‹ Histoire du commerce de la France (volume 2)Chapitre 39 sur 175 · LE COMMERCE UUIUNT LA PERIODE FRANQUE · texte numérisé non relu

LE COMMERCE UUIUNT LA PERIODE FRANQUE

monnaie que dans la fabrique du palais impérial et dans celles de Quintowich et de Rouen sa succursale, dans celles de Reims, de Paris, dOrléans, de Châlons-sur-Marne, de Melle et de Narbonne. Il fixa à 1 pour 12 le rapport de l'or à l'argent et confia aux comtes l'administration des monnaies. Cet édit fut-il exécuté ? Des archéologues ont constaté des frappes dans treize villes de la Gaule sous Pépin, dans quarante sept sous Charlemagne, dans quarante sous Louis le Débonnaire ; on en a trouvé cent dix-huit sous Charles le Chauve. La fabrication de la monnaie pouvait se faire aisément en tout lieu ; il suffisait d'avoir, outre le métal, une enclume, un marteau et un coin. La frappe était d'ailleurs généralement grossière et la forme des pièces était peu régulière. Il circulait toujours beaucoup de pièces de mauvais aloi.

Sous les derniers Carlovingiens les comtes et les églises reçurent ou s'arrogèrent le droit de battre monnaie d'abord comme concessionnaires de la royauté, ensuite en conséquence de leur propre souveraineté (plus toutefois en Allemagne qu'en France), la fabrication entrant ad dominium et potestatem comitis. On voit aussi les rois concéder, en même temps que des foires avec leurs tonlieux, le droit de battre monnaie, la monnaie étant un instrument nécessaire pour le commerce en foire. Dès la seconde moitié du x® siècle des comtes commencèrent à mettre leur nom au lieu de celui du roi sur leurs monnaies.

D'ailleurs, si la monnaie d'or n'existait plus, la monnaie d'argent elle-même était rare à cette époque et les textes nous apprennent que les échanges se faisaient très souvent en nature ; on payait en chevaux, en bestiaux, en vêtements, en armes et aussi en lingots d'or et d'argent.

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