‹ Histoire du commerce de la France (volume 2)Chapitre 23 sur 175 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

LA GAULE PREROMAINE.

SoMMAiKE. — Configuration géographique de la Gaule (3). — Les Gaulois (o). —L'âge (le la pierre (0). — L'emploi des métaux (7). — Les monnaies (7). — Les Phéniciens et les Grecs (7). — Les places de commerce au commencement du v* siècle avant l'ère chrétienne (9). — La Province romaine i9).

Cun/igiiralion géographique de la Gaule. — « Toute la Cellitiue est arrosée par des fleuves qui descendent, les unsdes Alpes, les autres de la Geminène et de la Pyrènè, et qui se jettent, les premiers dans l'Océan, les autres dans notre mer. Les endroits qu'ils traversent sont en général des plaines ou dps terrains dont la pente ménage aux eaux un cours favorable à la navigation. Puis, ces cours d'eau se trouvent entre eux dans un si heureux rapport qu'on passe aisément d'une mer dans l'autre, en charriant les marchandises sur un court espace et avec facilité, puisque c'est par des plaines ; mais, le plus souvent, c'est bien la voie des fleuves que l'on suit, soit en montant, soit en descendant. Le Rhodan, à cet égard, présente quelque avantage ; car il reçoit un grand nombre d'affluents ; il se rattache à notre mer qui est bien autrement importante {jue la Mer extérieure, et il traverse la partie la plus fertile de ce pays. Toute la Narbonitide, en eff'et, produit les mêmes fruits que l'Italie ; si au contraire l'on avance vers les Ourses et vers le mont Cemmène, l'olivier et le figuier font défaut, la terre n'est plus propice à ces plantes, mais les autres y viennent bien ; encore, si l'on avance davantage, la vigne ne réussit-elle plus aisément. Tout le reste du pays produit en abondance du blé, du millet, du gland et du bétail de toute espèce, n^uUe part le sol n'y étant inactif, si ce n'est dans les endroits où des marais et des bois empêchent toute culture. »

Dans un autre passage : « Après avoir remonté l'Aude un peu audessus de Narbonne,les marchands, par un chemin de sept à huit cents stades, gagnaient la Garonne; ce dernier fleuve les portait jusqu'à l'Océan *. »

Telle est la description que Strabon fait de la Gaule au deuxième

1. Les Massilioles préféraient quelquefois celle voie à celle du HhOne-Saùnc el de lu Loire ou de la Seine pour gagner l'Océan.

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