ARTICLES DE COMMERCE
Commerce avec l'Europe.
Bois, métaux, goudron, graines (char bon de terre, suif à l'importation seulement)
Matières : laine, cire, plumes, etc. (soie, coton, chanvre, cuir, huiles, à l'importation seulement)
Objets manufacturés : tissus et fils .
Autres articles d'industrie, mercerie, quincaillerie, verrerie, etc
Comestibles
Boissons
Drogues
Epiceries
Bestiaux
Bêles de sommes
Tabacs en feuilles
Marchandises diverses
Or et argent monnayé
Noirs dans les colonies
Marchandises provenant de l'Inde . . .
Marchandises provenant des îles d'Ame
rique , . . . ,
Totaux pour l'Europe
Commerce avec l'Asie.
Inde et Chine ,
Imporlalion Exportation
Commerce avec l'Afrique.
Traites des noirs, lies de France et Bourbon
Colonies en Amérique.
Colonies françaises et pèches nationales Totaux
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Importation Exportation
' Ce nombre ne Bgore pas au total. Il représente une prise sur les galions d'Espagne.
1. Normandie avec Perche, Picardie avec Boulonnais, Champagne, Ile-de-France, Bourgogne avec Bresse et Bugey, Bourbonnais, Berry, Touraine, Poitou, Anjou, .Maine et Orléanais.
LE COMMERCE EXTERIEUR
de postes de douane où avaient lieu les constatations d'entrée et de sortie et dû les droits dits « la Foraine » étaient perçus. Elles avaient été unifiées par la réforme de Colbert et soumises aux tarifs généraux de 1664, de 1667 et autres. Dans l'intérieur de leur territoire les marchandises circulaient librement ou à peu près, quoique soumises à des péages. Toutefois les intendants avaient le droit, dans certains cas, d'interdire l'exportation des céréales hors de leur généralité.
Hors du territoire des Cinq grosses fermes étaient : 1° les Provinces réputées étrangères. Elles comprenaient, avons-nous dit déjà dans un autre chapitre, la moitié méridionale de la France, la Bretagne, la Franche-Comté, l'Artois et la Flandre (moins Dunkerque) : 2" les Provinces à l'instar de l'étranger efTectif, à savoir Marseille, Bayonne et Labourd, Gex, Lorraine et Alsace, Trois Evêchés, Dunkerque.
Les Provinces réputées étrangères n'étaient pas assujetties au tarif de 1664 ; mais elles l'étaient en partie au tarif de 1667 et à celui de 1671 pour la Flandre. Elles avaient conservé la plus grande partie de leurs péages, taxes et douanes intérieures qui gênaient la circulation. Les marchandises qu'elles importaient dans la région des Cinq grosses fermes et celles qu'elles en tiraient payaient les droits d'entrée et de sortie aux bureaux des Cinq grosses fermes. Le Dauphiné, enfermé entre les douanes du Lyonnais et la crête des Alpes, était une des provinces qui souffraient le plus de ce régime de séparation. L'intendant du Languedoc a eu jusqu'en 1756 le droit d'interdire d'une manière générale l'exportation des laines, parce qu'elles étaient réservées aux fabriques de la province ; il avait cependant le droit d'accorder des licences d'exportation à certains particuliers.
Les Provinces d'étranger effectif formaient le troisième groupe qui commerçait librement avec l'étranger, mais qui ne pouvait faire entrer ses marchandises dans les autres provinces du royaume qu'en payant les droits du tarif général. Ce groupe ne faisait pas partie de l'administration des fermes générales ; Arnould, qui a essayé de le comprendre dans les totaux de la balance du commerce, avoue que les chiffres qu'il lui attribue sont hypothétiques.
Ce régime était très défectueux. Trudaine avait été, sous le règne de Louis XV, un des premiers à songer à le modifier. Necker y songea aussi. « Une vérité qu'on ne saurait mettre en doute, écrivait-il ', c'est que la séparation de quelques provinces du lien politique et des lois de commerce qui doivent unir toutes les parties du royaume est absolument contraire aux intérêts de l'Etat. Toute cette constitution est monstrueuse aux yeux de la raison ; il est évident que les droits d'entrée et de sortie devraient être semblables dans toute l'étendue du royaume... On demandera comment, sous l'autorité d'une légis-