appuyer leur projet et, sur proposition de M. Geoffrion, il fut unanimement résolu :—

‘Que cette Chambre pourrait difficilement donner son patronage à une compagnie d'assurance dont elle n'aurait pas le contrôle, mais, c’est avec plaisir qu'elle voit l’organisation de la ‘* Compagnie d'Assurance des Marchands ” qui aura pour résultat de favoriser les intérêts commerciaux de notre ville en diminuant les taux d'assurance et en conservant au milieu de nous des capitaux qui aujourd’hui s'en vont à l'étranger.”

Le 1er décembre 1893, un document fut déposé devant le Conseil au sujet d'un projet de fonder une compagnie de transport et d'élévateurs à Prescott, Ont., dont l'objet serait d'établir une concurrence propre à détruire les monopoles qui existent ou qui sont en voie de s'établir dans le transport des marchandises.

Après quelques explications du président, la proposition suivante fut unanimement adoptée :—

‘‘ Attendu que cette Chambre est d'opinion que le port de Prescott, Ont., offre des avantages très grands :--1 © Parce qu'il est situé au pied de la navigation des grands lacs avec le fleuve Saint-Laurent ; 2° Parce qu'il est en communication facile avec le port de Montréal en toutes saisons par voie ferrée ou par eau ; 3° Parce que ce port est un point de jonction des grandes compagnies des chemins de fer du Canada qui conduisent vers l'océan par l'intermédiaire du port de Montréal, les produits des territoires de l'ouest du Canada, Résolu : Que cette chambre est d'opinion qu'il est à propos, dans l'intérêt du commerce intérieur et extérieur du Canada de favoriser la création d'une compagnie dont l’objet serait de construire, équiper et conduire un entrepôt de grains avec de grandes facilités d’élévation et de transbordement des produits, dans ou près de la ville de Prescott, Ont., et de faciliter ainsi l’entreposage des grains en transit entre les ports des grands lacs et les navires océaniques,”

A l'assemblée du 3 mai 1893, M. Geoffrion attira l'attention de la Chambre sur le rejet, par les inspecteurs américains, d’articles d'alimentation, d’un lot de thé de rebut qui, suivant l’avis qu'il avait reçu, prendrait probablement la route du Canada ; et sur la proposition de MM. Haynes et Parizeau, le secrétaire reçut instruction d'attirer l'attention du gouvernement fédéral sur le fait qu'une quantité considérable de thés inférieurs rejetés par les inspecteurs américains

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Le 12 mai 1893, ie conseil prit connaissance d’une communication de M, Retiopuarec Legat au sujet des relations commerciales du Canada et de la Belgique. A ce propos, M. Rolland fit remarquer que, crncernant ces relations, le consul de Belgique déployait un zèle des plus louables et qui portera bientôt des fruits abondants.

Le 3 avril 1893, M. Geo. W. Stephens, M.P.P., adressa au conseil un pro- pre jet de requête au lieutenant gouverneur de cette province pour demander la id nomination d’une commission royale qui serait chargée de s’enquérir de tous les détails de l'administration de la cité de Montréal, sur le motif de malversation. Ce document n'étant pas étayé de faits spécifiques pour justifier une initiative de la part de cette Chambre, resta sur la table d’après le vœu des membres. Une proposition de s'occuper de cette question n’a pas eue de suite, la rermeture à | Chambre s’en tenant à l'opinion qu’elle avait déjà exprimée sur cette matière, à P°9ne heure, savoir : qu’il n'était pas opportun d'intervenir. Le 2 juin 1893, la Chambre de Commerce s’est adressée À la commission A | d'hygiène de la province pour lui demander de permettre au comité de santé de | Montréal d'étendre sa juridiction jusque dans le port, au cas d'épidémie. Les circonstances l’exigeant, la commission d'hygiène fera droit à cette demande. Au 19 mai 1893, le conseil de ville de Montréal n'ayant pas encore pris de décision au sujet du permis demandé par la Compagnie de Téléphone des Marchands de poser ses poteaux dans les rues de Montréal, cette Chambre crût devoir insister auprès des autorités municipales pour en obtenir une prompte décision. Depuis cette époque les citoyens ont constaté que la nouvelle compagnie de téléphone avait atteint son but.

