‹ Histoire du commerce de la FranceChapitre 170 sur 266 · II avait été de plus de 20 millions en · texte numérisé non relu

II avait été de plus de 20 millions en

2. En 1908 la France a figuré pour 8 millions 1/2 de tonnes débarquées ou embarquées ; le pavillon étranger pour 9 millions 1/2. La France a édbarqué 349 millions de marchandises et embarqué 208 millions 1/2 ; le pavillon étranger a débarqué 192 millions de marchandises et embarqué 192 millions 1/2.

Les étrangers qui occupent les premiers rangs en 1907 sont l'Angleterre (3 millions 1/2 de tonnes à l'entrée), l'Allemagne (1.271.000 tonnes). En troisième lieu viennent la Norvège avec 237.000 tonnes et le Japon avec 148.000.

Dans quelques colonies ou protectorats le pavillon étranger l'emportait en 1908 sur le pavillon français : en Indo-Chine (596.000 tonnes à l'entrée pour la France. 1.374.000 pour l'étranger); à la Guadeloupe (128.000 pour la France, 192.000 pour l'étranger) ;à la Martinique (165.000 pour la France, 193.000 pour l'étranger); de même en Nouvelle- Calédonie et dans les Etablissements de J'Océanie, dans la Guinée française (150.000 pour la France, 419.000 pour l'étranger), au Congo (56 000 et 145.000). Au contraire, à Madagascar, la France (1.304.000 tonnes) a une grande supériorité sur l'étranger s 15.200 tonnes).

Sous le rapport delà valeur des marchandises la France a importé aux colonies 349 millions de francs et exporté 208 millions, tandis que le pavillon étranger importait 192 millions et en exportait 292.

Le tableau d'ensemble du commerce. — Non seulement le domaine colonial de la France s'est considérablement étendu pendant la troisième République, mais le commerce de ces possessions, commerce spécial avec la France et commerce général avec tous les pays, a aussi considérablement augmenté. Les deux tableaux suivants en fournissent la preuve1.

Le premier tableau présente à quatre dates2 le commerce total de l'Algérie et des colonies et protectorats. Pour les deux années 1869 et 1882, les chiffres des colonies ne doivent être considérés que comme approximatifs, les documents étant souvent incomplets et ne concordant pas les uns avec les autres ; néanmoins ils suffisent pour faire juger de l'étendue du progrès et, depuis 1891 surtout, de sa rapidité.

En effet, ces colonies présentent un tolal de 264 millions 1/2 la dernière année de l'Empire, de 300 en 1882, époque où le gouvernement républicain a inauguré la politique coloniale, de 533 millions en 1891 et de 1.023 millions en 1908. Il avait peu augmenté de 1884 à 1895 ; mais il a doublé dans le cours des quinze dernières années. Toutes les colonies n'ont pas participé à ce mouvement progressif. Les vieilles colonies sucrières ont perdu, mais Madagascar et l'Indo-Chineont beaucoup gagné.

Même progrès pour l'Algérie à laquelle, depuis 1882, nous adjoignons la Tunisie : 285 millions en 1869, 463 en 1882, 577 en 1891, 1.023 millions en 1908.

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