Deux auditeurs et un trésorier ont été ajoutés à la liste des officiers de la Denveaux ! chambre. Les auditeurs sont MM. C. H. Catelli et J. B. A. Lanctôt. Dans le L moment, M. Catelli remplit les fonctions de trésorier. Dans le courant de l’année, M. L. E. Morin, fils, et J. O. Dupuis, ayant résigné comme membres du conseil, furent remplacés par MM. R. Gohier et J. H. Pellerin, Le 11 décembre, M. L. E. Morin, le président de cette Chambre, fit une Aer conférence très élaborée sur les origines et les développements du commerce finé: dans le monde. Cette conférence fut écoutée par un très nombreux auditoire réuni dans une des salles de l'édifice de la Société Saint-Jean-Baptiste qui, pour Î l'occasion, avait bien voulu donner l'hospitalité à cette Chambre, |

Le bureau de direction pour 1894, est ainsi constitué :—

Président, H. Laporte ; vice-président, J. D. Rolland.

Membres du Conseil. —Guillaume Boivin, L. E. Morin, sr., Alph. Aumond, 4 Joseph Contant, Alph. Racine, C. P. Chagnon, Joseph Fortier, Théodule Lefeb- 1 vre, L. E. Geoffrion, D. Parizeau, C. H. Catelli, Ans. Labrecque, l’honorable | Louis Tourville, Ovide Dufresne, jr., O. Faucher, L. J. Forget, Ubalde Garand,

Officiers pour

A bla a R. Préfontaine, Alfred Thibaudeau, Charles Langlois, Joseph Haynes, F. D. Shallow, Charles Desmarteau.

Arbitres du tribunal de commerce. MM. Alphonse Leclaire, Jacques Grenier; J. X. Perreault, honorable L. Tourville, J. C. Robert, Ovide Dufresne, fils, D. C. Brosseau, D. Parizeau, L. E. Morin, père, L. H. Hébert, J.S. Bousquet.

Farines et grains.—MM, F. X. Benoit, G. G. Gaucher, L. N. Hurtubise, J. P. Lebel, J. P. Daigle, Hospice Labelle.

Provisions, beurres et fromages.— MM. Emile Lavigne, J. A. Vaillancourt, J. B. Bourassa, N. F. Bedard, Thos. Gauthier, Stan. Demers, Daniel Hislop, Charles Langlois.

' Huiles et poissons.-—MM. L. E. Morin, sr., L. W. Telmosse, J. B. A. Martin, J. E. Quintal, L. E. Geoffrion, Eus. Tougas.

Produits chimiques. MM. J. Contant, S. Lachance, A. Robert, Dr J. Leduc, J. H. Nault.

Cuirs et peaux.— MM. S. O. Delorme, Guil. Boivin, J. B. A. Lanctôt, J. L. Pelletier, Z. Désormeau, J. H. Pellerin, H. Laurencelle.

Comité de la salle de réunions. —MM,. Alph. Aumond, C. H. Catelli, Joseph Haynes.

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ynes, F. D. Auditeurs. MM, C. H. Catelli, Joseph Contant. Trésorier. —M,. Charles Desmarteau.

acques Gre- Secrétaire. —M,. S. Coté.

le Dufresne, Les anciens présidents sont de droit membres honoraires du conseil. [ébert, J.S. M. L. E. Morin, sr., en sortant de charge, présenta une étude très appro- Musée om fondie des relations commerciales du Canada avec les pays étrangers et les . Hurtubise, moyens à prendre pour les réaliser. Il a aussi été l’initiateur du projet de fonder un musée commercial, projet qui sera bientôt réalisé par la Chambre de faillancourt, Commerce, pour peu que les autorités prêtent leurs concours. iniel Hislop, Le 13 avril, à la suite de négociations, la Chambre de Commerce a décidé Auot d'admettre tous les membres de l'Association des Entrepreneurs en bloc. Cette neurs. , B. A. Mar- dernière société tout en conservant ses droits et son existence, formera une section spéciale de la Chambre.

rt, Dr J. Le- Le 2 juin la Chambre de Commerce est entrée en possession de ses nouvelles salles, dans le magnifique édifice de la Banque du Peuple, où elle va enfin anctôt, J. L, avoir ses salles de lecture et de conférence. Enfin, guidée par des hommes qui ont travaillé à son progrès depuis sa itelli, Joseph fondation, la Chambre de Commerce du district de Montréal marche surement

vers la haute position qui lui appartient dans le monde commercial canadien.

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